Couronné
roi du vivant de son père,
Robert II
le Pieux, avec lequel il avait déjà partagé le trône
en 1027,
et de
Constance de Bourgogne, Henri a été sacré roi à Reims (1027), du
vivant de son père, selon la coutume capétienne. Les grands vassaux de
royaume lui préféraient son frère cadet Robert, que
soutenaient la reine mère Constance
d’Arles et le comte de
Blois, de son côté Henri avait l’appui du
duc de
Normandie et des comtes d’Anjou et
de Flandre
ce qui lui permit de reconquérir le pouvoir (Robert avait
envahit le domaine royal).
A la mort de Constance (1032), Henri obtient la soumission de
son frère en lui cédant le vaste duché de Bourgogne, échu au
domaine capétien mais encore mal intégré.
Cet épisode
montre bien la fragilité de l’autorité du roi, à l’intérieur
même de sa famille. A l’extérieur, la situation n’est pas moins
précaire. Arrogants, avides de largesses et de terres, barons et
comtes ne cessent de braver leur suzerain. Sur ces féodaux,
souvent plus riches et puissants que lui, Henri n’a que le
prestige religieux du sacre. Le domaine royal ? Etriqué et
dispersé. Aussi, de quel réel pouvoir militaire et financier le
roi peut-il se prévaloir pour soumettre un duc d’Aquitaine, un
comte de Toulouse ou de Flandres ?
Il soutint, dans sa lutte
contre ses vassaux,
Guillaume
I le Conquérant puis lutta contre celui-ci mais
il
se fait battre à Mortemer, en 1054.
Il
épousa en 1051 Anne de Kiev, leur
fils aîné, qui reçut le nom byzantin de
Philippe,
fut, conformément à l’usage déjà établi, associé au trône
dès 1059.
A l’est,
l’hégémonie des empereurs germaniques l’oblige à une lutte
incessante pour contenir les frontières du royaume. Comme les
premiers Capétiens, Henri ne joua aucun rôle dans les grands
événements politiques de son temps. Pas plus que son fils. Né en
1052, le prince Philippe (qui devient
Philippe Ier) est sacré roi à Reims, dès 1059. Il succède
à son père à la mort de celui-ci à Vitry-aux-Loges, le 4 août
1060.