Fils et successeur de
Jean
sans Terre c’est à l’âge de 9 ans seulement
qu’il accède au trône, li eut comme régent le
duc de Pembroke. C’est à
partir de 1232 qu’il assumera le pouvoir
personnellement. Il ne réussit pas à reprendre à
Louis
IX les fiefs qui avaient été confisqués à son
père et dut signer en 1259
le traité de Paris
qui mettait, provisoirement, fin aux luttes entre Capétiens
et Plantagenêts. En Angleterre il dut faire face à la révolte
des barons qui l’obligèrent à signer les Provisions
d’Oxford limitant le
pouvoir royal (le «Parlement fou» impose à Henri III
la renonciation à la plupart de ses droits et la soumission aux
directives d’un Conseil oligarchique). Henri se refusa à
respecter les Provisions et dut faire face aux barons, menés
par Simon de Montfort, comte de Leicester (à ne pas confondre
avec
Simon
de Montfort qui mena la
croisade
contre les Albigeois), qui, vainqueur des troupes
royales, imposa au roi la confirmation de la
Grande
Charte de 1215. Son
règne aura été sans cesse soumis aux révoltes et son autorité
sera largement bafouée ; il faut souligner qu’Henri III
fut un roi faible de caractère et volontiers soumis aux
favoris. Seule l’énergie de son fils
Edouard
Ier, qui obtient victoire sur victoire, en
particulier à Evesham
en 1265, et impose la paix de
Kenilworth
en 1266, sauvera la couronne de l’anarchie féodale.
Bien qu’il fut l’initiateur
de la construction de l’abbaye de Westminster sous sa
forme définitive et un grand ami des arts, Henri III
reste le symbole de l’incapacité et de la faiblesse.