SOMMAIRE - Divers

La rubrique Divers regroupe divers travaux et dossiers relatifs à des sujets variés ou spécifiques. Ainsi, par exemple, un important dossier consacré à l'Histoire de la Suisse, un index de personnalités historiques, des chronologies, des dossiers d'histoire économique, d'introduction aux études historiques ou de didactique de la discipline.

 

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Dagobert (vers 600 à 639)

 
 

Roi d’Austrasie (623) puis roi des Francs de 629 à 639. En 613, Clotaire II, roi de Neustrie, envahit l'Austrasie et torture à mort Brunehaut. Dès 622, il fait reconnaître Dagobert, fils qu’il a eu avec Bertrude, comme roi d’Austrasie.

C’est à Metz que réside alors Dagobert qui n’a pas dix ans. Le maire du palais Pépin de Landen le conseille. Sept ans plus tard, lorsque meurt Clotaire II en 629, Dagobert se fait reconnaître roi de Neustrie et de Bourgogne. Devenu ainsi roi des Francs, il laisse l’Aquitaine à son frère Caribert. Et lorsque celui-ci meurt en 632, Dagobert récupère son domaine. Auprès de lui des conseillers comme Eloi (saint, vers 588-vers 658), qui a été déjà le conseiller de Clotaire II. Maître de l’hôtel de la Monnaie de Paris, il est, parce qu’il a reçu une formation d’orfèvre, chargé de veiller à la réalisation d’objets destinés au roi ou au culte comme des crosses et des calices. S’il acquiert une importante fortune grâce à ses fonctions, il ne manque pas de faire la charité aux pauvres, de libérer des esclaves, de financer la construction d’églises... Consacré évêque de Noyon et de Tournai en 641, après avoir été ordonné prêtre un an plus tôt, il prêche dans les Flandres et en Frise, fonde des monastères à Paris, à Noyon, à Solignac. Il est encore conseiller de sainte Bathilde lorsqu’elle est régente de Gaule.

L’année même où Eloi est consacré évêque, un autre conseiller de Dagobert accède également au trône épiscopal, Ouen (saint, vers 600-vers 684). Si ce n’est qu’après la mort de Dagobert que Eloi et Ouen deviennent évêques - contrairement à saint Didier (à ne pas confondre avec saint Didier de Langres, mort vers 411), un autre des conseillers de Dagobert, évêque de Cahors de 630 à 655 -, c’est sans doute sur leurs conseils que le roi ne cesse de parcourir son royaume, d’y rendre la justice. Soucieux de récupérer les biens du fisc royal, que certains de ses prédécesseurs avaient laissés aliénés, Dagobert est généreux avec certaines églises et abbayes et particulièrement avec Saint-Denis. Il est soucieux également de défendre les frontières du royaume. Il va se battre pour cela à l’est contre les Slaves jusqu’en Moravie, à l’ouest contre les Gascons. Il est soucieux enfin d’asseoir son autorité, que les Bretons et les Saxons reconnaissent, en 638. C’est à Saint-Denis que meurt Dagobert ; il y est enterré à l’abbaye. En 634 il a confié l’Austrasie à son fils Sigebert qui n’est guère alors âgé que de trois ans. C’est pourquoi, à la mort de son père Dagobert, Clovis II, âgé d’un an seulement, ne reçoit que la Neustrie et la Bourgogne en héritage.

     

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Source

- Dictionnaire Historique, L.Vallaud. Fayard Edition 1995

- L'Histoire de France, P.Bonafoux. Havas Edition. 1999

 

 
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