ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Sommaire >>> Histoire de l'Antiquité  >>> Rome avant l'avènement de l'Empire

L'effondrement de la République romaine
 
 

Première phase

De nombreux historiens attribuent l’effondrement de la République Romaine à Tiberius Gracchus, un jeune patricien qui défia et court-circuita le Sénat en livrant sa législation directement à l’Assemblée du peuple. Il mourut dans une émeute organisée par les sénateurs, qui croyaient que sa disparition résoudrait le problème. Mais le système républicain continuait à n’offrir aucun débouché pour la carrière politique, et, plus grave encore, pour la carrière des armes. La constitution attribuait le droit de lever une armée et de la diriger au seul consul, élu chaque année. Cette fonction correspondait à l’échelon le plus élevé de la carrière sénatoriale. Aucune expérience militaire n’était requise. En revanche l’habileté politique était indispensable. Mais les défaites successives des consuls contre Jugurtha, le roi africain, révélèrent que le manque de poigne et de consistance des chefs entraînait des désastres militaires. 

Malgré son origine modeste, Marius obtint le consulat en promettant aux Romains des succès militaires manifestes, et il tint ses promesses. Peu enclin à retourner dans l’anonymat du Sénat, il se fit réélire consul. Reconduit par vote populaire, il se maintint en poste d’une manière inconstitutionnelleSon succès provenait principalement de sa réorganisation de l’armée : le citoyen-soldat fut remplacé par le soldat professionnel, recruté pour une campagne précise, sans que son statut social soit pris en compte. Une telle armée était plus dévouée à son chef qu’au Sénat. Marius l’utilisa pour marcher sur Rome à la tête de ses troupes, stratégie qui sera ensuite reprise par bien des chefs militaires.

Dernière phase

L’étroitesse de vue et l’opiniâtreté des sénateurs furent responsables de la chute de la république, autant que la montée en puissance des généraux. Les sénateurs se mirent à dos les trois hommes qui allaient sceller leur perte : ils forcèrent César à choisir entre un consulat et un triomphe ; ils refusèrent d’attribuer des terres aux vétérans de Pompée ; ils ne voulurent pas négocier le règlement d’un impôt avec l’homme le plus riche de Rome, Crassus

Ils se retrouvèrent bientôt impuissants face à la force combinée des trois hommes, quand ils décidèrent de se soutenir mutuellement. Ce premier Triumvirat fut en mesure de satisfaire les exigences immédiates de chacun des partenaires. César obtint le consulat, et le commandement de son choix en Gaule. Mais après la mort de Crassus en Syrie, la jalousie de Pompée pour la renommée croissante de César l’incita à se joindre au Sénat, qui le dota des pleins pouvoirs. Renforcé par la présence du “champion” Pompée à ses côtés, le Sénat exigea que César rentre de Gaule et licencie ses troupes. Nullement impressionné, le consul franchit le Rubicon et marcha sur Rome. La guerre civile était inévitable. César victorieux entreprit un vaste programme de réformes dans l’intention de restaurer la stabilité financière de l’État au bord de la faillite. Il se fit proclamer “dictateur” à vie. Les républicains ne pouvaient accepter cet abus flagrant de pouvoir et l’assassinèrent. Si les meurtriers de César espéraient une restauration de la puissance des sénateurs, ils furent déçus : un second Triumvirat s’empara du pouvoir. 

En dernier lieu, les sénateurs soutinrent Octavien contre son ultime adversaire, Marc-Antoine et son alliée Cléopâtre. La victoire décisive d’Actium plaça Octavien à la tête des légions romaines. Devenu l’empereur Auguste, il réussit à imposer une paix durable et instaurer un système de gouvernement qui perdura durant plus de quatre siècles.  

 
 
 
 
 
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