SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1394-1536: L'heure de la puissance

 La population entre 1350 et 1500

 
 

L’année 1350 fut une année charnière pour les chances d’avenir de la Ligue nouvelle, les alliances avec Zurich et Berne furent capitales. Ce qui est paradoxal, c’est que cette période fut particulièrement dure pour le continent européen, la démographie chute, l’essor des activités rurales et urbaines s’effondre (peste). 

En « Suisse », une relative paix sociale et une enviable prospérité matérielle s’instaurent, à contre-courant des événements européen. Une enquête de H.Ammann révèle qu’à la fin du Moyen Age, la densité moyenne pour la région du Plateau était de 17 à 18 habitants au km². En outre, on situe la population des années 1400 à environ 600-650 000 habitants, avec une densité moyenne de 15 habitants au km². Mais la Suisse n’a pas été totalement épargnée par la peste, d’abord en 1348-1349, puis à intervalles réguliers (de 10 ans), les guerres intestines ont aussi fait des ravages. Un déficit démographique est à noter dès les années 1400-1450. Ce n’est que vers 1500 que la Suisse retrouvera le nombre d’habitants quelle comptait entre 1300 et 1350.

Évolution probable de la population suisse de 1300 à 1500: 1300-1350 - 800-850 mille habitants ; 1400 - 600-650 mille habitants ; 1500 - 900 mille habitants.

Il est cependant évident qu’il convient de nuancer ces chiffres, on peut en effet supposer que la montagne, ses vallées, ont été moins atteintes par le fléau de la peste que ne le furent les villes. Pour retracer les aspects essentiels de la vie urbaine en Suisse à la fin du Moyen Age, disons ceci :

1- proportion élevé de l’élément urbain par rapport à l’ensemble de la population.

2- villes nombreuses mais peu peuplées en moyenne.

3- nombre relativement faible des habitants des principales localités, en comparaison des grandes cités occidentales (Paris, Florence, Londres).

Genève : 10-12 000 h. ; Bâle : 10-12 000h. ; Berne : 5 à 6 000h. ; Zurich : 4500 à 5000h. ; Lausanne : 5000h. ; Neuchâtel: 1500h. ; Paris: 200 000h. ; Florence: 100 000h. ; Londres: 50 000h.

L’affirmation de nouveaux centres industriels (Lombardie, Ligurie, Toscane, Allemagne du Sud) permet à la Suisse de prendre part à ce nouveau dynamisme. En bref, la crise européenne de 1350 à 1450 s’est manifestée en Suisse par un effort d’adaptation, de mise en place d’une nouvelle structure des échanges internationaux, assortie d’une spécialisation accrue de la production agricole

En ce qui concerne le recul de la population, il est à imputer autant à l’attraction des villes qu’aux mortalités récurrentes. L’essor urbain pourra bénéficier des réserves de peuplement encore intact de plusieurs zones.

     

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