|
962-1056, l'asservissement
de l'Eglise |
|
911 |
Mort de Louis l'Enfant. |
|
919 |
Henri Ier l'Oiseleur est
choisi. |
|
936 |
Othon est élu roi de
Germanie à la mort de son
père Henri Ier l'Oiseleur.
|
|
936-973 |
Règne d'Othon Ier.
|
|
septembre 951 |
Othon Ier se rend à Pavie et
y reçoit le titre de "roi
des Francs et des Lombards".
|
|
953 |
Révolte du fils d'Othon,
Liudolf. Ce dernier y
entraîne Conrad le Roux et
les Hongrois. |
|
954 |
Les Hongrois traversent le
royaume, vont jusqu'à Metz
avant de repartir par le
sud. |
|
955 |
Victoire du Lechfeld sur les
Hongrois et de Recknitz sur
les Slaves. |
|
960 |
Appel au secours de Jean XII
confronté à Bérenger.
|
|
961 |
Othon franchit les Alpes,
dépose Bérenger et prend sa
place, sans pour autant
annuler l'autonomie du
royaume des Lombards dont
les institutions furent
respectées. |
|
962 |
Othon prête au pape un
"serment de sécurité"
s'engageant en outre à lui
restituer ce qui appartenait
au patrimoine de St Pierre.
|
|
2 février 962 |
Basilique du Vatican, Othon
Ier est sacré empereur.
|
|
13 février 962 |
Ottonianum : accorde au
Saint-Père les mêmes
privilèges que ceux que les
Carolingiens avaient
reconnus à la papauté
(confirmation des
territoires du patrimoine de
St Pierre) ; reprenant un
diplôme de Lothaire Ier,
Othon prescrivait à tout
nouveau pape de prêter
serment entre les mains du
souverain ou de son envoyé
avant de recevoir la
consécration. |
|
963 |
Intrigues de Jean XII.
Réunion d'un concile qui
dépose le pape et le
remplace par un notaire de
la chancellerie pontificale
(Léon VIII). Othon exige des
romains "qu'ils n'éliraient
ni n'ordonneraient aucun
pape en dehors du
consentement du seigneur
Othon ou de son fils".
|
|
967 |
Synode de Ravenne.
|
|
25 décembre 967 |
Othon II est couronné du
vivant de son père.
|
|
972 |
Othon II est empereur
associé. |
|
7 mai 973 |
Mort d'Othon Ier le Grand.
Othon II devient roi.
|
|
973-983 |
Règne d'Othon II.
|
|
980 |
Après des menées militaires
d'un côté comme de l'autre,
Othon II et Lothaire, roi de
France, parviennent à un
accord. Les revendications
françaises sur la
Lotharingie cessèrent
momentanément. |
|
981 |
Défaite d'Othon II à Cap
Colonne. L'autorité de
l'empereur n'est pas
foncièrement ébranlée, mais
les Slaves en profitent tout
de même pour attaquer les
forteresses de l'Elbe.
|
|
983 |
Othon II, 28 ans, meurt
début décembre. |
|
25 décembre 983 |
Othon III, 3 ans, est
couronné. |
|
983-1002 |
Règne d'Othon III.
|
|
984 |
Soumission d'Henri le
Querelleur, qui récupère le
duché de Bavière.
|
|
995 |
Appel de Jean XV, malmené
par les Crescents, à Othon
III, devenu majeur.
|
|
21 mai 996 |
Brunon, chapelain et cousin
d'Othon, devenu Grégoire V
sacre Othon III. |
|
février 998 |
Révolte de Crescentius et
son pape, Jean XVI (Jean
Philagathos). |
|
999 |
Mort de Grégoire V. Gerbert
d'Aurillac devient Sylvestre
II. |
|
janvier 1001 |
Texte solennel définissant
clairement les rapports
entre pape et empereur. Il y
était dit que la Donation de
Constantin avait été
falsifiée; l'incurie des
papes l'avait complètement
dévalorisée. Pour Othon la
Donation est une imposture.
Dans la foulée Othon
refusait de confirmer
l'Ottonianum et se contenta
de donner huit comtés de la
Pentapole (il s'agissait
bien d'une "donation" et pas
d'une "restitution").
|
|
janvier 1001 |
Révolte à Rome, l'empereur
est forcé de quitter la
ville. |
|
24 janvier 1002 |
Mort d'Othon III d'un accès
de malaria. On enterrait la
mirabilia mundi, toutes les
merveilles du monde.
|
|
1002 |
Les princes allemands, déçus
de la politique d'Othon III,
se rallient à Henri, duc de
Bavière. L'archevêque de
Mayence, Willigis, le sacre
dans sa ville (Aix est alors
occupé par Hermann, son
adversaire pour un temps).
