SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1848-1914: La Suisse des Radicaux

 Divers événements

 
 

La luge: sport alpin

Le premier sport de neige développé dans les Alpes suisses n'était pas le ski, mais la luge. Bien sûr on se servait de luges en tant que moyen de transport, mais les touristes prirent plaisir à organiser entre eux des parties de luge. La première épreuve internationale de luge se déroula à Klosters, le 12 février 1883. Des Anglais, des Canadiens, des Allemands et des Hollandais figuraient parmi les concurrents. Une piste artificielle de luge fut également établie à Saint-Moritz en 1884. Quant au ski, ce n'est que quelques années plus tard qu'il se répandit, venu de Norvège, sous l'influence du Glaronais Christof Iselin. Le ski alpin est donc une importation norvégienne.

La voiture à vapeur Brown

En 1886, Charles Brown, fondateur de la fabrique suisse de locomotives et de wagons, construit une automobile à vapeur comportant trois roues à rayons et une chaudière verticale. Cette voiture, actuellement exposée au Technorama de Winterthur, atteignait des performances remarquables pour l'époque, puisqu'elle concurrençait l'allure d'un cheval au trot. C'est le premier véhicule, toujours en état de marche, construit en Suisse si l'on excepte le tricycle de René Thury. Toutefois, durant les mêmes années un jeune Allemand, Rudolf Diesel, travaillait dans les ateliers des frères Sulzer à la fabrication du moteur à explosion.

La fin du Kulturkampf

Dans les années 1883-1885, la vague d'intolérance religieuse mêlée de combats politiques qui avait ravagé les cantons protestants sous le nom de Kulturkampf est pratiquement terminée. En effet, dans plusieurs cantons les dispositions hostiles au catholicisme romain favorisent des Églises catholiques nationales ou vieilles catholiques, toutefois l'inanité des efforts entrepris pour soutenir ces mouvements dissidents entraîne la fin des luttes religieuses. Désormais, les catholiques romains reprennent leur place dans la communauté nationale; peu à peu leurs églises leurs sont rendues. Quelques années encore et l'élection de Joseph Zemp au Conseil fédéral clôturera définitivement ce chapitre douloureux.

Modification de la carte des diocèses

Les articles d'exception interdisent toute modification des diocèses sans l'accord de la Confédération. Au Tessin, la situation est délicate. L'administration apostolique du Tessin ne tient plus à avoir, depuis 1859 déjà, de liens avec les diocèses de Côme et de Milan. Le Kulturkampf a empêché toute solution de compromis. En 1884, une détente apparaît; finalement, des négociations entre 1884 et 1886 aboutissent à la création au Tessin d'un vicariat apostolique rattaché au diocèse de Bâle, dont le titulaire devient évêque de Bâle et Lugano, le 16 mars 1888, malgré l'hostilité de certains radicaux tessinois.

La riscossa au Tessin

Depuis des décennies, le Tessin est agité par des conflits politiques aigus entre les conservateurs et les radicaux. A plusieurs reprises, le sang coula. En 1889, les élections au Grand Conseil donnèrent une large majorité aux conservateurs. Du coup, les radicaux provoquent la riscossa, ou révolution, et, le 11 septembre 1890, s'emparent du siège du gouvernement à Bellinzone. Un conseiller d'Etat tessinois fut tué et le chef du gouvernement arrêté. Du coup, le gouvernement fédéral décida d'intervenir et envoya des troupes au Tessin avec un commissaire fédéral pour administrer le canton. Résultat du dernier coup d'Etat dans un canton suisse: l'introduction au Tessin de la proportionnelle en 1891.

Musée national suisse

1890 est une date importante pour le futur Musée national suisse: c'est l'année au cours de laquelle les Chambres fédérales ratifient sa création. Il n'a pas encore de localisation déterminée; plusieurs villes comme Berne, Lucerne, Zurich ou Bâle souhaitent le voir installer chez elles. En revanche, c'est la fin d'un combat de dix ans pour décider s'il fallait ou non prévoir un tel musée. On se demandait qu'est-ce qu'un musée national? "C'est l'incarnation de la pensée nationale, c'est le grand livre d'images de l'histoire suisse", déclaraient les partisans du musée. Sa création déclencha une véritable bataille d'opinions dans la presse suisse.

