SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1798-1848: La quête d'un État national

 La Suisse et l'Europe: Un certain synchronisme

 
 

La Suisse de la première moitié du XIXe siècle vit une époque troublée ; en deux générations elle connaît plus de changements constitutionnels qu’en deux siècles. Le changement n’est pas seulement politique, il est aussi technique et économique, social et culturel.

L’Empire Napoléonien, en Suisse la Médiation (datant du 19 février 1803), s’écroule en deux temps : d’abord le 18 octobre 1813 à la bataille de Leipzig, ensuite le 18 juin 1815 à la bataille de Waterloo. Cette dernière met fin à l’aventure des Cent-Jours (du 1er mars au 18 juin 1815) précédée par la première ou petite Restauration (fin 1813 à février 1815), la grande débutant en juin 1815 pour s’achever en juillet 1830.

S’ouvre alors une ère de libéralisation plus ou moins marquée : la Monarchie de Juillet. En Suisse, la Régénération fait son chemin, désormais une majorité de canton sont au bénéfice d’une démocratie représentative. Les révolutions de 1848 accentuent ce mouvement quasi irréversible. La guerre civile du Sonderbund, en 1847, oppose partisans et adversaires de l’Etat libéral à pouvoir central renforcé, s’achève par la victoire peu sanglante des premiers. La Constitution du 12 septembre 1848 est alors promulguée, elle sera modifiée en 1874.

Vue sous l’angle des relations extérieures, la période allant de 1798 à 1814 marque l’apogée de l’influence française dans notre pays. Un traité d’alliance défensive est passé le 27 septembre 1803, il se réfère directement à la Paix perpétuelle de 1516.

La Suisse n’est pas mécontente de se débarrasser d’un Médiateur devenu aussi inutile qu’encombrant. C’est ainsi que les troupes suisses se joignent aux Alliés, durant les Cent-Jours, pour écraser définitivement l’Usurpateur (c’est l’expédition de Franche-Comté, de piteuse mémoire). Ce sera la dernière fois que l’armée suisse s’aventura en territoire étranger, et qu’une armée étrangère foulera le sol helvétique.

La Restauration souhaitée par les alliés est réactionnaire, elle est même contre-révolutionnaire. A l’issu du Congrès de Vienne (1814-1815), le Traité de Paris du 20 novembre 1815 déclare que « l’inviolabilité de la Suisse et son indépendance de toute influence étrangère sont dans les vrais intérêts de la politique de l’Europe entière », c’est la reconnaissance également de la « neutralité perpétuelle ». Malgré cette déclaration, la Sainte-Alliance (Russie, Prusse, Autriche) formée en 1815 ne se privera pas d’intervenir en Suisse comme ailleurs. 

La Suisse adopte le titre officiel de « Confédération suisse » compte désormais 22 membres. Les aspirations libérales se faisaient toujours entendre, et de 1830 à 1833 une dizaine de canton révisent leur constitution dans ce sens. Le fossé qui sépare dès lors la Suisse restaurée de la Suisse régénérée se creuse de plus en plus, prélude au Sonderbund ou Alliance séparée de 1847, dont on sait déjà l’issu mais sur lequel nous reviendrons en détails.

     

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