Le réseau
d’alliance est varié, il s’en trouve de semblable un peu
partout. Il n’existe encore aucune
aspiration commune et durable à la sécurité tendant à réunir
les communautés des Alpes aux villes de l’avant-pays.
L’avenir était encore indéterminé.
Les pactes conclus sont, en définitive, de
peu d’importance. Ce qui comptera vraiment c’est le parti
qui imposera son réseau d’alliances. Pourtant ce que les
alliances « confédérales » ont d’unique, c’est
qu’elles ont mis sur pied d’égalité
des communautés rurales avec des villes, c’est unique
car dans les autres cas, d’ailleurs très rares, le plus
puissant ne tarda jamais à rompre l’équilibre (la ville,
toujours plus puissante, s’efforçait d’englober la
campagne), ne se souciant plus guère de l’égalité
politique.
Les choses ont évolué autrement en Suisse
centrale, pourquoi ? D’abord
par l’engagement des Waldstaetten depuis 1315, leur volonté
de s’imposer une politique extérieure commune. Mais ce qui,
finalement, conféra aux Confédérés une cohésion durable se
fut la lutte commune contre l’expansion autrichienne. Ce
n’est qu’après le retrait de nos régions de la puissance
autrichienne que l’alliance entre villes et campagnes
deviendra plus chaotique, la nécessité d’une politique de sécurité
commune n’était en effet plus aussi primordiale.