SOMMAIRE - Divers

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Frédéric Ier Barberousse (1122 env. - 1190). Empereur germanique de 1155 à 1190

 
 

C’est l’une des figures les plus reconnues et les plus attachante du Moyen Age. Il fut roi de Germanie puis empereur. Il est issu de la dynastie des Hohenstaufen et comme ses prédécesseurs il s’opposa à la papauté et aux villes d’Italie du Nord, villes riches et puissantes, auxquelles il aurait bien voulu imposer son autorité. Il refusa de reconnaître le nouveau pape, Alexandre III, et fit élire un antipape, Victor IV. Dans l’Empire, à partir de la diète de Wurtzbourg (1165), tous les évêques doivent obéissance à l’antipape (qui est désormais Pascal III). Le pape « légitime » ne tarda pas à s’allier contre lui avec les villes italiennes regroupées dans la Ligue Lombarde. Malgré la destruction de Milan en 1162 Frédéric Ier Barberousse fut battu à Legnano en 1176 et dut reconnaître l’indépendance des villes lombardes, il connaissait mal la capacité économique des communes italiennes et leur force politique: Milan va constituer alors la Ligue des villes lombardes, qui infligera la défaite très grave de Legnano à Frédéric. Son fils, Henri, se maria avec Constance, l’héritière du royaume normand de Sicile, cela compensait un peu sa défaite…

Dans l’Empire proprement dit, Frédéric réussit à maintenir l’ordre malgré plusieurs tentatives de résistance de la part des grands princes. Il défend en particulier son cousin Henri le Lion et s’entremet entre lui et les autres grands feudataires qui supportent mal les empiétements du trop puissant duc de Saxe. Celui-ci épouse en 1168 la fille du roi Henri II Plantagenêt d’Angleterre. Au moment où Frédéric a d’énormes difficultés avec les Lombards, vers 1175, le duc de Saxe refuse de lui apporter son aide. Dès que la réconciliation avec Alexandre III est achevée, Frédéric revient en Allemagne, convoque son cousin devant la Diète d’Empire pour qu’il se justifie des accusations portées par ses voisins (abus autorité). Ayant refusé de comparaître, Henri le Lion est mis au ban de l’Empire en 1179. Les Staufen ont démantelé la puissance des Welfs, mais la guerre reprendra avec leurs enfants, compliquée par l’intervention de Richard Cœur de Lion. Notons encore qu’il fut l’un des chefs de la troisième croisade, cela ne lui réussit pas puisqu’il mourut noyé dans le Cydnos, petit cours d’eau de Cilicie (Asie Mineure). Il devint dès le XVIe siècle un personnage mythique, on racontait alors qu’il n’était pas mort, qu’il vivait dans une grotte et que sa barbe qui continuait de pousser était devenue immense. On disait  qu’il reviendrait pour rendre sa grandeur à l’Empire. D'autres récits disaient qu'il attendait sur les pentes de l'Etna avec son armée pour prendre sa revanche.

Frédéric Ier a construit ou reconstruit de nombreuses forteresses sur ses domaines souabes et alsaciens; mais ce seigneur féodal a été incapable de comprendre les villes, qu’il a brutalement châtiées si elles se rebellaient contre l’autorité épiscopale (Mayence, 1163) ou royale (villes lombardes). Avec lui va disparaître l’Empire: ses fils ne régneront pas assez longtemps; son petit-fils se sent plutôt sicilien et méditerranéen. Il n’a pas su «moderniser» assez les institutions de cet ensemble politique pour qu’elles résistent à quelques années d’anarchie. 

