|
962-1056, l'asservissement
de l'Eglise |
|
911 |
Mort de Louis l'Enfant. |
|
919 |
Henri Ier l'Oiseleur est
choisi. |
|
936 |
Othon est élu roi de
Germanie à la mort de son
père Henri Ier l'Oiseleur.
|
|
936-973 |
Règne d'Othon Ier.
|
|
septembre 951 |
Othon Ier se rend à Pavie et
y reçoit le titre de "roi
des Francs et des Lombards".
|
|
953 |
Révolte du fils d'Othon,
Liudolf. Ce dernier y
entraîne Conrad le Roux et
les Hongrois. |
|
954 |
Les Hongrois traversent le
royaume, vont jusqu'à Metz
avant de repartir par le
sud. |
|
955 |
Victoire du Lechfeld sur les
Hongrois et de Recknitz sur
les Slaves. |
|
960 |
Appel au secours de Jean XII
confronté à Bérenger.
|
|
961 |
Othon franchit les Alpes,
dépose Bérenger et prend sa
place, sans pour autant
annuler l'autonomie du
royaume des Lombards dont
les institutions furent
respectées. |
|
962 |
Othon prête au pape un
"serment de sécurité"
s'engageant en outre à lui
restituer ce qui appartenait
au patrimoine de St Pierre.
|
|
2 février 962 |
Basilique du Vatican, Othon
Ier est sacré empereur.
|
|
13 février 962 |
Ottonianum : accorde au
Saint-Père les mêmes
privilèges que ceux que les
Carolingiens avaient
reconnus à la papauté
(confirmation des
territoires du patrimoine de
St Pierre) ; reprenant un
diplôme de Lothaire Ier,
Othon prescrivait à tout
nouveau pape de prêter
serment entre les mains du
souverain ou de son envoyé
avant de recevoir la
consécration. |
|
963 |
Intrigues de Jean XII.
Réunion d'un concile qui
dépose le pape et le
remplace par un notaire de
la chancellerie pontificale
(Léon VIII). Othon exige des
romains "qu'ils n'éliraient
ni n'ordonneraient aucun
pape en dehors du
consentement du seigneur
Othon ou de son fils".
|
|
967 |
Synode de Ravenne.
|
|
25 décembre 967 |
Othon II est couronné du
vivant de son père.
|
|
972 |
Othon II est empereur
associé. |
|
7 mai 973 |
Mort d'Othon Ier le Grand.
Othon II devient roi.
|
|
973-983 |
Règne d'Othon II.
|
|
980 |
Après des menées militaires
d'un côté comme de l'autre,
Othon II et Lothaire, roi de
France, parviennent à un
accord. Les revendications
françaises sur la
Lotharingie cessèrent
momentanément. |
|
981 |
Défaite d'Othon II à Cap
Colonne. L'autorité de
l'empereur n'est pas
foncièrement ébranlée, mais
les Slaves en profitent tout
de même pour attaquer les
forteresses de l'Elbe.
|
|
983 |
Othon II, 28 ans, meurt
début décembre. |
|
25 décembre 983 |
Othon III, 3 ans, est
couronné. |
|
983-1002 |
Règne d'Othon III.
|
|
984 |
Soumission d'Henri le
Querelleur, qui récupère le
duché de Bavière.
|
|
995 |
Appel de Jean XV, malmené
par les Crescents, à Othon
III, devenu majeur.
|
|
21 mai 996 |
Brunon, chapelain et cousin
d'Othon, devenu Grégoire V
sacre Othon III. |
|
février 998 |
Révolte de Crescentius et
son pape, Jean XVI (Jean
Philagathos). |
|
999 |
Mort de Grégoire V. Gerbert
d'Aurillac devient Sylvestre
II. |
|
janvier 1001 |
Texte solennel définissant
clairement les rapports
entre pape et empereur. Il y
était dit que la Donation de
Constantin avait été
falsifiée; l'incurie des
papes l'avait complètement
dévalorisée. Pour Othon la
Donation est une imposture.
Dans la foulée Othon
refusait de confirmer
l'Ottonianum et se contenta
de donner huit comtés de la
Pentapole (il s'agissait
bien d'une "donation" et pas
d'une "restitution").
|
|
janvier 1001 |
Révolte à Rome, l'empereur
est forcé de quitter la
ville. |
|
24 janvier 1002 |
Mort d'Othon III d'un accès
de malaria. On enterrait la
mirabilia mundi, toutes les
merveilles du monde.
|
|
1002 |
Les princes allemands, déçus
de la politique d'Othon III,
se rallient à Henri, duc de
Bavière. L'archevêque de
Mayence, Willigis, le sacre
dans sa ville (Aix est alors
occupé par Hermann, son
adversaire pour un temps).