Bulle: Renovatio regni
Francorum. |
|
1002-1024 |
Règne d'Henri II de Bavière
(le Saint ou le Boiteux). |
|
1007 |
Henri II se dit Romanorum
rex sans avoir été sacré par
le pape. Ceci montrant que
le roi de Francie orientale
était l'empereur-né et
devenait roi des Romains à
son ascension à la royauté
de Francie. |
|
14 février 1014 |
Benoît VIII, mis sur son
siège par les Tusculum,
sacre Henri II empereur.
|
|
13 juillet 1024 |
Mort d'Henri II, sans
enfants. Avec la mort de ce
prince se ferme le chapitre
des ottoniens. |
|
1024-1039 |
Règne de Conrad II. |
|
1025 |
Des troubles agitent
l'Italie ; Le palais royal
de Pavie est détruit par les
émeutiers. Conrad rappelle
alors qu'à la mort du roi,
la royauté continuait, de la
même manière qu'un navire ne
disparaît pas quand le
pilote tombe à la mer.
|
|
vers 1025 |
Burchard de Worms expose
dans son Décret (compilation
canonique) le projet d'Henri
II comme un modèle à
réaliser. |
|
1026 |
Campagne en Italie pour
soumettre les rebelles.
|
|
Pâques 1027 |
Conrad II est couronné par
le pape. |
|
1028 |
Conrad fait élire son fils
de 9 ans et lui confie le
duché de Bavière.
|
|
4 juin 1039 |
Mort de Conrad II. Son fils,
Henri III, est élu par les
princes. |
|
1039-1056 |
Règne d'Henri III |
|
1039 |
A 21 ans, Henri monte sur le
trône de son père sans la
moindre opposition.
|
|
1044 |
Victoire de l'empereur à
Mensô sur les hongrois.
Pierre est mis sur le trône
hongrois, il offre la Sainte
Lance à l'empereur, lequel
la transmet à la papauté.
Grégoire VII et Innocent III
en profiteront pour réclamer
la suzeraineté sur la
Hongrie. |
|
1046 |
Trois papes à Rome : Benoît
IX, Sylvestre III et
Grégoire VI. Comme "Ami du
Christ", oint du Seigneur et
son vicaire ici-bas, Henri
ne pouvait laisser la
papauté dans ce lamentable
état. |
|
24 décembre 1046 |
Synode de Sutri : Henri
prononce la déchéance des
deux derniers papes, la même
sentence tombera sur Benoît
IX à Rome. Swidiger de
Bamberg, devient Clément II
(après que l'archevêque
Adalbert de Brême eut refusé
le poste). Clément II
voulait ramener l'Eglise à
la pureté de ses origines.
|
|
Octobre 1047 |
Clément II est mort ; Poppon
de Brixen devient Damase II.
Il meurt trois semaines plus
tard. |
|
1048 |
L'évêque de Toul, Brunon d'Eguisheim,
devient Léon IX. L'empereur
l'avait préféré à
l'archevêque Halinard de
Lyon, lequel avait refusé de
prêter serment considérant
les destitutions de Sutri
contraire aux Evangiles et à
la règle de St Benoît.
|
|
1049-1054 |
Pontificat de Léon IX. |
|
1049 |
Synode de Mayence. Pape et
empereur siège côte à côte
pour promouvoir l'esprit
réformateur. |
|
1049 |
Pierre Damien
adresse à Léon IX le premier
de ses grands écrits
réformateurs, le Liber
Gomorrhianus sur les
désordres du clergé,
|
|
1052 |
Pierre Damien
adresse à l’archevêque Henri
de Ravenne son Liber
gratissimus, important
traité canonique sur la
reconsécration des
simoniaques, problème majeur
à la veille du conflit des
Investitures. |
|
1053 |
Défaite du pape à Civitate
face aux Normands. |
|
1054 |
Schisme entre l'Eglise
d'Orient et d'Occident.
|
|
1054 |
Mort de Léon IX. Victor II
prend sa succession (il mit
cinq mois pour accepter et
attendit encore sept mois
pour recevoir la
consécration). |
|
|
|
1056-1122, l'émancipation
religieuse |
|
1056 |
Mort de Henri III. Agnès est
chargée de la régence du
jeune Henri IV. |
|
1056-1106 |
Règne d'Henri IV.
|
|
1057 |
Humbert de Moyenmoûtier
publie l'Adversus simoniacos
dans lequel il rappelle que
dans la coopération entre
empire et sacerdoce c'est
l'Eglise, âme du corps
ecclésial dont le roi est la
tête, qui détermine ce qu'il
faut faire. Il reconnaît que
le roi prend part à
l'élection des prélats, mais
souligne que cela ne
signifie pas qu'il lui
revient des les choisir et
encore moins de les
investir. |
|
1058-1061 |
Pontificat de Nicolas II. |
|
Décembre 1058 |
Nicolas II élu pape. Il
obtiendra notamment un
serment de fidélité des
princes normands en échange
de leur investiture.
|
|
13 avril 1059 |
Décret de Nicolas II
réservant l'élection du pape
en premier lieu aux seuls
cardinaux. Le même synode
publie le même jour un autre
décret condamnant le
concubinage des prêtres
(nicolaïsme) et interdisant
aux clercs de recevoir des
élises d'un laïc (simonie).
|
|
1061-1073 |
Pontificat d'Alexandre II. |
|
1061 |
Mort de Nicolas II,
Alexandre II est élu. A
nouveau la cour impériale
n'eut pas son mot à dire,
comme pour les élections
d'Etienne IX et de Nicolas
II. Henri IV était encore
mineur. On opposa à
Alexandre un anti-pape,
Honorius II (Cadalous).
|
|
29 mars 1065 |
Adoubement d'Henri IV.
|
|
1073-1085 |
Pontificat de Grégoire VII. |
|
avril 1073 |
À la mort d’Alexandre II,
son conseiller fut acclamé
par les clercs et les
fidèles romains pendant la
cérémonie funèbre, aux cris
de «Hildebrand évêque!».