Mort d'Henri Nestlé

Henri Nestlé (1814-1890) était chimiste de formation. Dans son usine de Vevey, il s'efforce de trouver un aliment pour nourrissons à base de lait, de sucre et de farine de blé. De plus, il souhaite pouvoir le produire de manière industrielle. C'est en 1867 que les premières boîtes de bouillie pour bébés portant le nom de Nestlé sont produites. Rapidement, ces produits alimentaires pour nourrissons recevront un accueil favorable, tant en Europe qu'en Amérique. Toutefois, Henri Nestlé se sépare de son entreprise en 1875 déjà.

Une conjoncture incertaine

Entre 1886 et 1890, la conjoncture se redresse légèrement. Toutefois, la tendance reste dépressive. L'agriculture perd plus de 10% de la population active; elle passe en effet à 37% de celle-ci. En revanche, les services croissent de 16%, alors que le secteur secondaire se taille la part du lion. On constate que la proportion des indépendants, petits commerçants et artisans, est tombée à 30% environ. Néanmoins, le textile reste l'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie.

Création d'un premier Parti socialiste

En 1888, le mouvement ouvrier, divisé en plusieurs associations et syndicats, réussit à créer un premier Parti socialiste, à la tête duquel fut désigné Albert Steck, Bernois. Ce Parti socialiste se situait à l'évidence à l'extrême gauche. Albert Steck (1843-1899) avait un programme simple: "Réaliser l'idéal de nos ancêtres confédérés: un seul peuple de frères". En fait, il prévoyait la nationalisation progressive des transports, de l'industrie, des arts et métiers et de l'agriculture. Il avait également dans son programme le droit au travail pour tous les citoyens, revendication qui sera reprise en 1918 parmi les points du Comité d'Olten.

Mort de Gottfried Keller

Gottfried Keller meurt le 15 juillet 1890. Il était né en 1819. Il apparaît comme le plus grand écrivain suisse alémanique de la seconde moitié du XIXe siècle. Ancré dans la société de son temps, Gottfried Keller peut être considéré comme un écrivain engagé, non seulement par sa profession, puisqu'il devint chancelier du canton de Zurich, mais par sa plume, puisque ses romans sont un tableau vivant de la Suisse à la fin du XIXe siècle. Dans son roman Martin Salander, on voit combien il s'inquiète de l'avenir du pays.

Création d'une université à Fribourg

En 1889, on crée une université catholique à Fribourg. Celle-ci sera dominée par les dominicains, qui, contrairement aux jésuites, ont pu rester en Suisse. Désormais, le centre intellectuel catholique en Suisse ne sera plus Lucerne, mais Fribourg, qui offre l'avantage d'être une ville bilingue et de pouvoir donc rayonner tant sur la Suisse alémanique que sur la Suisse romande. L'Université de Fribourg comptait une Faculté de droit, une Faculté des lettres ainsi qu'une Faculté de théologie, puis ultérieurement une Faculté des sciences.

Johann Rudolf Geigy

Geigy est un droguiste et chimiste qui s'intéresse au problème des colorants. Il devient chef de l'entreprise familiale en 1857 et s'efforce de produire du bleu ou du noir d'alumine et du violet de méthylène par exemple. Ce n'est qu'en 1890 qu'il abandonne totalement le commerce des couleurs pour la fabrication de colorants. L'entreprise Geigy devient alors une vraie multinationale.

Vers le tunnel du Simplon

Le percement du Gothard donne un coup de fouet au projet de percer un tunnel au Simplon. A dire vrai, le projet du Simplon était antérieur à celui du Gothard. Toutefois, diverses difficultés techniques et financières l'avaient retardé. Finalement, l'Italie et la Suisse, ainsi que des financiers des deux pays, s'assemblent pour relancer la ligne du Simplon. On regroupe les réseaux de chemin de fer Occidental et du Simplon pour créer en 1890, avec quelques lignes ferroviaires du plateau bernois, le Jura-Simplon. A noter qu'une bonne partie des capitaux était française, contrairement aux capitaux germaniques du Gothard.