Développements

Les hésitations et les ambiguïtés de certaines attitudes, que l'historien a parfois peine à analyser clairement, commencent à se décanter lors du conflit qui oppose le pape Alexandre III à l'empereur Frédéric Barberousse et qui constitue la première phase de ce que l'on appelle la lutte du Sacerdoce et de l'Empire. Et pourtant, avant que le conflit ne soit véritablement ouvert, les positions apparaissent de part et d'autre tout à fait conformes à la pensée du siècle précédent. Depuis son avènement (1152), le nouveau monarque avait, en effet, apporté tous ses soins au renforcement de son autorité en Allemagne et au rétablissement des droits de l'Empire en Italie, en prétendant par ailleurs contrôler l'épiscopat germanique et obtenir la collaboration du pape confiné dans la direction des affaires religieuses, ce qui renouait en quelque sorte avec la tradition d'Henri II et d'Henri III. A cette entreprise s'étaient opposées diverses cités de Lombardie, attachées à leurs franchises, mais aussi le Saint-Siège, soucieux de son indépendance. Au mois d'octobre 1157, l'incident qui, à la diète de Besançon, avait mis aux prises l'empereur et deux légats pontificaux (dont l'un, Roland, était le futur Alexandre III), avait montré combien il était difficile de trouver un compromis. L'un des légats n'était-il pas allé jusqu'à s'écrier: « De qui donc l’empereur tient-il l’Empire si ce n’est du seigneur pape? » Formule lapidaire, tout à fait dans la ligne, au moins en apparence, des propos grégoriens les plus rigoureux (tirés de la déposition d'Henri IV), et qui, rejetée violemment par les tenants de l'autorité civile, allait inciter à la réflexion dans le contexte de l'époque et au cours du combat entre les deux pouvoirs.

Conrad était mort le 15 février 1152 ; trois semaines plus tard, son neveu Frédéric était couronné. Eugène III promettait de sacrer Frédéric et d'agir avec lui pour accroître l'honneur de l'empire et celui du Saint-Siège. Cet arrangement ne suffit pas pour éviter des dissonances. Lorsque Frédéric rencontra le Saint-Père à Sutri, le 6 juin 1155, il refusa de lui rendre le service auquel s'était prêté Lothaire en son temps, il ne voulut pas être l'écuyer d'un pape là où Henri III jadis en avait destitué trois d'un seul coup. On finit par s'entendre malgré ces incidents : Frédéric assouplit sa position et Adrien VI promit de détruire la fresque représentant Lothaire dans l'attitude d'un vassal. Le couronnement eut donc lieu le 18 juin, mais si l'empereur avait refusé avec hauteur de recevoir la couronne des Romains, il n'avait pas pu les mater. Il n'avait pas non plus croisé le fer avec les Normands cédant aux objurgations de son entourage pressé de rentrer en Allemagne avant la canicule, il avait tourné bride. Le pape, estimant alors que les accords de Constance étaient devenus caducs puisque Frédéric n'avait pas tenu ses engagements, fit la paix avec les Normands à Bénévent en juin 1156. Ce renversement des alliances avait pour la papauté l'avantage de transformer un adversaire en ami, un ami dont le concours serait aussi précieux qu'avait été redoutable son hostilité ! Très vite, l'empereur eut l'occasion de constater que le Saint-Siège se sentait en position de force. En octobre 1157, ses légats étaient venus à la diète de Besançon (nous revenons sur ce qui a été dit plus haut) pour protester contre l'impunité des pillards qui avaient malmené l'archevêque suédois de Lund. Le message en latin dont ils étaient porteurs disait que Frédéric II, aurait pu recevoir du pape de plus grands beneficia. Rainald de Dassel, chancellier d'Empire, choisit de traduire ce mot, qui pouvait signifier bienfaits - ce qui était banal -, par fief. Dans le tumulte que cette allusion à la vassalité déclencha, un des légats s'écria: « De qui l'empereur tient-il l'empire sinon du pape ? » Il faillit se faire tuer sur place. Avec son confrère, il trouva le salut dans la fuite. Les documents contenus dans leurs bagages témoignaient si clairement de la volonté centralisatrice du Saint-Siège que les évêques allemands se rangèrent du côté de Frédéric. La chancellerie s'empressa de répandre le récit de l'incident afin d'exciter l'indignation des Allemands ; l'égalité des deux pouvoirs suprêmes y était proclamée, l'idée d'une subordination du temporel au spirituel rejetée, et l'élection de l'empereur interprétée comme le signe d'une relation directe entre le monarque et Dieu.

