Les premières alliances que
des documents attestent furent conclues en Suisse occidentale
(entre Berne et Fribourg en 1243).
L’héritage mouvementé des
Zähringen sépara les
villes anciennement zähringen (à quoi s’ajoutait les dissensions
du à la Querelle entre les Papes et les Empereurs). Ainsi,
Fribourg était aux
Kybourg, fidèles au
Pape, Berne et Morat restaient liées à l’Empereur. De nombreux
pactes furent conclu entre ces villes (et d’autres) ; le but
étant de se préserver au maximum des
conséquences des luttes que se livraient leurs seigneurs ;
en effet les guerres signifiaient surtout les pillages et les
dégâts aux détriments des sujets des deux partis. Alors que
Savoie et
Habsbourg n’avaient de
cesse de se quereller, les villes de l’ouest devenaient
des forces économiques et politiques importantes et
indépendantes.
Le cas de Fribourg est
particulièrement intéressant : passée en main habsbourgeoise en
1277, la ville, étant éloignée des autres possessions de
la famille, fut forcée de mener sa propre politique et d’assurer
elle-même sa sécurité, ce fut sa chance !
Berne était ville impériale et put
conserver son indépendance bien qu’elle fut à plusieurs reprises
sous la protection des Savoie. C’est d’abord du côté de l’Oberland
que Berne va étendre son influence (par des traités, des achats,
mais aussi par les armes). Cette expansion lui valut l’hostilité
croissante de la noblesse. En 1323,
Berne devint l’alliée des Waldstaetten
(hostilité commune à l’égard de l’Autriche). Cette alliance
allait être efficace dès 1339, lors
de la
guerre de Laupen.
Nous sommes également
en possession d’un pacte datant de
1350, il visait à préserver la paix
en Haute-Bourgogne et spécialement
entre les deux villes. En 1291,
Berne va s’associer à la coalition
anti-habsbourgeoise des villes
d’Empire et du lac de Constance. La
charte fédérale bernoise, datant de
1353, contient déjà des précisions
sur les
opérations prévues en Argovie
(les bernois l’arracheront
définitivement en
1415 au
duc Frédéric
IV). Les vues sur le Pays de
Vaud commencèrent par un échec, mais
en 1536
Hans Franz Nägeli conquit le Pays.
Mais nous y reviendrons.