SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1394-1536: L'heure de la puissance

 La tentation de la violence

 
 

Ainsi les villes suisses ont-elles accordé priorité d’abord aux méthodes d’expansion pacifique, achats ou hypothèques, préparés ou doublés par de solennels accords de combourgeoisie. 

L’argent ouvrait plus de portes, ébranlait plus de forteresse que ces campagnes militaires, vite interrompues par des soldats qui, même victorieux, avaient toujours hâte de rentrer chez eux, chargés de butin. 

Au sein des vallées alpestres l’évolution des groupes sociaux était différente de ce qui se passait en plaine. Protégés par le relief, les populations sont plus nombreuses à se disputer les faveurs d’un sol maigre ; ces hommes paraissent aussi plus robustes et plus entreprenants, pour eux les Habsbourg ne sont pas que des ennemis de la liberté mais aussi des ennemis de classe : tout les séparait de ces modestes paysans, alors que les bourgeois des cités sont toujours tentés de les imiter.

Pourquoi ces hommes ont-ils débordé de leur vallée, dans lesquelles la recherche de libertés nouvelles et la soif d’autonomie étaient satisfaites ? Oui, les Waldstaetten étaient mu par un idéal démocratique qui les poussait vers ceux qui n’avaient pas fini de secouer leurs chaînes (ainsi l’intervention de Schwytz dans le conflit entre la ville de Zoug et ses districts ruraux). De même, il ne faut pas réduire la part de l’irrationnel qui entrait dans le comportement de ces sociétés archaïques à plus d’un titre. La guerre avait une place d’intégration sociale à ne pas sous-estimer. Mais il existe aussi une autre vérité : la perspective d’un beau profit.

Si les villes ne rechignaient pas à dominer sans vergogne, les communautés alpestres ne pouvaient s’y résoudre sans paraître renier un idéal hérité depuis longtemps. Bien souvent cependant l’influence que ces communautés exercèrent fut proche de la domination. Faut-il en vouloir aux hommes d’abriter constamment leurs motifs intéressés derrière le paravent d’un idéal ?

La pression démographique joua aussi un rôle dans la volonté expansionniste de ces cantons. Quelle que fût la part de sympathie désintéressé ou du calcul ambitieux, les circonstances prévenaient aussi les désirs des cantons montagnards. Si les villes exploitent à merveille les difficultés financières des barons, les communautés alpestres savaient tirer profit de l’esprit de révolte qui agitait certaines régions agricoles de notre pays dès le XIVe siècle. Cette véritable crise rurale s’exprima de 1350 à 1450 environ.

     

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