Bulle: Renovatio regni
Francorum. |
|
1002-1024 |
Règne d'Henri II de Bavière
(le Saint ou le Boiteux). |
|
1007 |
Henri II se dit Romanorum
rex sans avoir été sacré par
le pape. Ceci montrant que
le roi de Francie orientale
était l'empereur-né et
devenait roi des Romains à
son ascension à la royauté
de Francie. |
|
14 février 1014 |
Benoît VIII, mis sur son
siège par les Tusculum,
sacre Henri II empereur.
|
|
13 juillet 1024 |
Mort d'Henri II, sans
enfants. Avec la mort de ce
prince se ferme le chapitre
des ottoniens. |
|
1024-1039 |
Règne de Conrad II. |
|
1025 |
Des troubles agitent
l'Italie ; Le palais royal
de Pavie est détruit par les
émeutiers. Conrad rappelle
alors qu'à la mort du roi,
la royauté continuait, de la
même manière qu'un navire ne
disparaît pas quand le
pilote tombe à la mer.
|
|
vers 1025 |
Burchard de Worms expose
dans son Décret (compilation
canonique) le projet d'Henri
II comme un modèle à
réaliser. |
|
1026 |
Campagne en Italie pour
soumettre les rebelles.
|
|
Pâques 1027 |
Conrad II est couronné par
le pape. |
|
1028 |
Conrad fait élire son fils
de 9 ans et lui confie le
duché de Bavière.
|
|
4 juin 1039 |
Mort de Conrad II. Son fils,
Henri III, est élu par les
princes. |
|
1039-1056 |
Règne d'Henri III |
|
1039 |
A 21 ans, Henri monte sur le
trône de son père sans la
moindre opposition.
|
|
1044 |
Victoire de l'empereur à
Mensô sur les hongrois.
Pierre est mis sur le trône
hongrois, il offre la Sainte
Lance à l'empereur, lequel
la transmet à la papauté.
Grégoire VII et Innocent III
en profiteront pour réclamer
la suzeraineté sur la
Hongrie. |
|
1046 |
Trois papes à Rome : Benoît
IX, Sylvestre III et
Grégoire VI. Comme "Ami du
Christ", oint du Seigneur et
son vicaire ici-bas, Henri
ne pouvait laisser la
papauté dans ce lamentable
état. |
|
24 décembre 1046 |
Synode de Sutri : Henri
prononce la déchéance des
deux derniers papes, la même
sentence tombera sur Benoît
IX à Rome. Swidiger de
Bamberg, devient Clément II
(après que l'archevêque
Adalbert de Brême eut refusé
le poste). Clément II
voulait ramener l'Eglise à
la pureté de ses origines.
|
|
Octobre 1047 |
Clément II est mort ; Poppon
de Brixen devient Damase II.
Il meurt trois semaines plus
tard. |
|
1048 |
L'évêque de Toul, Brunon d'Eguisheim,
devient Léon IX. L'empereur
l'avait préféré à
l'archevêque Halinard de
Lyon, lequel avait refusé de
prêter serment considérant
les destitutions de Sutri
contraire aux Evangiles et à
la règle de St Benoît.
|
|
1049-1054 |
Pontificat de Léon IX. |
|
1049 |
Synode de Mayence. Pape et
empereur siège côte à côte
pour promouvoir l'esprit
réformateur. |
|
1049 |
Pierre Damien
adresse à Léon IX le premier
de ses grands écrits
réformateurs, le Liber
Gomorrhianus sur les
désordres du clergé,
|
|
1052 |
Pierre Damien
adresse à l’archevêque Henri
de Ravenne son Liber
gratissimus, important
traité canonique sur la
reconsécration des
simoniaques, problème majeur
à la veille du conflit des
Investitures. |
|
1053 |
Défaite du pape à Civitate
face aux Normands. |
|
1054 |
Schisme entre l'Eglise
d'Orient et d'Occident.
|
|
1054 |
Mort de Léon IX. Victor II
prend sa succession (il mit
cinq mois pour accepter et
attendit encore sept mois
pour recevoir la
consécration). |
|
|
|
1056-1122, l'émancipation
religieuse |
|
1056 |
Mort de Henri III. Agnès est
chargée de la régence du
jeune Henri IV. |
|
1056-1106 |
Règne d'Henri IV.
|
|
1057 |
Humbert de Moyenmoûtier
publie l'Adversus simoniacos
dans lequel il rappelle que
dans la coopération entre
empire et sacerdoce c'est
l'Eglise, âme du corps
ecclésial dont le roi est la
tête, qui détermine ce qu'il
faut faire. Il reconnaît que
le roi prend part à
l'élection des prélats, mais
souligne que cela ne
signifie pas qu'il lui
revient des les choisir et
encore moins de les
investir. |
|
1058-1061 |
Pontificat de Nicolas II. |
|
Décembre 1058 |
Nicolas II élu pape. Il
obtiendra notamment un
serment de fidélité des
princes normands en échange
de leur investiture.
|
|
13 avril 1059 |
Décret de Nicolas II
réservant l'élection du pape
en premier lieu aux seuls
cardinaux. Le même synode
publie le même jour un autre
décret condamnant le
concubinage des prêtres
(nicolaïsme) et interdisant
aux clercs de recevoir des
élises d'un laïc (simonie).
|
|
1061-1073 |
Pontificat d'Alexandre II. |
|
1061 |
Mort de Nicolas II,
Alexandre II est élu. A
nouveau la cour impériale
n'eut pas son mot à dire,
comme pour les élections
d'Etienne IX et de Nicolas
II. Henri IV était encore
mineur. On opposa à
Alexandre un anti-pape,
Honorius II (Cadalous).
|
|
29 mars 1065 |
Adoubement d'Henri IV.
|
|
1073-1085 |
Pontificat de Grégoire VII. |
|
avril 1073 |
À la mort d’Alexandre II,
son conseiller fut acclamé
par les clercs et les
fidèles romains pendant la
cérémonie funèbre, aux cris
de «Hildebrand évêque!».
