SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1914-1945: Menace et repliement

 La politique extérieure

 
 

La politique extérieure devint effectivement, au XXe siècle, un élément constitutif de l’Etat suisse. Il n’en a pas toujours été ainsi. 

En 1912, considérant la situation tendue qui régnait en Europe, Le Conseil fédéral envisagea même l’idée d’une alliance avec l’un des futurs belligérants au cas où la durée du conflit mettrait en péril l’approvisionnement du pays. Certes, en 1914, le gouvernement proclama solennellement sa neutralité, mais, à en juger par certains épisodes des années de guerre, ce sentiment de neutralité n’était pas aussi solide que l’attitude officielle voulait le faire croire. 

Les difficultés des relations extérieures furent essentiellement économiques. Les problèmes d’approvisionnement du pays obligèrent le gouvernement à céder aux exigences économiques des puissances étrangères. En outre, un fossé se creusa entre les Alémaniques et les Romands, les uns prenant parti pour l’Allemagne, les autres pour la France ; ce qui contribua à enliser la Suisse dans le marais de la propagande de guerre. Cette fracture interne rendait une politique étrangère active peu réalisable. 

Après la guerre, la Société des Nations fut repoussée par les socialistes et les conservateurs germanophiles ; mais le peuple suisse confirme l’adhésion à la SDN lors du référendum du 16 mai 1920. Par la Déclaration de Londres, on accordait à la Suisse une réserve de neutralité, notamment dans le cas des sanctions militaires décidées par la Ligue. Cette politique de « neutralité différentielle » échouera cependant lors des sanctions économiques décrétées contre l’Italie à la suite du conflit éthiopien, de telle sorte que le Conseil fédéral revient en 1938 à une neutralité complète, dite « intégrale ».

Les relations avec la France, après la Première Guerre mondiale, sont marquées par divers conflits et des problèmes commerciaux pesant lourdement durant tout l’entre-deux-guerres sur les relations franco-suisses.

Dès l’ouverture des hostilités en 1939, le scénario de la Première Guerre mondiale se répète. A la solennelle déclaration de neutralité répondent les concessions accordées sous les pressions politiques ou économiques. Cette ambiguïté de nos relations extérieures ne sera pas levée par une volonté politique propre, mais par la victoire des Alliés.

Un complexe xénophobe de petit Etat se mêle à la fierté de posséder un commerce extérieur solide et une situation financière forte. Giuseppe Motta (Conservateur-catholique), responsable de la politique étrangère jusqu’en 1940 (il était conseiller fédéral depuis 1911), cru d’ailleurs bon d’adopter une attitude anti-soviétique active. Le successeur de Motta, le vaudois Marcel Pilez-Golaz, eut une attitude confuse envers le fascisme. Il deviendra un bouc-émissaire, ce qui fait oublier que de larges milieux ont soutenu sa politique.

Les pays coloniaux et semi-coloniaux, le tiers monde actuel, ne jouaient qu’un rôle minime dans les préoccupations de la politique étrangère ; ce qui est d’autant plus surprenant que le commerce avec ces régions revêtait une importance non négligeable.

C’est à Max Huber que l’on doit en partie la politique d’arbitrage de la Suisse. C’est là un des éléments de la tradition des bons offices qui a donné à la Suisse une certaine considération dans les affaires internationales. Cette activité médiatrice ne pouvait, en principe, n’avoir d’effets positifs que dans les cas bénins et non lors de conflits majeurs. Durant la guerre, le rôle de la Suisse c’est donc généralement borné à la représentation des intérêts étrangers (25 Etats durant la Première Guerre et 43 durant la Seconde, ont confié cette mission à la Suisse).

L’aide humanitaire a aussi été conçue comme une conséquence de la neutralité. Mais ce bilan positif ne doit cependant pas faire oublier les faiblesses de l’attitude humanitaire helvétique, en particulier la politique d’accueil très restrictive pratiquée à l’égard des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale. Le « bateau de sauvetage » aurait soi-disant été plein…

     

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