C’est à l’issu de la querelle
des Investitures entre l’empereur et le pape que les Zahringen
acquirent par héritage de vastes domaines du Léman à
l’Aar.
Rodolphe de Souabe,
aussi appelé de Rheinfelden, fut élu en 1077 par les princes
comme roi contre
Henri IV
(1050-1106).
En 1080 Rodolphe est tué, une partie de
son héritage alla alors aux Zahringen qui eurent dès lors une
influence prépondérante, jusqu’en 1218,
date de l’extinction de la famille, les Zahringen comptèrent
parmi les plus riches des princes du Sud-Ouest (ils avaient des
biens en Brisgau, dans la Forêt-Noire, en Argovie, dans l’Emmental
et en Bourgogne).
En 1098 déjà, ils furent distancés,
Henri
IV octroyant à Frédéric de
Hohenstaufen la puissance ducale en Souabe (Frédéric
avait marié Agnès, la fille de l’empereur). Zürich
appartenait cependant toujours aux Zahringen, mais il était en
fait aux mains des Lenzbourg.
Les Zahringen n’avaient pas seulement à
faire avec la versatilité politique impériale, mais aussi avec
des forces régionales toujours plus puissantes : les
comtes de Genève, les évêques de Lausanne, et surtout les
comtes de Savoie.
Avec la possession de Zurich, dont Uri dépendait,
les Zahringen pensaient pouvoir s’imposer
au nord du Gothard, les prétentions se dirigeaient donc
en direction des Alpes centrales, c’était une première.
Les Zahringen ont fondé les villes de Fribourg,
Berne, Rheinfelden, Berthoud, Morat et Thoune.
Mais les Zahringen regardaient aussi vers
le Valais, ses cols, et l’Italie ! En 1211,
les valaisans infligèrent une défaite aux Zahringen dans la vallée
de la Conches, ce qui leur enleva l’envie d’y
retourner (si cette bataille a bien eut lieu, ce qui a été
récemment mis en doute).
Comme
nous l’avons dit, la
famille Zahringen s’éteint en 1218.