Bien que cette désignation
fût contraire aux
dispositions du récent
décret de Nicolas II (1059)
sur l’élection pontificale,
Hildebrand fut reconnu pape
et couronné; il prit le nom
de Grégoire VII. |
|
1073 |
Grégoire VII souhaite voir
l'empereur se séparer d'un
certain nombre de
conseillers qu'il tenait
pour des hommes pervers.
|
|
1074 |
Concile de Rome ; vise à
éradiquer la simonie et le
nicolaïsme. |
|
1075 |
Tout au long de l'année le
pape publie des décrets
centralisant les pouvoirs
entre ses mains comme
jamais. Ce faisant, il lance
ce que les historiens
appelleront plus tard la
réforme grégorienne.
|
|
1075 |
Publication du Dictatus
Papae.
Liste de vingt-sept brèves
propositions qui
proclamaient les décrets
souverains du pape en divers
domaines.
Détails: Dans la «société
chrétienne» dont la foi
cimente l'unité, le pouvoir
appartient à «l'ordre
sacerdotal» ; «l'ordre
laïque» n'a d'autre fonction
que l'exécution des
commandements formulés par
«l'ordre sacerdotal». En
effet le souverain pontife
est le seul qui puisse
porter les insignes
impériaux. Où qu'ils se
trouvent tous les détenteurs
d'une parcelle de pouvoir
temporel doivent obéissance
à celui qui représente «
l'empereur suprême », le
Christ. Au sens strict du
terme, ils n'ont aucune
autorité. Celle qu'ils
exercent leur a été déléguée
; elle peut leur être
retirée, même s'ils sont
empereurs. C'est au pape
qu'il revient de se
prononcer sur leur aptitude
à s'acquitter de leur
fonction. Bien entendu, il
peut juger tout le monde,
mais personne ne peut le
juger. L’empereur n'était
pas un personnage sacré et
ne pouvait pas l'être parce
qu'il n'était qu'un laïc. |
|
Février 1075 |
Synode tenu par Grégoire VII
; interdiction de
l'investiture laïque.
|
|
Juin 1075 |
Henri IV bat les rebelles
saxons sur l'Unstrut.
|
|
8 décembre 1075 |
Grégoire VII résume dans une
lettre à l'empereur les
exigences du Dictatus. Ses
ordres sont aussi
contraignants que ceux de
Dieu et les laïcs, si haut
placés soient-ils, doivent
obéir au successeur de
Pierre. |
|
24 janvier 1076 |
Assemblée à Worms ; document
enjoignant au "faux moine
Hildebrand" de descendre de
son trône usurpé. Le pape
est déposé. |
|
Février 1076 |
Le pape délie les sujets de
l'empereur de leur serment
de fidélité. Il procède avec
humilité en rappelant qu'il
n'a jamais été entraîné par
l'ambition de monter sur son
Siège. |
|
Août 1076 |
Première lettre de Grégoire
à l'évêque de Metz Hermann. |
|
1 novembre 1076 |
Les "grands" invitent le
pape à la diète devant se
tenir le 2 janvier à
Augsbourg. |
|
25-27 janvier 1077 |
L'empereur se rend en
pénitent à Canossa.
|
|
13 mai 1077 |
Les "grands", rejoints par
trois archevêques
d'Allemagne, déposent Henri
IV et le remplace par le duc
de Souabe, Rodolphe.
|
|
1080 |
Henri IV est à nouveau
excommunié après avoir
demander au pape
d'excommunier Rodolphe de
Rheinfelden. Demande
formulée sur un ton
comminatoire et assortie
d'une menace de déposition.
La seconde excommunication
fait plus référence aux
fautes politiques du
"coupable". |
|
Juin 1080 |
Synode de Bressanone.
Grégoire est déposé par de
nombreux évêques et
plusieurs cardinaux.
Excipant de son titre de
patrice, Henri désigne
l'archevêque de Ravenne,
Guibert, qui devient Clément
III. |
|
1080 |
Mort de Rodolphe. Hermann de
Salm prend sa suite en août
1081. |
|
1081 |
Lettre au pontife de
l'archevêque de Trèves,
Wenrich, résumant les
arguments de l'épiscopat
allemand : il s'élève contre
les décrets réformateurs et
particulièrement contre
l'interdiction de
l'investiture laïque. Il
insiste sur le fait que le
roi est le représentant de
Dieu sur terre et qu'il faut
donc lui obéir. L'Eglise ne
doit pas s'occuper des
affaires royales.
|
|
Mars 1081 |
Seconde lettre de Grégoire à
l'évêque de Metz Hermann.
|
|
1081-1084 |
Petrus Crassus rédige un
Defensio Henrici regis
(attaque contre Grégoire VII
et son action). |
|
1084 |
L'anti-pape d'Henri IV,
Clément III, couronne Henri
empereur. |
|
1085 |
Manegold de Lautenbach,
suivant Bernold de
Constance, souligne que les
rois, liés à l'Eglise,
doivent tenir leurs
engagements et que le pape a
donc le droit de contrôler
les actes de la puissance
politique. |
|
25 mai 1085 |
Mort de Grégoire VII. Victor
III est désigné mais ne
régna qu'un an ; Urbain II
lui succède. |
|
1085-1086 |
Benzon, évêque d'Albe,
rédige un traité intitulé
Liber ad Henricum où il
exalte la souveraineté de
l'empereur. |
|
1095 |
Conrad, le fils d'Henri IV,
rallie le camp adverse.
|
|
27 novembre 1095 |
Urbain II prêche la croisade
à Clermont. |
|
15 juillet 1099 |
Jérusalem est reprise.
