SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 534-1394: Les racines de l'indépendance

 Coup d'état à Zürich

 
 

A Zurich (ville qui comptait alors 12'000 habitants) aussi la puissance croissante des Habsbourg poussa la ville à conclure une entente avec les Waldstaetten. En 1330, Rapperswil passa en mains habsbourgeoises, les cols des grisons tombaient sous la coupe autrichienne. Les Zurichois sentaient le danger de la situation. Une scission politique intervint dans la ville, l’agitation était vive ; le peuple tenait pour l’Empire, alors que le patriciat tenait pour l’Autriche. La ville était gouverné par un Petit Conseil, que seuls les nobles composaient, les artisans et les commerçants n’en faisaient pas partie, bien que leurs corporations fussent riches et puissantes, lorsqu’ils demandèrent de participer au gouvernement, les nobles refusèrent.

En 1336, le chevalier Rodolphe Brun mena la révolte pour se placer à la tête du gouvernement et redonner de l’importance à la classe des chevaliers, les artisans s’emparèrent du pouvoir mais c’était la fin du grand commerce zurichois. Ce fut Brun, et son pouvoir quasi monarchique (il fut nommé bourgmestre à vie), qui dirigea la ville. Il fut d’abord hostile à l’Autriche, mais finalement Brun et le comte de Habsbourg-Laufenbourg conclurent une alliance perpétuelle en 1343. 

Cependant, en 1350, les ennemis de Brun, conduits par le comte lui-même, s’introduisirent dans la ville (dans la nuit du 23 au 24 février), ils furent défaits. En représailles les Zurichois s’emparèrent de Rapperswil, mais la situation se dégrada et une coalition se forma contre Zurich. Brun conclu alors une alliance avec l’Autriche le 4 août 1350, il obtenait la garantie de la constitution corporative mais devait renoncer à mener une politique d’alliance indépendante de l’Autriche. Mais Zurich rompit l’alliance (qui semblait peu sûre), la ville attaqua Rapperswil. Zurich était dans son tort, elle n’avait plus d’alliés et se trouvait isolée ; il lui fallait de nouveaux appuis, elle les trouva auprès des Waldstaetten (Uri, Schwytz, Unterwald et Lucerne).

Le pacte zurichois du 1er mai 1351 n’est pas une entente spontanée de force démocratique décidant de lutter contre la puissance dominante, les intérêts des familles dirigeantes étaient prégnantes. Le pacte commence par délimiter l’aire géographique ou l’aide mutuelle pouvait être réclamée, cette aire correspond à la zone où la monnaie zurichoise avait cours…et ou les Attinghausen (famille dirigeante uranaise) avaient leur zone d’influence. Nous ne verrons pas les détails des clauses du pacte, sachons simplement que la constitution zurichoise était garantie, les alliés se promettaient de la défendre d’où que viennent le danger. La liberté de conclure d’autres alliances étaient préservées et celle de rester sous l’égide de leur seigneur aussi (l’Autriche pour Lucerne, l’Empire pour Zurich et les Waldstaetten). L’attitude de l’Autriche poussa les Confédérés à s’adjoindre deux nouveaux alliés : Glaris et Zoug.

     

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