SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 534-1394: Les racines de l'indépendance

 La bataille de Sempach et les temps qui précédent

 
 

Vers 1380, les villes confédérées (Lucerne ou Berne par exemple) abandonnent la prudence adoptée au lendemain des alliances avec les Waldstaetten et entament une attitude expansionniste qui finit par irriter Léopold III d’Autriche. Lorsque Lucerne accorde sa protection à l’Entlebuch et à Sempach, Léopold décide d’intervenir (il était en outre motivé par des expéditions guerrières datant de 1385-1386 menées par les Zurichois contre Rapperswil, par les Zougois à St-Andreas, et par les Lucernois). Les petits seigneurs des environs (Souabe, Alsace, Argovie) se joignent au duc. Le choc a lieu le 9 juillet 1386, près de Sempach. Les Lucernois (aidés par des gens d’Uri, Schwytz et Unterwald) finissent par l’emporter. Léopold perd la vie dans la bataille.

Cette victoire inattendue de bourgeois et des montagnards sur la noblesse à un retentissement européen. Pour les Habsbourg, c’est un désastre, leur puissance dans la région du nord des Alpes s’effondrent petit à petit. Berne liquide les possessions autrichiennes dans l’Oberland et, avec Soleure, celles du sud du Jura. Lucerne s’étend également au détriment des Habsbourg, Glaris s’impose dans la bataille de Näfels, le 9 avril 1388, et devient définitivement membre de la Confédération.

Cependant, l’Autriche n’est pas encore complètement à terre, en 1393 Zurich conclu à nouveau une alliance avec l’Autriche, mais suite aux pressions confédérées et à des troubles au sein de la ville, Zurich retourne dans l’orbite confédérale. C’est le Convenant de Sempach qui caractérise le mieux se retour zurichois, conclu en 1393, il insistait particulièrement sur la conduite de la guerre (règles presque jamais respectées). Le problème que soulève le Convenant de Sempach est celui de l’intégration. En 1394, la Paix de Vingt Ans fut conclu avec l’Autriche.

Revenons un peu en arrière pour mieux comprendre la genèse de cette bataille.

A la mort de Rodolphe Brun, en 1360, la ville de Zurich se tourna résolument du côté de l’empereur, l’Autriche perdait là un allié précieux. Charles IV, l’empereur, conclu divers traité avec Berne, Zurich et les Waldstaetten à qui il confirmait leurs libertés. Le Habsbourg, Rodolphe IV, mourrait en 1365, ne laissant que deux jeunes fils. Le vent tournait pour l’Autriche. Profitant de la faiblesse habsbourgeoise, les Schwytzois mirent Zoug au pas (1365). L’Autriche réagit mollement et la paix fut rapidement signée (paix de Torberg).

Le 7 octobre 1370, la Charte des prêtres (nom du XVIe), Pfaffenbrief, représente un pas décisif : la fixation du droit n’est plus du ressort exclusif de chaque contractant mais elle revient, sur certains points, à l’ensemble des confédérés. Désormais la notion de Confédération peut être utilisée sans réserve (c’est aussi à ce moment que l’on voit apparaître l’expression unser Eydgnossenschaft). De plus, dans cette « première convention commune », il était indiqué que les vassaux de l’Autriche sur territoire confédéré devaient aussi prêter serment d’allégeance aux Confédérés et qu’en cas de conflit ce serment prévalait sur tout autre !

Malgré tout, les différents opposants les villes et les cantons ruraux n’ont pas disparu (Zurich et Schwytz à propos de Zoug). La suite des événements verra la guerre de Berthoud et l’antagonisme des classes.

     

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