1er mai 1890

Pour la première fois en Suisse, la Fête du travail est célébrée solennellement le 1er mai 1890. L'Internationale socialiste en 1889 l'avait suggéré; il fallait que les ouvriers descendent dans la rue le 1er mai. Bien entendu, ce jour n'étant pas férié, l'abandon de leur travail par les ouvriers était assimilé à un jour de grève; c'est dire que la participation au défilé du 1er Mai était fort mal vue par les employeurs.

Création de la Fondation Gottfried Keller

En 1890, un don de Lydia Welti Escher, la fille d'Alfred Escher, permet la création de la Fondation Gottfried Keller, qui consacrera ses ressources à l'acquisition d'œuvres d'art suisses qu'elle mettra en dépôt, tant au Musée national que dans les différents musées cantonaux. Lydia Welti Escher, épouse du fils du conseiller fédéral Emile Welti, avait, après une existence relativement malheureuse, légué son importante fortune pour cette fondation qui prit le nom du grand écrivain suisse alémanique.

Université de Lausanne

Depuis le XVIe siècle, il existait à Lausanne une Académie. Celle-ci fut transformée en 1891 en une université dotée de plusieurs facultés: droit, lettres, médecine, sciences. La date officielle de sa création est le 18 mai1891. La Suisse romande est désormais dotée de trois universités, celle de Neuchâtel conservant encore l'ancien titre d'Académie alors que celles de Genève, Fribourg et Lausanne ont été transformées en Universités.

Création d'Alusuisse

L'aluminium est un métal nouveau qu'on sait extraire de la bauxite depuis peu. Sous le Second Empire, l'aluminium vaut aussi cher que certains métaux précieux en raison de sa rareté. On a d'ailleurs besoin de beaucoup d'énergie pour pouvoir le fabriquer, ce qui explique que les premières usines d'aluminium s'installent près de cours d'eau. C'est ainsi qu'Alusuisse (AIAG au début) s'installe près des chutes du Rhin, dans l'usine Neuhausen, vers 1890. Dans les hauts-fourneaux d'électrolyse, on transformera l'alumine en gaz carbonique et en aluminium liquide. Le Genevois Gustave Naville (1848-1929), ingénieur électricien, produira dès 1888 les premières tonnes d'aluminium, près de Schaffhouse.

Premier conseiller national socialiste

En 1890, alors que la proportionnelle n'est toujours pas introduite sur le plan fédéral, pour la première fois, un conseiller national socialiste est élu: il s'agit de Vogelsanger. Toutefois, l'élection d'un député socialiste souligne plutôt la faiblesse du mouvement ouvrier en Suisse à la fin du XIXe siècle. En effet, l'aile gauche des radicaux démocrates continue à représenter la classe ouvrière. Il n'en va pas de même, par exemple, dans l'Allemagne de Bismarck, où la social-démocratie joue un rôle important à cette époque déjà.

Mort de François Boçion

Le peintre vaudois François Boçion (1828-1890) est un artiste dont les tableaux reflètent le charme du Léman. Ses teintes grises, roses ou bleues sont celles d'un artiste aussi profond que sensible. Parmi la peinture de paysages, qui fut fortement développée en Suisse à la fin du XIXe siècle à la suite des grands paysagistes tels qu'Alexandre Calame par exemple, François Boçion est l'un de ceux qui, avec une grande originalité, parviennent à séduire tout en comptant parmi les grands artistes de l'époque.

Le droit suisse en mouvement

En 1890, le droit suisse est loin d'être unifié, pour ne pas parler des codes de procédure pénale, dont chaque canton garde jalousement le sien. Les révisions de la Constitution de 1874 sont relativement nombreuses. Par ailleurs, le peuple repousse plusieurs révisions des articles militaires, mais accepte en revanche la loi sur l'état civil et le mariage ou encore diverses lois sur les réformes des chemins de fer. Il faut constater que plusieurs réformes législatives sont d'abord adoptées dans les cantons avant d'être introduites au niveau fédéral. On remarquera que ce chemin lent sera le même pour le suffrage féminin, par exemple.