A la mort d’Adrien IV deux papes furent en compétition, Alexandre III et Victor IV. Barberousse endossa à son tour le rôle de Henri III à Sutri, convoqua en 1160 un concile à Pavie, qui se prononça pour Victor IV. Mais, en dehors de l'empire, cette décision resta presque sans écho : puisque tandis que l'Empire est officiellement victorin ainsi que la presque totalité des prélats allemands et, de bon gré ou par contrainte, un certain nombre d'italiens, la France, l'Angleterre, les royaumes ibériques, le royaume de Sicile, le royaume de Jérusalem sont alexandrins. En 1160, Alexandre III excommunie l'empereur et ses complices. A la mesure prise contre lui, Frédéric réagit par la force, achève de placer sous son emprise effective l'Italie et intervient dans le centre de la péninsule. Frédéric s'efforça de gagner à sa cause les autres souverains d'Occident, mais ses tentatives n'eurent que peu de succès ; Pascal III lui succédera. Alexandre III, que les Romains accusèrent de les avoir mis dans une situation difficile, dut s'enfuir, tant il était impopulaire. Frédéric réorganisa l'administration romaine, dont il investit le chef, le préfet, substituant ainsi l'autorité de l'empire à celle du pape. Enfin, le 1er août, son pape à lui, Pascal Ill, renouvela le couronnement qui avait déjà eu lieu en 1155. Une fois de plus, les Allemands étaient maîtres de Rome et leur chef pouvait à juste titre se proclamer empereur romain. Une fois de plus, ce triomphe fut sans lendemain. En 1165, la situation ayant un peu évolué, il rentre à Rome. L’empereur décide alors de porter un coup irréparable. Au mois de mai, après la diète de Würzbourg, il exige des évêques allemands le serment de ne jamais se rallier à Roland ou à ses successeurs. A la fin de 1166, à la tête de son armée, il pénètre en Italie. Il atteint la capitale de la Chrétienté en 1167 et y installe son pape, après que son rival s'est enfui. C'est alors qu'une terrible épidémie frappe ses troupes, transformant en déroute ce qui avait été jusque-là une des plus brillantes opérations politiques et militaires du siècle. Il regagne l'Allemagne comme il peut. L'Italie lui échappe. En effet, les cités du nord se soulèvent aussitôt, aidées par le roi de Sicile. De leur association naît la Ligue lombarde, qui relève Milan, détruite quelques années plus tôt par les Allemands, et édifie une ville nouvelle à laquelle on donne en l'honneur de l'allié pontifical le nom d'Alexandrie. Un armistice est conclu à Montebello et de longues négociations s'engagent, au cours desquelles l'empereur tente de traiter seulement avec la Ligue. Elles échouent. Les hostilités reprennent: Frédéric est battu à Legnano (20 mai 1176). Dès lors, il est forcé de mettre fin à la guerre et au schisme. Des préliminaires de paix, arrêtés à Anagni, sont confirmés à Venise (juillet 1177). Barberousse reconnaît Alexandre comme pape légitime. Il est absous. Il conclut par ailleurs une trêve avec les Lombards et la Sicile. Le 24 juillet, le pape et l'empereur se réconcilièrent donc à Saint-Marc de Venise ; Frédéric se prosterna devant Alexandre et lui tint l'étrier avant et après l'office, mais le sermon du Saint-Père vanta l'avantage de la coopération des deux pouvoirs. L'excommunication de Frédéric était levée sans qu'il ait été contraint à se comporter en pénitent, Venise n'était pas un second Canossa. Les théories grégoriennes n'avaient donc pas été appliquées intégralement ; le temporel n'était pas subordonné sur tous les plans au spirituel et l'utilité de leur collaboration avait été solennellement proclamée. Ainsi cette deuxième phase du conflit du sacerdoce et de l'empire n'avait pas été close par la défaite du second ; les atouts que lui avait laissés le concordat de Worms ne lui avaient pas été repris. Les positions italiennes auxquelles Barberousse tenait tant avaient été renforcées grâce à l'acquisition, en 1178, des biens détenus par les Welf en Italie centrale. Frédéric s'était montré suffisamment souple pour fonder son autorité sur de nouvelles bases ; jadis elle reposait sur le concours des évêques ; désormais elle s'appuierait sur les vainqueurs des prélats, les citadins. En somme, la politique italienne de Barberousse se soldait par des avantages substantiels.

