SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1848-1914: La Suisse des Radicaux

 Divers événements

 
 

La première ascension du Cervin

Le Cervin se dresse comme une montagne mythique. Personne ne l'a encore vaincue en 1865, malgré de multiples essais. Un jeune alpiniste britannique, Edward Whymper, aidé de guides expérimentés, décide finalement de vaincre la montagne. Il y parvient, mais sa cordée doit enregistrer un accident mortel et sa victoire en est entachée. Pourtant, le Cervin est vaincu et cette ascension réussie connaîtra un grand retentissement dans le monde entier. De nombreux alpinistes voudront ensuite réitérer l'exploit de Whymper.

Fondation de la Croix-Rouge

En 1863, à Genève, sur l'initiative d'Henry Dunant qui avait publié quatre ans auparavant Un souvenir de Solferino, cinq Genevois créent le Comité international de la Croix-Rouge, afin de venir en aide aux victimes de la guerre et aux prisonniers de guerre. Pour la première fois se manifeste une volonté internationale de réglementer le droit des blessés et des militaires. Le premier comité international est présidé par le général Dufour; Henry Dunant en est le secrétaire. Les trois autres membres sont Gustave Moynier, qui va jouer un rôle très important pendant près d'un demi-siècle comme président du CICR, Théodore Maunoir et le docteur Louis Appia.

La Convention de Genève

L'année suivante, une conférence internationale se réunit à Genève. Henry Dunant en est le secrétaire. Il s'agit de régler par convention internationale entre les puissances européennes les principes qui animent la Croix-Rouge. Au palais de l'Athénée est signée en août 1864 la première Convention de Genève. C'est un succès pour la Suisse; c'est surtout le début d'une immense aventure en faveur de la paix et des victimes de la guerre.  

Emeutes à Genève

Le jour même où était signée la Convention de Genève, les rues de cette ville sont ravagées par l'émeute. Une élection partielle au Conseil d'Etat a donné la victoire au candidat conservateur Arthur Chenevière contre James Fazy, le leader radical qui a créé la Genève moderne. Les partisans de Fazy n'acceptent pas le résultat du scrutin et prennent les armes. Une fusillade éclate, on relève plusieurs morts. Les responsables sont déférés aux Assises fédérales.  

Bâle-Campagne à la tête du mouvement démocrate

Le demi-canton de Bâle-Campagne est le premier où les idées du mouvement démocratique s'instaurèrent. En effet, une trentaine d'années après s'être séparés de Bâle-Ville, les Bâlois de la campagne votèrent une nouvelle constitution à l'instigation d'un instituteur nommé Rolle. Cette constitution instituait le référendum obligatoire pour toutes les lois et prévoyait la possibilité de l'initiative populaire en matière législative, ainsi que l'élection du Conseil d'Etat par le peuple, ce qui à l'époque était une nouveauté absolue. Ce populisme ne manqua pas de conduire à des excès, mais l'exemple bâlois montrait que l'on pouvait étendre les droits populaires.

Le réseau des chemins de fer

Au XIXe siècle, la création des réseaux de chemin de fer est éminemment politique. La Confédération avait renoncé à développer son propre réseau, donc les compagnies avaient pour base des concessions cantonales, ratifiées par la Confédération. En Suisse alémanique, deux grands réseaux existaient: le Central, qui de Bâle allait jusque dans l'Oberland bernois et à Lucerne; le Nord-Est, qui de Zurich rejoignait le réseau du Central à l'ouest et, à l'est, tenait Schaffhouse, Glaris et la Thurgovie. Toutes ces compagnies de chemin de fer étaient dans des situations financières précaires, dans la mesure où les investissements avaient été lourds et les rendements restaient minces.

Accords douaniers

La Suisse vit de ses exportations, aussi veut-elle conclure avec ses voisins des accords douaniers. En effet, les droits de douane élevés représentaient une politique protectionniste contraire aux intérêts helvétiques. De ce point de vue, la Suisse était partisane du libre-échange, comme l'Angleterre. Elle passera des accords douaniers avec la France en 1864, puis avec l'Autriche en 1868, l'Italie en 1869 et les États allemands en 1870. Plus de la moitié des importations helvétiques provenaient des États voisins, alors que ces derniers n'absorbaient que 40% des exportations suisses. Déjà la structure commerciale de la Suisse, quoique déséquilibrée, était largement tournée vers les pays lointains.

