SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 534-1394: Les racines de l'indépendance

 Le pacte bernois du 6 mars 1353

 
 

Au XIVe siècle, Berne était déjà une puissance militaire capable de vaincre la noblesse du voisinage. C’était une ville libre qui dépendait directement de l’empereur (elle battait monnaie et possédait son sceau). La ville de Berne dominait un vaste territoire  (environ de la ville, partie de l’Oberland…alliances avec Soleure, Bienne et les Waldstaetten). Nous avons déjà évoqué la victoire bernoise de Laupen en 1339, sur les seigneurs (et évêques) des environs. L’armée de Rodolphe d’Erlach, renforcée par les Waldstaetten, vainquit la coalition. Cependant, l’Autriche avait fait progressivement rentrer la cité de l’Aar dans sa sphère d’influence ( renouvellement de son alliance avec Berne en 1348, l’acte interdisait aux bernois de conclure une alliance sans l’assentiment des autrichiens !).

En 1353, Berne conclut une alliance perpétuelle avec les Waldstaetten : la Confédération des huit cantons était constitué ! 

Pourquoi seulement avec les Waldstaetten : parce que, nous l’avons dit, l’alliance avec l’Autriche interdisait aux bernois de conclure de nouvelles alliances sans l’assentiment autrichien, or Berne avait déjà une alliance avec les Waldstaetten et n’avait pas besoin de l’approbation autrichienne pour renouveler celle-ci ! Zurich et Lucerne ne furent qu’indirectement associé à l’alliance.

Cette alliance est spéciale en ce qu’elle ne définie pas précisément l’aire géographique dans laquelle intervenir en cas de conflits, sauf dans l’Oberland (le point de vue bernois est donc dominant). Les deux parties se réservent en outre le droit de poursuivre une politique d’alliance indépendante. En fait, ce que cherchait Berne c’était de se prémunir contre les opérations autrichiennes contre Zurich, en effet elle pourrait ne pas y participer arguant de l’alliance.

La paix de Ratisbonne de 1355, confirma celle de Brandebourg : Zurich était réintégrer dans le système autrichien, la ville avait du accepter une clause mentionnant qu’aucune alliance passée avec les Confédérés ne pouvaient suspendre ses obligations envers l’Autriche. Rien n’empêchait en effet Zurich de se rapprocher de l’Autriche, du moment que celle-ci lui garantissait sa constitution et son statut de ville impériale.

     

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