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Henri
est le petit-fils d'Henri
I,
désigné par celui-ci pour lui succéder dès le moment
de sa naissance, mais il sera écarté du trône par
Étienne de Blois, neveu du roi défunt. Il lui succèdera
cependant, c’est lui qui fondera la dynastie des
Plantagenêt.
Il est le fils du comte d’Anjou Geoffroy
Plantagenêt et de
Mathilde
de Normandie (qui est la
petite-fille de
Guillaume
le Conquérant).
Henri II va étendre ses
territoires français par son mariage avec
Aliénor
d’Aquitaine en 1152. Il aura quelque peine à
maintenir son autorité sur son vaste royaume et devra affronter
des révoltes féodales en Angleterre, les intrigues des rois de
France
Louis
VII et
Philippe
Auguste et, à la fin de sa vie, le soulèvement de
ses propres fils.
Il sera le conquérant de l’Irlande en
1171-1172, il rêva aussi, en vain, d’établir son autorité
sur l’Écosse. Henri va faire beaucoup dans le domaine du
droit coutumier ; il sera aidé dans sa tâche par les plus
grands érudits du temps, Ranulf de
Glanville, Richard Fitz-Nigel,
Thomas
Becket, Roger Hoveden, Hubert Walter; la
common law va
s’imposer, imprégnée de droit romain, mais non pas
exclusivement inspirée par lui: de véritables codes sont
promulgués, dont le plus célèbre, en 1164, les
Constitutions
de Clarendon; des tribunaux royaux sont organisés,
hiérarchisés depuis le Hundred
(Conseil des Cent) jusqu’au Grand Conseil, et
des cours itinérantes, assistées de jurys recrutés sur place,
viennent offrir la justice royale, civile et criminelle dans les
lieux les plus éloignés de Londres et non sans devoir reconnaître
l’autonomie des cours féodales les plus puissantes
Henri
II va restreindre le droit de l’Eglise, et ce malgré que son
conseiller fut Thomas Becket, archevêque de Canterbury ;
Henri eut d’ailleurs une lourde responsabilité dans son
assassinat en 1170. (pour obtenir du pape le pardon nécessaire,
il devra s’incliner et renoncer d’autre part à la faculté
de s’opposer à la publication en Angleterre de tout acte
pontifical).
Dans
les dernières années de son règne il eut à lutter contre les
rébellions de ses fils encouragés par
Philippe II Auguste et
Aliénor.
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