SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 534-1394: Les racines de l'indépendance

 Glaris et Zoug: 1352

 
 

La communauté paysanne de Glaris et la ville de Zoug appartiennent aux Habsbourg (depuis 1264 pour Glaris). L’alliance que sollicite Glaris n’est pas retenue par les Confédérés (Lucerne n’étais pas favorable à cette « candidature », les Glaronnais étaient en effet ouvertement hostile à l’Autriche : lors de la bataille de Morgarten ils refusèrent d’envoyer des troupes contre les Confédérés), un traité est cependant signé le 4 juin 1352, mais il n’accorde aux Glaronnais que de maigres avantages : Glaris devait apporter son aide à ses alliés en tout temps et en tout lieu, tandis qu’eux ne la devaient qu’à l’intérieur du territoire glaronais et seulement s’ils l’estimaient vraiment nécessaire !

Zoug, qui se situe dans l’axe reliant Zurich, Lucerne et le Saint-Gothard, est contrainte de s’allier sous la menace d’une expédition militaire en 1352 des troupes confédérés se réunissent devant la ville. La ville ne fut pas prise d’assaut, le droit de la guerre fut strictement respecté, en effet, après la capitulation de la ville les confédérés accordèrent trois jours à l’Autriche pour tenter de leur faire lever le siège. L’Autriche ne pu honorer ses devoirs de protecteur et une fois le délais écoulé la ville ouvrit ses portes. Dès le 27 juin 1352 (seulement deux jours plus tard), le pacte était scellé. La ville avait le droit légitime de franchir se pas à partir du moment où le suzerain s’était montré incapable de la protéger.

Le duc d’Autriche aurait répondu en ces termes aux demandes d’aides zougoises : « Peu importe que la ville soit prise, je la reprendrais quand j’aurai le temps »

Mais les hostilités avec l’Autriche se poursuivirent. L’apparition du duc Albert à la tête d’une armée, conduisit à la paix proposée par le margrave Louis de Brandebourg. Le 1er septembre 1352, la paix fut signée, Zoug et Glaris étaient rendues aux Habsbourg ! 

Zoug ne reprit sa place dans la Confédération qu’en 1365 ; Glaris en 1388. Les Lucernois durent faire acte d’obédience à l’Autriche, Zurich rendre Rapperswil. En revanche, l’Autriche reconnut l’alliance lucernoise et renonça à ses droits (d’ailleurs quasi inexistants) sur Schwytz et Unterwald. Mais en fait aucun des partis ne respecta vraiment les termes de la paix dite de Brandebourg. Un important succès confédéré fut l’alliance avec la ville impériale de Berne le 6 mars 1353.

     

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