Jacques Le Goff écrit : "la
Croisade, si elle montre une
chrétienté enfin sûre
d'elle-même, la montre aussi
devenue allergique à autrui.
Elle ne cherche plus
qu'accessoirement à
convertir, elle massacre".
|
|
1099 |
Pascal II succède à Urbain
II. |
|
août 1106 |
Mort de Henri IV, prisonnier
de son second fils, Henri.
|
|
1106-1125 |
Règne de Henri V. |
|
4 février 1111 |
Accord signé à Sutri sur les
bases duquel les liens
unissant l'épiscopat à
l'empire étaient tranchés,
les évêques abandonnant
biens et droits régaliens
l'empereur n'avait plus de
raison de les investir.
|
|
12 février 1111 |
Protestation des évêques
présent au sacre d'Henri à
la lecture des accords du 4
février. Henri déclare alors
l'accord inapplicable, le
pape refuse de le sacrer.
Sur le champ, le souverain
pontife est arrêté.
|
|
12 avril 1111 |
Capitulation complète du
pontife qui reconnaît
l'investiture laïque et qui
couronne Henri V le
lendemain. |
|
Mars 1112 |
Concile du Latran qui annule
les concessions du pape. On
renie le privilegium que
l'on dénonce comme étant un
pravilegium. |
|
Pâques 1115 |
Henri V est excommunié.
|
|
1116 |
Politique de reconquête de
l'Italie. |
|
1119-1124 |
Pontificat de Calixte II |
|
Novembre 1119 |
Mort de Gélase II à l'abbaye
de Cluny. Il fut le
successeur de Pascal II et
opposé à l'anti-pape
fantoche Grégoire VIII.
Calixte II lui succède. |
|
29 septembre 1121 |
Diète de Würzburg confirmant
les engagements de
l'empereur de se soumettre
au pape à condition que
"l'honneur du royaume" soit
préservé. Un an de dures
négociations s'engageaient. |
|
1122-1356, l'attaque
politique |
|
23 septembre 1122 |
Concordat de Worms, accord
sur les élections
épiscopales et
reconnaissance de la
prééminence de l'autorité
ecclésiastique sur celle des
laïque. Calixte II, qui
avait succédé à Gélase II,
permettait que dans le
royaume d'Allemagne Henri V
assistât aux élections.
L'investiture temporelle par
la remise du sceptre
interviendrait en Allemagne
six mois avant avant le
sacre, au plus tard six mois
après en Italie et en
Bourgogne. |
|
1123 |
Concile Latran I. Convoqué
par Calixte II, met un terme
à la Querelle des
investitures. |
|
1125 |
Mort d'Henri V, sans
enfants. |
|
1125-1137 |
Règne de Lothaire de
Supplinbourg (ou Lothaire
III de Saxe) |
|
1125 |
Lothaire, duc de Saxe, est
préféré par les "grands" à
Frédéric de Souabe et à
Léopold de Babenberg.
|
|
1130 |
Schisme opposant Innocent II
et Anaclet II. Ce dernier
s'empare de Rome avec l'aide
de Roger de Sicile.
Innocent, réfugié auprès de
l'abbé de Clairvaux, obtient
le soutien de Lothaire. |
|
1131 |
A Liège, l'empereur prend le
cheval du pape par la bride.
Par la suite, on dit que
Lothaire avait été l'écuyer
du pape. |
|
1133 |
Innocent II précise, dans un
sens favorable à l'empereur,
ce qu'avait institué le
concordat de Worms en
décidant qu'à l'avenir les
prélats prêteraient hommage
pour les biens reçus en
fief. |
|
4 juin 1133 |
Lothaire est couronné par
Innocent II. |
|
1133 |
Lothaire se fait remettre un
anneau pour signifier qu'il
recevait les biens de
Mathilde du Saint Siège. Une
fresque détourne la
signification de ce geste en
représentant Lothaire à
genoux recevant des mains
d'Innocent II la couronne.
|
|
1136 |
Lothaire revient mettre de
l'ordre en Italie où les
normands avaient remis
Anaclet au pouvoir.
|
|
1137 |
Rencontre à Bari entre le
pape et l'empereur, ils se
disputent la suzeraineté des
fiefs des Pouilles.
|
|
1138 |
Henri le Superbe, duc de
Bavière, gendre de Lothaire,
reçu le duché de Saxe et les
biens de Mathilde, mais,
trop sûr de lui, Henri se
fit supplanter par Conrad
couronné par le légat du
pape et confirmé dans ses
fonctions par les électeurs.
|
|
1138-1152 |
Règne de Conrad III de
Staufen |
|
1138 |
Début de la lutte entre
guelfes et gibelins. |
|
1139 |
Le IIe Concile de Latran.