De ce bref récit se dégage d'abord la relative modération du pape, qui excommunie l'empereur, mais n'envisage pas d'autres sanctions, qui s'allie à la Ligue lombarde et encourage fermement les villes à poursuivre jusqu'au bout la lutte, mais se réconcilie avec l'adversaire sans intervenir réellement pour faire aboutir les revendications italiennes. Cette attitude, qui est due à la conjoncture, correspond aussi à une doctrine des relations de l'Église et de l'État selon laquelle les deux pouvoirs doivent étroitement collaborer, parce qu'ils sont l'un et l'autre responsables du maintien de la paix et parce que leur entraide permanente est une condition nécessaire au progrès religieux et au salut de la société. Le pape ne dépose pas l’empereur parce que la déposition serait une mesure politique arrêtée en considération d'une faute religieuse (et aussi en considération d'un acte politique, car la convocation du concile est liée à la réalisation du programme italien de l'empereur) et parce qu'il estime ne pas avoir le droit de le faire. Pour Alexandre III, le pape, vicaire de Pierre, a d'abord et avant tout la plénitude du pouvoir ecclésiastique et religieux et il ne peut pas intervenir, sans justification religieuse, dans le domaine reconnu au pouvoir civil. Et pourtant, apparemment, il le fait lorsqu'en 1170, craignant que certaines cités de la Ligue lombarde ne sortent de l'alliance et ne portent ainsi un coup à la résistance contre Barberousse, il adresse aux consuls de ces communes une lettre - la bulle Non est dubium - dans laquelle il annonce sa détermination à frapper d'excommunication ceux qui rompraient l'union ou formeraient une autre association (pour se ranger du côté de l'empereur) et de censures ecclésiastiques ceux qui désobéiraient aux dirigeants (recteurs) de la Ligue. Le raisonnement qui est à l'arrière-plan de la démarche, dont on retrouve les arguments épars en d'autres textes, est clair. L’empereur, par son entreprise en Italie, menace la liberté de l'Église parce qu'il porte atteinte à celle du Saint-Siège établi dans la péninsule que la Ligue lombarde défend. Il en résulte que la liberté de l’Italie, pour laquelle luttent politiquement et militairement les villes de Lombardie, devient une « chose sacrée » parce qu'elle est indispensable à la liberté de la Papauté, assimilée à celle de l'Église, et parce que le pape, vicaire de Pierre, a reçu la mission, religieuse dans son essence, de maintenir et de promouvoir cette liberté. C'est la raison pour laquelle, lorsque, lors des négociations de Venise l'empereur adhère à Alexandre III et met fin au schisme, ce qui entraîne automatiquement la levée de l'excommunication, le pontife considère qu'il ne menace plus sa liberté et ne porte plus préjudice à celle de l'Église. D'où il s'ensuit que la liberté de l'Italie cesse d'être une « chose sacrée », ce qui permet de ne pas exiger qu'il donne satisfaction aux revendications politiques des cités et de se contenter de favoriser la conclusion d'une trêve. La démarche, qui peut sembler cynique et égoïstement politique, est tout à fait cohérente et en conformité avec la réflexion doctrinale.

