SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1648-1815: Vie et mort de l'Ancien Régime

 L'Europe et la Suisse: L'impact de la France

 
 

A la fin de la guerre de Trente Ans, la politique d’équilibre entre les États européens se rétablit. La politique suisse n’est alors que réaction aux mesures et aux agissements de ses voisins. L’antagonisme entre la France et l’Autriche continue à dominer les relations internationales, et donc aussi la politique helvétique.

La politique agressive de Louis XIV ne pouvait rester sans conséquences pour les Confédérés. En 1663, une alliance était conclue pour régler notamment les questions concernant les troupes suisses au service de la France. Un fait notable concernant les relations franco-suisses : l’Hexagone avait la possibilité de retirer ou de concéder des privilèges aux commerçants suisses au gré des nécessités politiques. Pensons à l’acquisition française de la Franche-Comté (annexion définitive en 1674), fournisseur en sel de la Suisse occidentale ; le moyen de pression économique était conséquent

Lorsqu’en 1681, Strasbourg est rattaché au royaume de France, cela touchait directement l’intégrité de la Confédération (la ville était alliée de Berne et Zurich). Il en résultat un refroidissement des relations entre les cantons réformés et la France, encore accentué par la révocation de l’Edit de Nantes en 1685

La politique suisse a été grandement facilitée par le fait que tous les voisins de la Confédération étaient catholiques. Cela diminuait fortement le danger d’une ingérence dans les conflits intérieurs des cantons. L’antagonisme entre la France et l’Autriche empêchant en outre une action commune mettant en péril l’existence de la Confédération (une seule fois, durant la guerre de Sept Ans (1756-1763), une coalition réunit les deux puissances ; mais le champ des opérations étant situé dans le nord de l’Europe, la Suisse ne fut pas mise en danger).

L’alliance de 1663 expirait en 1723 ; son renouvellement se heurta alors à la résistance des cantons réformés (d’autant plus que la France avait signé une alliance séparée, en 1715, avec les cantons catholiques). Il fallut attendre 1777 pour arriver à un accord de tous les cantons. Le partage de la Pologne de 1772 effraya en effet les Confédérés, qui comprirent qu’un tel destin pouvait être le leur. Seul un rapprochement avec la France pouvait assurer un contre-poids efficace. Ainsi l’existence de la Suisse continuait d’être garantie, en fait, par l’équilibre des forces entre les deux grandes puissances.

Notons encore que les troupes mercenaires, qui ont contribué au XVIe et au XVIIe à donner de l’importance à la Suisse aux yeux de l’étranger, ont perdu leur poids. C’est maintenant la Suisse qui quémandait le maintien de ses régiments (dont la moitié à peu près étaient au service de la France, et restaient toujours un moyen de gagner de l’argent pour les familles dirigeantes).

     

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