Fin du schisme d'Anaclet et
condamnation d'Arnaud de
Brescia. |
|
1141 |
Mort d'Hugues de Saint
Victor. Auteur du Des
sacrements de la foi
chrétienne. |
|
1147 |
Conrad participe avec Louis
VII à la deuxième croisade.
|
|
15 février 1152 |
Mort de Conrad III. |
|
avril 1152 |
Avènement de Frédéric Ier,
neveu et successeur de
Conrad III. |
|
1152-1190 |
Règne de Frédéric Ier |
|
1153 |
Mort de Saint Bernard.
Auteur du traité De
conversatione dans
lequel il explique les
devoirs et le rôle du pape à
Eugène III.
|
|
1154 |
Frédéric part pour se faire
couronner empereur; il aide
le pape Hadrien IV à
réprimer la commune romaine
d’Arnaud de Brescia. |
|
6 juin 1155 |
Rencontre entre Frédéric et
le pape Eugène III à Sutri.
Refus de Frédéric d'être
l'écuyer du pape. |
|
18 juin 1155 |
Frédéric est sacré empereur.
|
|
Juin 1156 |
Paix de la papauté avec les
Normands à Bénévent.
|
|
Octobre 1157 |
Incident de la diète de
Besançon. Le message en
latin des légats pontificaux
indiquait que Frédéric
aurait pu recevoir du pape
de plus grands beneficia.
Rainald de Dassel traduisit
ce mot pouvant signifier
bienfaits par fief.
Cela déclancha le tumulte et
l'un des légat s'écria : "De
qui l'empereur tient-il
l'empire sinon du pape ?".
|
|
1159-1181 |
Pontificat d'Alexandre III. |
|
1159 |
La
Curie élit Alexandre III
pape, mais l’empereur
suscite un autre pape,
Victor IV. |
|
1159 |
Mort de Rufin d'Assise. Il a
insisté sur la séparation
des pouvoirs dans sa
Somme, écrite en
1157-1159. |
|
1160 |
Concile de Pavie pour
départager Alexandre III et
Victor IV. L'empereur se
prononça pour Victor, mais
cette décision resta sans
écho en dehors de l'Empire.
|
|
1160 |
Alexandre III excommunie
l'empereur. |
|
1162 |
Frédéric rase Milan.
|
|
1164 |
Election de Pascal III, le
schisme se poursuit donc.
|
|
1165 |
Diète de Wurzbourg. Frédéric
jure de ne jamais
reconnaître Alexandre et
tous les évêques se voient
imposer l'obéissance à
Pascal. |
|
1167 |
Alexandre s'enfuit de Rome,
Frédéric installe Pascal III
sur le trône pontifical. Une
terrible épidémie frappe
bientôt l'armée de
l'empereur. |
|
1170 (env.) |
Mort de Geroh de
Reichersberg. Auteur de
nombreux textes concernant
la lutte entre Eglise et
Empire. Retenons le Liber
de aedificio Dei qui
fait la distinction entre
affaires ecclésiastiques et
séculières. |
|
1170 |
Bulle Non est dubium
d'Alexandre III qui annonce
son intention de frapper
d'excommunication ceux qui
rompraient l'union de la
Ligue (villes lombardes -
Papauté contre Frédéric).
|
|
1171 |
Mort d'Etienne de Tournai.
Il rédige un traité
canonique qui distingue les
deux domaines, les deux
gouvernements. Mais met en
avant une société
spirituelle régie par la loi
religieuse. |
|
1174-75 |
Siège de la cité
d'Alexandrie. |
|
1175 |
Henri le Lion refuse son
aide à Frédéric en
difficulté face aux
Lombards. |
|
20 mai 1176 |
Défaite de Legnano,
l'empereur est forcé de
mettre fin à la guerre et au
schisme. |
|
Juillet 1177 |
Les préliminaires de paix
d'Anagni sont confirmés à
Venise. Barberousse
reconnaît Alexandre comme
pape, lui tint l'étrier
après un sermon vantant la
coopération des deux
pouvoirs. L'empereur renonce
à la suzeraineté sur la
Sicile, assure la paix aux
villes lombardes et en
Sicile. Alliance par mariage
du fils de Frédéric avec
l'héritière normande.
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1179 |
Henri le Lion est mis au ban
de l'empire.
Les Staufen ont démantelé la
puissance des Welfs, mais la
guerre reprendra avec leurs
enfants, compliquée par
l’intervention de Richard
Cœur de Lion. |
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1179 |
IIIe Concile de Latran
décrétant que
pour l’élection d’un pape
une majorité des deux tiers
était nécessaire. |
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1180 (env.) |
Mort de Jean de Salisbury.
Auteur du Polycraticus
(1156) qui est une réflexion
sur le bon ou le mauvais
gouvernement. |
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1184 |
Rencontres entre Lucius III
et Frédéric ; le seul accord
porte sur la lutte contre
les hérétiques. Il y eut des
étincelles sur différents
points (élection du fils de
Frédéric, Henri, revenus des
domaines impériaux de la
péninsule, élection à
l'archevêché de Trèves) mais
pas d'incendies.