Fête du 1er Août 1891

En 1891, la Confédération a 600 ans. Le nouvel Etat fédéral n'en a que 43. Dans les pays voisins, la Fête nationale tombe le jour de l'anniversaire du souverain. La France vient de choisir le 14 juillet. La Suisse ne célèbre pas de Fête nationale. Le patriotisme républicain a pourtant besoin d'un jour de fête. Il faut choisir un jour de Fête nationale. Diverses dates sont possibles. Par exemple le 12 septembre 1848, date fondatrice du nouvel Etat fédéral. Mais cette date symbolique risque de diviser, alors que tous les Suisses n'ont pas encore oublié l'époque du Sonderbund. Finalement, le 1er août est retenu, en souvenir du pacte de 1291.

L'initiative populaire

Dans la mouvance des démocrates, un nouvel instrument des droits populaires est créé en 1890 sur la proposition du Conseil des États: l'initiative populaire. Toutefois, on offrit la possibilité au Parlement d'opposer un contre-projet à l'initiative, ce qui ouvrait un choix à l'électeur. C'est le 5 juillet 1890 que ce système d'initiative populaire fut adopté par les deux tiers des cantons. Ce nouvel instrument de démocratie directe allait se révéler l'une des principales forces de proposition populaire au cours du XXe siècle. A noter que c'est la conjonction des forces conservatrices et socialistes unies contre les radicaux qui parvint à ce succès.

Introduction de l'initiative populaire

L'année 1891 voit l'extension des droits populaires par l'introduction du droit d'initiative. Jusqu'alors, seule la révision totale de la Constitution pouvait être demandée si 50'000 citoyens usaient de leur droit d'initiative. Le projet du Conseil fédéral ne prévoyait que la possibilité d'une initiative "formulée" sous forme de voeu. Mais le Conseil des Etats institua une seconde forme d'initiative partielle, à savoir le projet rédigé de toutes pièces. Dès lors, la volonté populaire ne peut être trahie par le Parlement, qui n'a que la possibilité d'opposer un contre-projet à l'initiative. La démocratie directe, que ne connaissaient que les cantons à Landsgemeinde, reprend vigueur, après l'introduction du droit de référendum en 1874, avec le droit d'initiative. Depuis 1891, des dizaines d'initiatives populaires ont été lancées. Peu ont abouti.

Interdiction de l'abattage rituel du bétail

La révision fut votée dans l'indifférence, le 5 juillet 1891, avec 54% d'abstentions. "Il semble que le corps électoral n'ait pas saisi le caractère quasi révolutionnaire de ce nouveau droit populaire". Politiquement, le vote est une défaite des radicaux. Le premier usage fait du nouveau droit populaire n'est pas très glorieux. A l'initiative de quelques cantons, le mode rituel israélite de l'abattage du bétail fut interdit. Le 20 août 1893, l'article 25 bis est accepté par 11,5 cantons contre 10,5 et 191'527 voix contre 127'101. Dans cette affaire, "l'antisémitisme a joué un rôle au moins aussi grand que la pitié pour les animaux" (Numa Droz).

Le droit au travail

La deuxième initiative populaire fut lancée par les socialistes et ne réclamait rien de moins que le droit au travail. Elle fut très largement refusée, par 308'209 non contre 75'880 oui. Aucun canton ne l'accepta. La troisième initiative, inspirée par un fédéralisme douteux, fut refusée le 4 novembre 1894. Il s'agissait de la ristourne douanière aux cantons (ou Beutezug, course au butin) en raison de la hausse des droits de douane.

