SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1848-1914: La Suisse des Radicaux

 Au cap du XXe siècle: 1891-1914

 
 

La deuxième phase de l’Etat fédéral s’était jouée principalement sur la scène intérieure et parfois avec une tutelle  encombrante de l’étranger. La troisième reflète des influences extérieures, à la fois profondes et plus diversifiées, préparant à la Suisse une place plus exposée dans le concert international. Concrétisée par des politiques nationales d’expansion et une concurrence accrue des économies, la vigueur des impérialismes fait sauter la cloison existant entre la politique intérieure et les affaires étrangères. Si les Suisses recherchent une démocratie plus équitable et plus responsable, c’est à la fois pour apaiser les luttes sociales et faire face à un environnement extérieur de plus en plus menaçant, en dépit des efforts déployés en faveur de la paix. La société issue du second XIXe a atteint sa maturité. Reposant sur la mobilité des hommes, elle accentue encore les différences sociales, opposant la richesse à la pauvreté, l’argent et le savoir au travail industriel. Les rapports humains changent. Mais la Première Guerre mondiale casse l’élan et déplace la césure séculaire de 1900 à1914, en bouleversant les projections optimistes de la « Belle Époque ».

Les deux décennies qui débouchent sur la crise de 1914 apparaissent comme une phase de transition, à la fois en politique intérieure et dans les rapports avec l’étranger. Des coalitions instables se forment non seulement entre les partis ou les groupes sociaux, mais également autour de mouvements d’opinion momentanément polarisés. La politique extérieure est marquée par une réduction de la marge d’autonomie du pays, désavantage compensé par la recherche d’accès directs à la communauté internationale en développement. Même si les Suisses ne sont pas d’accord sur le meilleur type de démocratie, les moyens de faire vivre l’Etat fédéral s’accroissent régulièrement sous l’empire de besoins nouveaux. L’Europe, puis le monde étaient entrés à partir des années 1890 dans l’ère des impérialismes. La Suisse se trouva obligée à une neutralité plus vigilante et à des restrictions du droit d’asile.

La volonté de réunir les Etats civilisés dans une communauté juridique unique, afin de faire triompher le droit et la raison sur l’arbitraire et la force, constitue un des aspects des relations internationales durant la seconde moitié du XIXe. La Suisse y prit une part active en accueillant le siège des organisations et en leur fournissant des dirigeants. L’opinion internationale reconnaissait les efforts accomplis en Suisse, témoin l’octroi de trois prix Nobel de la paix dans la première décennie du nouveau siècle, dont l’un en 1901 à Henry Dunant (1828-1910), inspirateur de la Croix-Rouge. Toutefois, ce pacifisme perdit du terrain dans l’opinion publique au fur et à mesure que les crises placèrent sur les épaules des grandes puissances la responsabilité d’un conflit généralisé.

Henry Dunant, Prix Nobel

Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, vit depuis près de trente ans à Heiden, en Appenzell. Le 10 décembre 1901, il reçoit le prix Nobel de la paix qui doit récompenser celui qui aura "agi le plus ou le mieux pour la fraternité des peuples, pour la suppression ou la diminution des armées permanentes et pour la constitution ou la propagation des congrès de la paix". Fondateur de la Croix-Rouge, initiateur des conventions de Genève, Henry Dunant est honoré pour son oeuvre qui reçoit désormais une consécration universelle.

1902: deux Suisses reçoivent le prix Nobel de la paix

En 1902, pour la deuxième année consécutive, le prix Nobel de la paix est attribué à des citoyens suisses. Il s'agit d'Elie Ducommun et d'Albert Gobat. Si Elie Ducommun est bien connu comme secrétaire du Bureau international de la paix, Charles Albert Gobat, né à Tramelan en 1843, a été conseiller d'Etat chargé du Département de l'instruction publique du canton de Berne, puis il a dirigé le bureau de l'Union interparlementaire pour l'arbitrage. L'attribution du prix Nobel est un hommage que la communauté internationale rend au travail effectué par des Suisses en faveur de la paix internationale.

     

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