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1186 |
Urbain III succède à Lucius
III. |
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1188 |
Huguccio, canoniste, maître
d'Innocent III, rédige une
Somme dans laquelle
il explique que l'un des
pouvoirs ne dépend pas de
l'autre. |
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1190-1197 |
Règne de Henri VI |
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1193 |
Mort de Saladin.
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1194 |
Campagne en Sicile de
l'empereur. Annexion des
possessions de Tancrède de
Lecce. |
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1197 |
Révolte en Sicile. Elles
seront réprimées de façon
particulièrement cruelle.
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1197 |
Mort d'Henri VI.
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1198-1218 |
Règne de Othon IV |
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1198-1216 |
Pontificat d'Innocent III. |
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1198 |
Les guelfes élisent Othon de
Brunswick, fils d'Henri le
Lion ; les gibelins élisent
Philippe de Souabe, frère
d'Henri VI. Innocent III
revendique l'arbitrage du
conflit. Les princes
protestent (Spire), sans
succès. |
|
1200 |
"Délibération sur le
problème de l'Empire": le
pape appuie Othon qui a cédé
sur les droits impériaux en
Italie centrale et sur la
suzeraineté de la Sicile.
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1202 |
Décrétale Per venerabilem,
Innocent III revendique la
souveraineté unique sur le
monde, mais une souveraineté
"retenue" dans le domaine
politique. L'empire relève
du pape principaliter
(c'est-à-dire dans son
origine) et finaliter (dans
sa fin). |
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1204 |
Décrétale Novit adressée à
Philippe Auguste au sujet de
la paix avec Jean sans
Terre. |
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Mai 1208 |
Malgré son choix de 1200,
Innocent III trouve une
solution de compromis avec
Philippe. |
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21 juin 1208 |
Assassinat de Philippe,
lequel avait pourtant
l'avantage sur le terrain,
par le comte palatin de
Bavière à Bamberg.
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4 novembre 1209 |
Othon IV est couronné
empereur. |
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1210 |
Othon entreprend, en dépit
des accords avec la papauté,
la reconquête de la Sicile.
Innocent III réagit en
excommuniant l'empereur.
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1211 |
Frédéric-Roger, le jeune roi
de Sicile, devient Frédéric
II. |
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1213 |
Bulle d'Or d'Eger: confirme
la restitution des biens de
l'Eglise, renonciation à la
clause du concordat de Worms
qui prévoyait la présence de
l'empereur aux élections
épiscopales.
L'empereur garanti les biens
de l'Eglise et reconnaît la
suzeraineté papale sur la
Sicile. Véritable
affranchissement de la
tutelle allemande.
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1214 |
Défaite de Othon IV à
Bouvines. |
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1214-1250 |
Règne de Frédéric II |
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1217 |
Honorius III devient pape ;
Frédéric profite de sa
souplesse pour revenir sur
ses promesses de 1213. |
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Avril 1220 |
Henri (VII), fils de
Frédéric II, est élu roi des
romains. |
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1225 |
Promesse de partir pour la
croisade au plus tard en
1227. |
|
1227 |
Avènement de Grégoire IX. Il
fit assembler les
principales décrétales
pontificales promulguées
depuis le milieu du XIIe siècle,
ce qui constitua, avec le
Décret de Gratien, le
Corpus juris canonici. |
|
1227 |
Grégoire IX excommunie
Frédéric suite à son départ
à nouveau reporté pour la
croisade. |
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1230 |
Tancrède de Bologne. Reprend
la doctrine d'Alain (1215)
selon laquelle le pape peut
déposer l'empereur, mais pas
pour n'importe quel crime.
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1230 |
Paix de San Germano. Le pape
avait envahit les Pouilles,
mais suite au retour de
l'empereur de croisade le
pape est battu. |
|
1231 |
Statutum in favorem
principum : fait des princes
les détenteurs de la haute
justice sur leurs terres,
leur octroie une large
autonomie et des droits
étendus. Les princes sont
les véritables domini terrae.
|
|
1231 |
Constitution de Melfi (ou
Liber augustalis): Frédéric
s'y présente comme le
nouveau Justinien et comme
le nouvel Auguste. Il met en
avant le "règne des lois"
qui s'étend à tout le
royaume. Il y exalte la
monarchie absolue et la
réforme administrative.
|
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1235 |
Diète de Mayence réglant la Fehde (guerre) et décidant la
guerre contre les lombards.
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1237 |
Après que Henri (VII) fut
mis aux arrêts quelques
années auparavant, c'est
Conrad qui est élu roi des
romains. |
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1237 |
La ligue lombarde est
écrasée à Cortenuova.
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|
24 mars 1239 |
Seconde excommunication de
Frédéric par Grégoire IX. |
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1241 |
La flotte de Pise, alliée de
l'empereur, attaque les
navires gênois qui
transportaient des évêques
convoqués au Concile de Rome
destiné à condamner
l'empereur. |
|
1243-1254 |
Pontificat d'Innocent IV. |
|
1243 |
Mort de Grégoire IX,
Innocent IV prend sa place
en Juin. |
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1245 |
Concile de Lyon ; Innocent
IV déclare l'empereur
dépouillé par Dieu de tous
ses honneurs. Henri Raspe
est choisi comme antiroi. La
bulle Aeger cui lenia suit
la sentence et répond aux
attaques du roi.
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|
13 décembre 1250 |
Mort de Frédéric II.