Election du premier conseiller fédéral catholique conservateur

Depuis 1848, le Conseil fédéral est homogène, monocolore. Les sept conseillers fédéraux sont radicaux. Mais ils représentent souvent des tendances opposées, par exemple fédéralistes contre centralisateurs. A l'Assemblée fédérale, les radicaux disposent d'une écrasante majorité, grâce au scrutin majoritaire. Les minorités sont écrasées. Ni les conservateurs, ni les socialistes ne participent au gouvernement. Josef Zemp, de Lucerne, est élu conseiller fédéral le 17 décembre 1891. Pour la première fois, un catholique conservateur fait partie du gouvernement. Une nouvelle page de l'histoire politique de la Suisse moderne s'ouvre.

Josef Zemp (1834-1908)

Originaire de l'Entlebuch, le premier conseiller fédéral catholique conservateur, a fait des études de droit en Allemagne, à Munich et à Heidelberg. Il est élu, à l'âge de 28 ans, député au Grand Conseil de Lucerne, puis en 1871 au Conseil des Etats, où l'on commençait alors sa carrière politique fédérale, puis l'année suivante au Conseil national. Figure de proue de l'opposition parlementaire, il dirige la fraction conservatrice et demande en 1884 une révision partielle de la Constitution. Cette demande marque un tournant de la politique suisse dans la mesure où les conservateurs acceptent désormais les principaux acquis de l'Etat fédéral.

Une élection inattendue

Son accession au Conseil fédéral n'était pourtant pas programmée. Le refus, le 6 décembre 1891, par le peuple suisse du rachat des chemins de fer entraîne la démission du conseiller fédéral Argovien Emile Welti. Le parti radical offre alors un siège au Conseil fédéral à l'opposition pour résoudre la crise. Le 17 décembre 1891, Josef Zemp est élu conseiller fédéral au premier tour, avec l'appui des radicaux et des libéraux. Il prendra le Département des postes et chemins de fer de 1892 à 1908, sauf en 1902 lorsque, président de la Confédération, il sera aussi chef du Département politique. Il saura mener à bien le rachat des chemins de fer en 1898, puis la création des CFF.

Josef Zemp remet les pendules à l'heure

Durant son mandat, la Poste fédérale inaugure de splendides bâtiments, représentatifs de la nouvelle puissance de l'Etat fédéral, à Fribourg en 1897, à Berne en 1900, à Genève en 1905, à Saint-Gall en 1906 et à Lugano en 1908. Autre résultat du travail de Josef Zemp au Conseil fédéral: l'introduction de l'heure de l'Europe centrale pour favoriser le trafic international. Malgré une vive opposition en Suisse romande, elle entre en vigueur dès le 1er juin 1894. Jusqu'alors, il fallait parfois trois horloges pour indiquer l'heure de Paris, celle de Genève et celle de Berne. Peu pratique! Grâce à Josef Zemp, les montres suisses marquent désormais toutes la même heure.

Le Frauenverein et la lutte contre l'alcoolisme

Tandis que certaines associations féministes luttent pour l'émancipation de la femme, d'autres associations s'efforcent de protéger cette dernière des turpitudes morales et des misères physiques nourries par les sociétés urbaines. L'une des plus puissantes d'entre elles est le Frauenverein de Zurich, qui impose le respect strict du dimanche ainsi que de l'heure de fermeture des établissements publics. En 1894, le Frauenverein ouvre les premiers restaurants sans alcool.

Création du Bureau international de la Paix

La paix, le désarmement, la résolution des conflits par l'arbitrage, voilà les buts poursuivis par de nombreux Suisses. L'exemple d'Henri Dunant est typique. Son action est semblable à celle de beaucoup de Suisses qui oeuvrent dans ce qu'on appelle maintenant l'humanitaire. Les associations pacifistes sont nombreuses à la fin du XIXe siècle. Le 1er décembre 1891 se fonde à Berne le Bureau international de la Paix pour fédérer les sociétés ayant le même objectif. Son fondateur, Elie Ducommun, recevra le Prix Nobel de la paix en 1902, comme Dunant. Mais à l'inverse de ce dernier, dont l'oeuvre est désormais reconnue, la figure d'Elie Ducommun s'est effacée.

     

Page précédente

Page suivante

 
 
 

Liens internet

     
 
Votre site ici !!!   Ecrivez-nous pour ajouter votre site à nos pages...
 
 
Copyright © Yannick RUB