Né à Italica (aujourd'hui Séville),
Hadrien fut empereur romain de 117
à 138. Il fut adopté par
Trajan,
son cousin, à la mort de son père en 85.
Élevé
à Rome, il occupa plusieurs postes civils et militaires
jusqu’à ce que Trajan devienne empereur en 98.
À la mort de ce dernier, en 117,
il fut proclamé empereur par l’armée ; en
dépit de la méfiance du Sénat et du complot dit «des
quatre consulaires», promptement réprimé quelque temps
après.
Abandonnant
la politique expansionniste de ses prédécesseurs;
Il mit un terme à l’expansion de l’Empire
et retourna dans les limites fixées par
Auguste. Il entreprit de fortifier les frontières de l'Empire (mur
d'Hadrien en Écosse, ou mur
des Pictes) et régna en despote éclairé, cherchant à réaliser
l'unité romaine. Hadrien se résolut à abandonner
les provinces les plus éloignées, limitant donc les frontières de l’empire aux possessions de
l’époque d’Auguste.
Excellent
administrateur, il promulgua l'édit perpétuel
de Salvius Julianus, codification du droit prétorien, et
fit exécuter de nombreux travaux. Sous son règne, une révolte
des Juifs (dirigés par Bar Kokhba) en 132-135 fut durement réprimée.
Il se fit élever à Rome un mausolée (aujourd'hui château Saint-Ange),
qui, comme le temple de Zeus à Athènes et la villa Hadriana à
Tibur, témoigne du néoclassicisme qu'il favorisa en
architecture. Il fit aussi construire à Rome l’Athenaeum, le Panthéon.
À Tivoli, la villa Hadrien, magnifique ensemble de bâtiments
à l’architecture raffinée, abrite les statues qu’il
commanda à des sculpteurs grecs, et qui sont des répliques des
sculptures de l’art athénien à son apogée.
Ce
voyageur infatigable, après trois périples, revient à Rome,
solitaire, ayant perdu son épouse et son favori Antinoüs, noyé
dans le Nil. En fin de vie son caractère s’est aigri.
Souffrant d’une sorte de maladie de la persécution, il se
croit entouré de conspirateurs et fait
assassiner des sénateurs innocents. Mais il retrouve sa
lucidité pour adopter, en 138, quelques mois avant sa mort, Antonin
le Pieux (son mariage avec Sabine, fille d’une nièce
de
Trajan,
était resté stérile. Non content de former son esprit aux diverses disciplines
intellectuelles et artistiques, il pratique tous les sports,
faisant sien l’adage mens sana in
corpore sano (un
esprit sain dans un corps sain).
Son
règne coïncida avec l'apogée du «siècle
des Antonins».
Hadrien
passa les dernières années de sa vie entre Rome et son palais
de Tibur (aujourd’hui Tivoli). Il mourut à Baïes le 10 juillet 138 et Antonin lui succéda.