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1250-1273 |
Grand interrègne, "Kaiserlose
schreckliche Zeit".
|
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1247-1256 |
Guillaume de Hollande est
opposé à Frédéric II puis à
Conrad IV. |
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1252 |
Création de la Ligue
Rhénane. |
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1266 |
Manfred (fils de Frédéric
II) et Conradin (petit-fils
de Frédéric II) se heurtent
à Charles d'Anjou.
Charles d’Anjou, frère de
Saint Louis et comte de
Provence. Avec l’appui des
banques florentines, il
s’assure du Piémont et de la
Toscane, devient sénateur de
Rome et tue Manfred à
Bénévent (févr. 1266). |
|
1268 |
Le
dernier prétendant
Hohenstaufen, Conradin, est
battu à Tagliacozzo et
exécuté à Naples |
|
1257-1272 |
Les électeurs divisés
désignent les uns un
beau-frère de Frédéric II,
Richard de Cornouailles,
frère de Henri III
d’Angleterre, les autres
Alphonse X de Castille, dont
le grand-père était Philippe
de Souabe. Chacun des deux
vise l’Italie en se faisant
élire roi de Germanie. Le
premier est lié à la
papauté, le second aux
gibelins, le parti impérial
en Italie, mais le pape
n’accepte aucun d’eux.
|
|
1271 |
Mort d'Henri de Suse, connu
sous le nom d'Hostiensis.
Dans sa Somme il
souligne que les deux
juridictions sont distinctes
mais que si une entreprise a
une connexion, même
secondaire, avec le domaine
religieux l'autorité
spirituelle peut intervenir.
|
|
Août 1273 |
Grégoire X invite les
électeurs à désigner un
nouveau roi. |
|
1 octobre 1273 |
Rodolphe de Habsbourg est
élu. |
|
1273-1291 |
Règne de Rodolphe de
Habsbourg |
|
24 octobre 1273 |
Rodolphe est sacré empereur.
|
|
1274 |
Mort de Thomas d'Aquin.
Expose sa vision du conflit
entre pape et empereur dans
le traité De regimine
principum. Il y soutient
l'autonomie du pouvoir
politique qui a en charge le
"bien civil" et qui ne peut
être soumis au spirituel que
très exceptionnellement.
|
|
1275 |
Ottokar, roi de Bohême, est
déclaré félon et mis au ban
de l'empire. |
|
1276 |
Ottokar est vaincu et doit
faire amende honorable. Mais
la guerre reprend bientôt. |
|
1276 |
Mort de Grégoire X. |
|
26 août 1278 |
Ottokar est défait et tué.
|
|
1282 |
Les possessions
autrichiennes du fils
d'Ottokar, Wenceslas, sont
confiés aux fils de
Rodolphe. |
|
1291 |
Mort de Rodolphe. Les
princes choisissent Adolphe
de Nassau pour le remplacer. |
|
1292-1298 |
Règne d'Adolphe de Nassau |
|
Mai 1300 |
Boniface adresse une lettre
dans laquelle il rappelle
aux électeurs, qui viennent
de déposer Adolphe de Nassau
et de le remplacer par
Albert de Habsbourg, que
c'est de l'Eglise romaine
qu'il tiennent leur
privilège d'élection.
|
|
1298-1308 |
Règne d'Albert de Habsbourg |
|
1301 |
Gilles de Rome écrit le
De ecclesiastica potestate.
En 1285 il avait écrit un
De regimine principum.
Il proclame la prééminence
spirituelle et temporelle du
pape. |
|
5 décembre 1301 |
Boniface VIII publie la
bulle Ausculta fili. Le pape
invite Philippe le Bel à
s'expliquer de ses nombreux
méfaits. |
|
7 septembre 1303 |
Guillaume de Nogaret,
conseiller de Philippe, se
rend en Italie pour arrêter
le pape. Le pape est insulté
à Anagni, peut-être même
frappé. |
|
11 octobre 1303 |
Boniface VIII meurt.
|
|
1306 |
Mort de Jean de Paris. Il a
rédigé le De potestate
regia et papali dans
lequel il prône la
séparation des deux domaines
et des deux offices.
|
|
1307 |
Mort de Jacques de Viterbe.
Auteur du De regimine
christiano où il
justifie l'autorité du pape.
Le pape, vicaire du Christ,
réalise, par sa fonction et
non par sa personne,
l'unité, la catholicité,
l'apostolicité. |
|
Mai 1308 |
Albert est assassiné.
|
|
1308-1313 |
Règne d'Henri VII |
|
1301 |
Dante écrit le De
Monarchia, violente
critique de la papauté et de
Boniface VIII en pariculier.
|
|
1302 |
Quaestio de potestate
papae (ou Rex
pacificus), ouvrage
anonyme qui prône une
collaboration étroite de
l'Eglise et de l'Etat, qui
ne peut toutefois être
réalisée qu'à condition
d'être conduite par le roi à
la puissance duquel la
Papauté ne peut en aucun cas
porter atteinte.
