SOMMAIRE - Divers

La rubrique Divers regroupe divers travaux et dossiers relatifs à des sujets variés ou spécifiques. Ainsi, par exemple, un important dossier consacré à l'Histoire de la Suisse, un index de personnalités historiques, des chronologies, des dossiers d'histoire économique, d'introduction aux études historiques ou de didactique de la discipline.

 

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Cicéron (Marcus Tullius Cicero) (-106 à -43)

 
 

Cicéron est né à Arpinium, dans le Latium, il appartient à une famille de nobles locaux de la classe des chevaliers. Sa famille était alliée avec celle de Marius, qui en était alors à son deuxième consulat. Cicéron sera un « homo novus », c’est-à-dire qu’avant lui aucun membre de sa famille n’avait exercé de magistrature à Rome. C’est vers 80 que Cicéron commencera à plaider. Son talent est indéniable et le milieu lettré dans lequel il grandit lui profita pleinement. Après la guerre civile ayant opposé Marius et Sylla (ce dernier remportant la victoire et se faisant attribuer la dictature), Cicéron aura l’audace de prendre la défense d’un homme victime d’un protégé de Sylla ; Cicéron prononce son Pro Roscio Amerino et remporte le procès. Pour parfaire sa formation il va séjourner un an en Grèce (Athènes et Rhodes) où il montrera de l’intérêt pour la philosophie. Il suivit un cursus honorum remarquable et devint consul en 63.

Les Verrines (-70 )

Cicéron fut questeur de Lilybée en Sicile, il fut apprécié de la population qui, 5 ans plus tard, fit appel à lui pour défendre ses intérêts face à Verrès, qui fut gouverneur de la Sicile de 73 à 71 et qui pilla allégrement les œuvres d’art des temples et des particuliers siciliens. Ce n’était pas un procès facile, en effet les partisans de Verrès étaient puissants. Ils essayèrent de faire repousser le procès pour que le défenseur de Verrès, Hortensius, soit consul au moment de celui-ci. Mais Cicéron se montra habile et réussit à repousser la manœuvre. Dès le début du jugement Cicéron produisit des preuves accablantes contre son adversaire qui n’attendit pas la sentence pour s’enfuir… Nous possédons 6 des discours de Cicéron sur cette affaire,  mais en réalité seul le premier (« prima actio ») fut prononcé, les 5 autres ("actio secunda") furent publiés par la suite (notamment le De Signis qui traite des vols d’œuvres d’art par Verrès).

Les Catilinaires (-63)

Catilina est un noble ruiné qui essaya de parvenir au consulat mais qui échoua aux élections de 64 et de 63 (face à Cicéron). Il décide alors de sortir de la légalité pour conquérir le pouvoir. Il rassemble une armée en Etrurie et organise l’assassinat des hommes les plus influents à Rome. Cicéron adopte d’abord une position défensive, il ne peut ouvertement attaquer Catilina qui est soutenu par une partie du sénat. Avertit par un indicateur, il échappe de justesse à un attentat fomenté par Catilina. Cicéron décide de passer à l’attaque et harangue violemment Catilina au sénat (1e Catilinaire) ; Catilina ne joue pas finement puisqu’il confirme les accusations de Cicéron en se réfugiant auprès de son armée. Cicéron en informe le peuple (2e Catilinaire). Un nouveau faux pas va définitivement perdre les conjurés ; ceux-ci promettent à une ambassade Allobroges de leur accorder ce qu’ils n’avaient pas reçu du sénat si ils les aidaient à conquérir le pouvoir. Après avoir hésiter, les ambassadeurs gaulois rapportèrent tout à Cicéron. Celui-ci joua finement en indiquant aux Allobroges qu’ils devaient faire croire qu’ils étaient d’accord et réclamer des documents écrits. Lorsque les ambassadeurs quittent Rome, Cicéron fait attaquer le convoi et s’empare des documents. Il est désormais en possession d’une preuve indéniable du complot. Cicéron informe le peuple de ce qui vient  de se passer (3ème Catilinaire). Le sénat est consulté sur la peine à infliger aux conjurés : César propose la prison à vie, mais Caton exige la peine de mort. Cicéron se range à ce second avis (4ème catilinaire). Les conjurés sont exécutés et Catilina est défait avec son armée.

L’exil (58-57) 

En 60 se forme le « premier Triumvirat » entre César, Pompée et Crassus. Cicéron est devenu indésirable et est abandonné à ses ennemis. Parmi eux, le plus virulent, Clodius. Celui-ci va tenter de faire passer une loi condamnant à l’exil quiconque aurait fait exécuter des citoyens romains sans se référer à un tribunal; Cicéron était directement visé pour son attitude avec les conjurés de Catilina ! Avant que la loi ne soit votée Cicéron part se réfugier à Thessalonique. Il est rappelé l’année suivante et est accueilli triomphalement. Mais Cicéron n’a plus la même influence qu’auparavant. Il se retire partiellement de la vie politique.

Pro Milone (-52)

Clodius terrorisait Rome avec une bande qu’il avait recruté. Pour lutter contre lui, Milon recruta une bande du même genre. Pendant près de 5 ans les deux bandes rivales vont s’affronter. En -52, lors d’une énième bagarre Clodius est blessé et Milon le fait achever. Un procès est intenté à Milon. Cicéron veut se charger de la défense de celui-ci. Mais les hommes de Clodius ne renoncent pas et mettent la pression sur le tribunal. Cicéron se dégonfle et va prononcer un discours médiocre. Milon sera condamné. Cicéron, pour racheter sa réputation, publia son plaidoyer (qu’il avait affiné) : c’est le Pro Milone.

Le gouvernement de la Cilicie. (-51/-50) La guerre civile (-49/-48)

Cicéron va accepter le proconsulat de Cilicie (Asie Mineure). La guerre civile est à ses débuts lorsque Cicéron rentre à Rome. Il choisit le camp de Pompée. Celui-ci sera battu à Pharsale puis assassiner en Egypte en -48. Cicéron obtient de pouvoir rentrer à Rome, il devra adopter profil bas et se contenter de demander à César de pardonner aux partisans de Pompée.

Les Philippiques (-44/-43)

A la mort de César, Cicéron pense qu’il est tend de revenir sur les devants de la scène. Pour lui le véritable obstacle c’est Antoine, l’un des fidèles de César et consul de l’année. Il publie contre lui une série de discours, les Philippiques (du titre que portaient les discours prononcés par Démosthène contre Philippe de Macédoine). Mais bientôt Octave et Antoine se réconcilient provisoirement ; c’est Cicéron qui allait en faire les frais. Octave abandonne Cicéron à Antoine. Cicéron essaie de fuir mais il est rattrapé par les hommes de son ennemi, ils lui coupent la tête et les mains ! Antoine les fera placer sur la tribune aux harangues, là même où Cicéron avait prononcé ses Philippiques…

     

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