Le mouvement démocrate

En effet, le mouvement démocratique prend son essor dans la décennie 1860-1870, non seulement à Bâle-Campagne, mais aussi à Berne, à Lucerne, à Zurich, en Argovie, en Thurgovie et même à Genève. Son but est d'obtenir l'extension des droits populaires. Grâce au mouvement démocrate, le référendum, obligatoire ou facultatif, sera introduit dans plusieurs cantons. La démocratie directe ou semi-directe retrouvait donc ses droits. En effet, la révolution radicale était restée une révolution des élites, des notables, des industriels; elle n'avait guère atteint le peuple pour lequel elle prétendait lutter. Le mouvement démocratique représente la seconde étape de la création de l'Etat fédéral moderne.

Mort d'Alexandre Calame

Alexandre Calame (1810-1864) est lui aussi passionné par les paysages alpestres. Il a été l'élève à Genève de François Diday. Il commence par peintre le Léman et les vallées de la Savoie, mais après avoir visité l'Oberland bernois et en avoir tiré un tableau superbe et célèbre, L'orage à la Handeck, il acquiert une célébrité internationale. Alexandre Calame est le plus grand peintre de montagnes suisse. C'est lui qui, par exemple, peindra en 1864 Le Mont Rose.

Le développement de la chimie bâloise

L'industrie chimique bâloise repose d'abord sur les colorants. Pourtant, les Bâlois n'étaient pas les premiers à avoir fait des découvertes importantes. C'est à Lyon que des colorants artificiels étaient fabriqués pour la rubanerie bâloise dès 1859. Pourtant, en 1864, le négociant bâlois Jean-Rodolphe Geigy reprendra une fabrique de colorants artificiels. En 1884, la société Ciba mènera la même activité. Ces sociétés se montrent actives également dans la recherche de produits pharmaceutiques, mais il ne faut pas se leurrer: l'industrie chimique si prometteuse reste alors une industrie au chiffre d'affaires peu élevé. L'essor de la chimie bâloise aura lieu au début du XXe siècle.

Alfred Escher victime du mouvement démocrate

Le système Escher à Zurich domine entre 1848 et 1868, bien qu'Alfred Escher ait quitté le gouvernement en 1857 déjà. On dénonçait Alfred Ier, on moquait le Tsar des Zurichois. Alfred Escher était en effet tout à la fois conseiller national, président du Crédit Suisse, de la Ligne du Gothard et de bien d'autres sociétés. Pourtant, Alfred Escher ne visait pas tant son pouvoir personnel que la modernisation du pays. De ce point de vue, son activité est exemplaire dans le développement économique et industriel de la Suisse moderne. C'est l'un des grands Suisses du nouvel Etat fédéral.

Le développement de l'hygiène

L'apparition du choléra dans les grandes villes suisses suscite l'inquiétude des autorités; des lois sur l'hygiène sont adoptées à Neuchâtel et à Saint-Gall. A Zurich, en 1867, les autorités prennent des mesures d'assainissement des rues et d'adduction d'eau potable. Désormais, les logements insalubres seront rasés dans la mesure du possible. Le gouvernement zurichois s'efforce également de contrôler la qualité des denrées alimentaires. Il en va de même à Berne, qui développe son réseau à haute pression entre 1867 et 1868, puis à Genève, où l'on s'efforce également de remplacer les taudis par des immeubles où l'air et la lumière circulent largement.

La carte Dufour

En 1864, l'entreprise commencée par le colonel Guillaume Henri Dufour, alors qu'il n'était qu'officier de l'armée fédérale, est enfin achevée. La carte Dufour, instrument topographique alors unique en Europe, ne sera remplacée quelques années plus tard que par la carte Sigfried. Les hachures, la manière de représenter les montagnes, les vallées et les cours d'eau font date dans l'histoire de la géographie.