La thèse dualiste, déjà exposé par Rufin, ne pouvait pas cependant, dans le contexte du temps, compte tenu de l'apaisement de la querelle du Sacerdoce et de l'Empire en 1177 et de la conviction qu'avaient l'empereur et les rois d'être obligés de collaborer au salut des âmes, aboutir à l'indépendance réelle du politique, ce que récusaient d'ailleurs aussi les ecclésiastiques. Huguccio, l’un des plus grands canoniste de l’époque, affirme que, s'il a été dit (par Grégoire VII entre autres) que le pape a reçu « les droits de l'Empire terrestre autant que céleste », cela signifie seulement, contrairement à ce que l'on a voulu entendre, qu'il a le plein pouvoir spirituel. Il déclare donc qu'on ne peut pas tirer de là, pas plus que du symbole des deux glaives, la capacité pour le pontife de « faire l'empereur », de même que celui-ci n'a pas à intervenir dans l'élection pontificale.

Frédéric a vu dans le refus de Henri le Lion de venir à sa rescousse le signe indubitable d'une volonté d'indépendance, l’élimination d’Henri est une étape décisive dans un processus dont les débuts remontaient au milieu du XIIe siècle : la disparition des duchés ethniques. C'est en accord avec ce Reichsfürstenstand que Frédéric Barberousse assurait le gouvernement de l'empire ; les grandes décisions étaient prises au cours des Hoftage, des diètes, où les princes tenaient les premiers rôles ; c'est à eux que revenait l'application des décisions prises, en particulier en matière judiciaire, car ils détenaient le Blutbann, le droit de rendre la justice de sang ; la répression des violations du Reichslandfrieden, de la « paix », dont Frédéric avait dès 1152 renouvelé les dispositions promulguées jadis par Henri IV, incombait aussi aux Fürsten. Quatre-vingt-dix d'entre eux étaient des prélats. Le concordat de Worms donnait à l'empereur la possibilité d'exercer une influence sur le choix de ces dignitaires ; il en fit usage chaque fois que l'élection lui semblait suffisamment importante. L’attitude adoptée par l'épiscopat entre 1159 et 1177 montre qu'il resta fidèle à Frédéric, même si certains de ses membres considéraient Alexandre III comme le pape légitime.

Barberousse aurait voulu que le pape couronnât Henri (son fils, futur Henri VI). À Vérone, où Lucius III lui avait donné rendez-vous, en 1184, les deux moitiés de Dieu faillirent à nouveau se colleter. Seuls les hérétiques, condamnés par les deux pouvoirs, firent les frais d'une entente qui ne porta que sur ce point. Frédéric ne voulait laisser au Saint-Siège que le dixième des revenus des domaines impériaux dans la péninsule, ce que Lucius III refusa, comme il refusa de couronner Henri. De son côté Frédéric n'admit pas que le Saint-Père se mêlât du litige qui opposait deux candidats à l'archevêché de Trèves. Il y eut des étincelles, mais pas d'incendie. La plupart des évêques allemands restèrent fidèles à Frédéric. Henri, régent de l'Italie, fit une démonstration de force en occupant une partie du patrimoine de Pierre ; Urbain III, le successeur de Lucius, en 1186, incita sans succès les évêques à collaborer avec lui. L’année suivante, le désastre de Hattin et la prise de Jérusalem par Saladin révélèrent au pape et à toute la chrétienté la situation dramatique de la Terre Sainte. Un terrain d'entente fut trouvé dès la fin de 1187. L’organisation de la Croisade avait pris le pas sur toutes les autres préoccupations. Un accident stupide priva Barberousse de la joie qu'il aurait eue s'il avait pu délivrer Jérusalem lorsqu'il voulut franchir à gué le Séléf, son cheval trébucha, l'empereur emporté par le courant, coula.

     

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Bibliographie

- Cuvillier, J.-P. (1979), L’Allemagne médiévale. Payot.

- Noël, J.-F. (1976), Le Saint Empire, PUF, Paris

- Pacaut, M. (1989), La théocratie. Desclée, Paris.

- Parisse M. (2002), Allemagne et Empire au Moyen age, Carré Histoire, Hachette.

- Rapp, F. (2000), Le Saint Empire romain germanique, d’Otton le Grand à Charles Quint. Seuil.

- Rovan, J. (1999), Histoire de l’Allemagne, Seuil.

- Schillinger, J. (2002), Le Saint Empire, Ellipses.

 

 
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