Giolitti est piémontais
et d’origine paysanne, en 1882
il sera élu député et deviendra ministre entre
1903-1905
puis 1906-1909 et enfin 1911-1914.
Giolitti sera
Président
du Conseil italien quasi sans interruption de
1903
à 1914 ; dans ces années
tumultueuses Giolitti administra le régime italien en se préoccupant
des problèmes sociaux (il mis en place une importante législation
sociale : réglementation du travail des femmes et des
enfants, obligation du repos hebdomadaire), il
instaura le suffrage universel en 1911 ( ce n’est pourtant que
24%
du total de la population qui reçoit le droit de vote).
Il aura recours à la corruption, déjà très répandue
dans l’Italie d’alors, pour se maintenir avec une forte
majorité au Parlement. On peut d’ailleurs dire que Giolitti
exerça une véritable « dictature
parlementaire ». Au point de vue de la
politique extérieure : Entre
1901 et 1903, l’Italie se rapproche de la France, tout en
demeurant dans la
Triplice
(la Triple-Alliance
était composé de l'Italie, de l’Allemagne et de
l’Autriche-Hongrie). En 1911-1912, Giolitti au terme de la
guerre
contre la Turquie, se fait céder la Libye et des îles
grecques du Dodécanèse (traité
d’Ouchy du 18 octobre
1912).
Entre
1920 et 192, il sera à nouveau Président du Conseil mais se
heurta à la grave agitation dont était victime l’Italie
d'après-guerre; il ne sut s'imposer face aux montée du
socialisme puis du fascisme.
Dans
un premier temps Giolitti soutint
Mussolini,
il pensait que ce dernier était un « moindre mal » ;
mais après
l’affaire
Matteotti il se déclara opposé au mouvement du
Duce.