Fondation de la Ire Internationale: le congrès de Genève

La Ire Internationale socialiste a été fondée en 1864. C'est à Genève qu'elle tient, en septembre 1866, son premier congrès. Les 33 délégués suisses, qu'entouraient 17 délégués français, 3 allemands, 2 anglais, sont accueillis par Jean-Philippe Becker, Allemand et Suisse, qui prononce le discours inaugural. Lors de ce congrès on discute de l'organisation de l'Internationale, mais aussi du système coopératif ou de la réduction de la durée du travail. Il est intéressant de noter le choix de Genève: en effet, ni la France ni l'Angleterre n'auraient accepté d'accueillir sur leur sol un tel congrès.

Développement de l'industrie horlogère jurassienne

L'industrie horlogère suisse dans la première moitié du XIXe siècle est concentrée à Genève et dans la vallée de Joux. De grandes marques, telles que Vacheron & Constantin ou Patek Philippe, développent les premières la fabrication de montres en usine. Ces nouvelles méthodes de production vont également se répandre à partir de 1850 dans le Jura neuchâtelois, puis dans le Jura bernois et à Bienne. On constate alors l'apparition de fabriques de montres dont les produits, sans être aussi luxueux que les produits genevois, vont s'exporter dans le monde entier, aussi bien en Amérique qu'en Chine. Une grande époque de l'industrie horlogère suisse débute dans les années 1860.

Création des banques cantonales

Les grands établissements bancaires ne suffisaient pas à assurer le développement économique harmonieux du pays. En effet, artisans, petits paysans ou commerçants avaient besoin d'instituts de crédit. Malheureusement, il n'existait que des banques d'affaires ou de gestion de fortunes. On assiste à la création, suscitée par certains radicaux, des premières banques cantonales. C'est par exemple le cas à Genève en 1847 de la Banque de Genève et de la Caisse Hypothécaire. Dans bien des cantons, Schaffhouse, Bâle-Campagne, Appenzell, se créent des banques cantonales, y compris à Zurich en 1869, alors même que le canton est doté d'instituts bancaires solides et importants. 

Neuchâtel pionnier de la santé publique

C'est le canton de Neuchâtel qui le premier, en 1862, a adopté une loi parlant de "délit contre la santé publique", puis l'a complétée par des règlements de 1864 et 1868 sous l'autorité du docteur Guillaume, qui fut ensuite directeur du Bureau fédéral de Statistiques. Dans chaque commune, Neuchâtel institue des commissions de santé chargées du contrôle des denrées alimentaires, des habitations malsaines, des fontaines, des égouts et des industries dangereuses.

La non-réélection d'Ochsenbein au Conseil fédéral

Ulrich Ochsenbein avait été un radical ardent que la pratique du pouvoir avait quelque peu assagi. Il fit de surcroît l'erreur de soutenir le gouvernement du landammann Bloesch, à Berne, qui avait renversé le gouvernement radical et écarté, par les urnes, Jakob Stämpfli du pouvoir. A peine sorti de prison, où il avait été enfermé pour diffamation, Jakob Stämpfli fut élu président du Conseil national. En 1854, au sixième tour de scrutin, il fut élu conseiller fédéral en lieu et place d'Ulrich Ochsenbein. Ce dernier devenait le premier (et l'un des très rares) conseiller fédéral à ne pas être réélu.

Jeremias Gotthelf (1797-1854)

De son vrai nom Albert Bitzius, de son métier pasteur à Lützelflüh, dans l'Emmenthal, Jeremias Gotthelf est l'écrivain suisse qui domine la littérature de son époque. Nul mieux que lui n'a su décrire cette Suisse populaire des campagnes en train de vivre une fantastique mutation. Dès 1837, il enchaîne les récits pris sur le vif, grâce aux observations d'après nature que lui permettait son métier, ou tirés de légendes helvétiques. La langue de Gotthelf elle-même, mêlée de dialecte et d'allemand littéraire, se rapproche du langage du peuple. Enfin, l'écrivain bernois n'hésite pas à prendre position face aux abus du temps, à l'égard des paysans endettés par exemple.

     

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