Dans le nord-est de notre pays la situation
était plus difficile pour les villes. Les
Habsbourg
étaient seul à dominer la région, leur autorité s’étendait
du lac de Constance à celui de Morat, et de l’Alsace aux
Alpes ! Aucune force ne pouvait s’opposer à leurs prétentions,
pas même la royauté qui se faisait discrète. Les villes de la
région du lac de Constance et Zurich cherchèrent à se protéger
des prétentions habsbourgeoises en s’alliant
entre elles (coalition
anti-habsbourgeoise de 1291 par exemple).
Pourtant, les villes furent contraintes de
s’entendre avec les Habsbourg, ceux-ci avaient encore accru
leur puissance, eux seuls pouvaient assurer la sécurité dont
ces villes commerçantes avaient besoin. Zurich était ville impériale,
véritable centre du trafic transalpin, elle développe son
industrie de la soie. La ville est alors dirigée par les
bourgeois anoblis favorables aux Habsbourg.
Mais en 1336,
Rodolphe Brun mène une
révolte
corporative à Zurich, la ville se détache alors
de son système d’alliance. Elle affronte les
Habsbourg-Laufenbourg à Rapperswil,
mais n’émet que des prétentions mineures et s’efforce de ménager
les Grands. Finalement, la ville réussira à conserver son indépendance
et à garantir sa constitution corporatiste (pacte de 1334 avec
les Habsbourg).
En 1350, les
liens avec ces derniers ne furent pas reconduits et les
zurichois conclurent une alliance avec les Waldstaetten. Ce fut
un renversement complet des alliances.