La communauté paysanne de Glaris et la
ville de Zoug appartiennent aux
Habsbourg
(depuis 1264 pour Glaris). L’alliance
que sollicite Glaris n’est pas retenue par les Confédérés
(Lucerne n’étais pas favorable à cette « candidature »,
les Glaronnais étaient en effet ouvertement hostile à l’Autriche :
lors de la bataille de Morgarten ils refusèrent d’envoyer des
troupes contre les Confédérés), un traité est cependant signé
le 4 juin 1352, mais il n’accorde
aux Glaronnais que de maigres avantages : Glaris devait
apporter son aide à ses alliés en tout temps et en tout lieu,
tandis qu’eux ne la devaient qu’à l’intérieur du
territoire glaronais et seulement s’ils l’estimaient
vraiment nécessaire !
Zoug, qui se situe dans l’axe reliant
Zurich, Lucerne et le Saint-Gothard, est contrainte
de s’allier sous la menace d’une expédition militaire
en 1352 des troupes confédérés se réunissent devant la
ville. La ville ne fut pas prise d’assaut, le droit de la
guerre fut strictement respecté, en effet,
après la capitulation de la ville les confédérés accordèrent
trois jours à l’Autriche pour tenter de leur faire lever le
siège. L’Autriche ne pu honorer ses devoirs de protecteur et
une fois le délais écoulé la ville ouvrit ses portes.
Dès le 27 juin 1352 (seulement
deux jours plus tard), le pacte était scellé. La ville avait
le droit légitime de franchir se pas à partir du moment où le
suzerain s’était montré incapable de la protéger.
Le duc d’Autriche aurait répondu en ces
termes aux demandes d’aides zougoises : « Peu
importe que la ville soit prise, je la reprendrais quand
j’aurai le temps »
Mais
les hostilités avec l’Autriche se poursuivirent.
L’apparition du duc Albert à la tête d’une armée,
conduisit à la paix proposée par le margrave Louis
de Brandebourg. Le 1er septembre 1352, la paix
fut signée, Zoug et Glaris étaient rendues aux Habsbourg !
Zoug
ne reprit sa place dans la Confédération qu’en 1365 ;
Glaris en 1388. Les Lucernois durent
faire acte d’obédience à l’Autriche, Zurich rendre
Rapperswil. En revanche, l’Autriche reconnut l’alliance
lucernoise et renonça à ses droits (d’ailleurs quasi
inexistants) sur Schwytz et Unterwald. Mais en fait aucun des
partis ne respecta vraiment les termes de la
paix dite de Brandebourg. Un important succès confédéré
fut l’alliance avec la ville impériale de Berne
le 6 mars 1353.