|
|
1313 |
Henri VII meurt d'un accès
de fièvre. Il était de
retour de Rome où il venait
d'être couronné par des
cardinaux du Latran. |
|
1313 |
Les princes se divisent
entre Louis IV de Bavière et
Frédéric le Beau de
Habsbourg. |
|
1314-1347 |
Règne de Louis IV de Bavière |
|
1322 |
Frédéric le Beau
perd la
Bataille de Mühldorf face à
Louis. |
|
8 octobre 1323 |
Jean XXII déclare le trône
vacant puisque la
désignation de Louis n'avait
pas obtenu l'approbation
pontificale. |
|
1324-1328 (env) |
Agostino Trionfo ecrit
Summa de potestate
ecclesiastica reprenant,
dans l'ensemble, les idées
de Gilles de Rome.
|
|
23 mars 1324 |
Jean XXII prononce
l'excommunication de Louis.
|
|
1324 |
Louis, dans la chapelle des
Teutoniques de Sachsenhausen,
lance un appel au concile
général pour juger le pape.
|
|
14 juillet 1324 |
Le pape déclare le roi
déchu. |
|
17 janvier 1328 |
Nomination de l'anti-pape
Nicolas V. |
|
1330 |
Mort de Frédéric le Beau, il
avait cédé tous ses droits.
|
|
1334-1342 |
Pontificat de Benoît XII.
Pause apparente du conflit.
|
|
17 mai 1338 |
Louis lance le manifeste
Fidem catholicam. Il y
proclame que l'empereur
occupait un rang aussi élevé
que le pape et qu'il n'avait
nul besoin de l'approbation
pontificale pour remplir sa
mission. |
|
16 juillet 1338 |
Les électeurs se réunissent
à Rhense et adoptent le
point de vue de Louis.
|
|
1339-1341 |
Guillaume d'Occam rédige son
Dialogus, le
principal de ses ouvrages
théologique. Il critique
violemment l'Eglise
d'Avignon, déformation de la
véritable Eglise à ses yeux.
|
|
1340 |
Alvaro Pelagio termine son
De statu et planctu
Ecclesiae, le pontife y
est exalté comme un quasi
deus. |
|
1342 (env.) |
Mort de Marsile de Padoue.
Auteur du Defensor pacis,
oeuvre maîtresse des débats
politiques au moyen age.
Analyse les relations de
l'Eglise et de l'Etat. Tout
pouvoir est d'origine
humaine (legislator humanus).
La vie spirituelle et
temporelle sont distinctes
et n'ont de liens qu'à
l'intérieur de l'homme.
|
|
1342 |
Clément VI somme Louis
d'abdiquer. |
|
11 juillet 1346 |
Charles, margrave de
Moravie, fils de Jean de
Bohême est élu roi par son
père, le duc de Saxe et les
trois électeurs
ecclésiastiques. Clément VI
appuie fortement ce choix. |
|
11 octobre 1347 |
Louis IV meurt sans avoir pu
profiter du vent favorable
contre son adversaire
Charles. |
|
1346-1378 |
Règne de Charles IV |
|
6 janvier 1355 |
Charles reçoit la couronne
des Lombards. |
|
Pâques 1355 |
Charles est sacré.
|
|
25 novembre 1355 |
Assemblée solennelle à
Nuremberg avec comme but de
mettre de l'ordre dans les
institutions et d'en
corriger les défauts.
|
|
Décembre 1356 |
Publication de l'ensemble
des actes de l'Assemblée.
C'est rien de moins qu'un
code impérial (Kaiserliches
Rechtsbuch), on l'appellera
à partir du XVe siècle la
Bulle d'Or. |
|
Détails du contenu de la
Bulle d'Or |
31 clauses, dont quatre
seulement ne concernent pas
l'élection du roi des
Romains (une définition de
la Fehde, l'interdiction de
créer des ligues urbaines,
l'interdiction d'accorder le
droit de bourgeoisie à des
personnes n'habitant pas en
ville, la condamnation des
péages illégaux). Tout le
reste réglait minutieusement
la désignation du souverain
et le statut des princes
constituant le corps
électoral. Elle fixe
à 7 le nombre d'électeurs :
3 ecclésiastiques
(archevêques de Cologne,
Mayence, Trèves), 4 laïcs :
margrave de Brandebourg, duc
de Saxe, comte palatin du
Rhin (à Heidelberg) et roi
de Bohême. La Bulle passe
sous silence l'approbation
et la confirmation
revendiquées par le
souverain pontife, pas plus
que n'est évoqué le vicariat
auquel le St Siège
prétendait pendant la
vacance de l'empire. Le rôle
des électeurs était aussi
élargi. |
|
1368 |
Charles IV et Urbain V se
trouvent durant deux mois à
Rome. |
|
1er juin 1376 |
Wenceslas, fils de Charles,
est élu roi et on prévoit de
le faire empereur mais le
pape proteste. Qu'un roi
soit sacré sans l'accord du
pape était inadmissible. Les
électeurs confirment leur
vote et poussent au sacre.
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1377 (env) |
John Wyclif rédige son De
civili domino. En 1378
il rédige le De Ecclesia
dans lequel il dénonce la
propriété ecclésiastique,
particulièrement celle de la
papauté. |
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1378 |
Mort de Grégoire XI. Urbain
VI est nommé pape. Mais les
cardinaux considèrent
l'élection comme nulle et
choisissent Clément VII.
|
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29 septembre 1378 |
Charles IV meurt avant que
la nouvelle du schisme ne
l'eût atteint. |
|
1417 |
Concile de Constance. Martin
V devient pape. |