Bien que cette désignation
fût contraire aux
dispositions du récent
décret de Nicolas II (1059)
sur l’élection pontificale,
Hildebrand fut reconnu pape
et couronné; il prit le nom
de Grégoire VII. |
|
1073 |
Grégoire VII souhaite voir
l'empereur se séparer d'un
certain nombre de
conseillers qu'il tenait
pour des hommes pervers.
|
|
1074 |
Concile de Rome ; vise à
éradiquer la simonie et le
nicolaïsme. |
|
1075 |
Tout au long de l'année le
pape publie des décrets
centralisant les pouvoirs
entre ses mains comme
jamais. Ce faisant, il lance
ce que les historiens
appelleront plus tard la
réforme grégorienne.
|
|
1075 |
Publication du Dictatus
Papae.
Liste de vingt-sept brèves
propositions qui
proclamaient les décrets
souverains du pape en divers
domaines.
Détails: Dans la «société
chrétienne» dont la foi
cimente l'unité, le pouvoir
appartient à «l'ordre
sacerdotal» ; «l'ordre
laïque» n'a d'autre fonction
que l'exécution des
commandements formulés par
«l'ordre sacerdotal». En
effet le souverain pontife
est le seul qui puisse
porter les insignes
impériaux. Où qu'ils se
trouvent tous les détenteurs
d'une parcelle de pouvoir
temporel doivent obéissance
à celui qui représente «
l'empereur suprême », le
Christ. Au sens strict du
terme, ils n'ont aucune
autorité. Celle qu'ils
exercent leur a été déléguée
; elle peut leur être
retirée, même s'ils sont
empereurs. C'est au pape
qu'il revient de se
prononcer sur leur aptitude
à s'acquitter de leur
fonction. Bien entendu, il
peut juger tout le monde,
mais personne ne peut le
juger. L’empereur n'était
pas un personnage sacré et
ne pouvait pas l'être parce
qu'il n'était qu'un laïc. |
|
Février 1075 |
Synode tenu par Grégoire VII
; interdiction de
l'investiture laïque.
|
|
Juin 1075 |
Henri IV bat les rebelles
saxons sur l'Unstrut.
|
|
8 décembre 1075 |
Grégoire VII résume dans une
lettre à l'empereur les
exigences du Dictatus. Ses
ordres sont aussi
contraignants que ceux de
Dieu et les laïcs, si haut
placés soient-ils, doivent
obéir au successeur de
Pierre. |
|
24 janvier 1076 |
Assemblée à Worms ; document
enjoignant au "faux moine
Hildebrand" de descendre de
son trône usurpé. Le pape
est déposé. |
|
Février 1076 |
Le pape délie les sujets de
l'empereur de leur serment
de fidélité. Il procède avec
humilité en rappelant qu'il
n'a jamais été entraîné par
l'ambition de monter sur son
Siège. |
|
Août 1076 |
Première lettre de Grégoire
à l'évêque de Metz Hermann. |
|
1 novembre 1076 |
Les "grands" invitent le
pape à la diète devant se
tenir le 2 janvier à
Augsbourg. |
|
25-27 janvier 1077 |
L'empereur se rend en
pénitent à Canossa.
|
|
13 mai 1077 |
Les "grands", rejoints par
trois archevêques
d'Allemagne, déposent Henri
IV et le remplace par le duc
de Souabe, Rodolphe.
|
|
1080 |
Henri IV est à nouveau
excommunié après avoir
demander au pape
d'excommunier Rodolphe de
Rheinfelden. Demande
formulée sur un ton
comminatoire et assortie
d'une menace de déposition.
La seconde excommunication
fait plus référence aux
fautes politiques du
"coupable". |
|
Juin 1080 |
Synode de Bressanone.
Grégoire est déposé par de
nombreux évêques et
plusieurs cardinaux.
Excipant de son titre de
patrice, Henri désigne
l'archevêque de Ravenne,
Guibert, qui devient Clément
III. |
|
1080 |
Mort de Rodolphe. Hermann de
Salm prend sa suite en août
1081. |
|
1081 |
Lettre au pontife de
l'archevêque de Trèves,
Wenrich, résumant les
arguments de l'épiscopat
allemand : il s'élève contre
les décrets réformateurs et
particulièrement contre
l'interdiction de
l'investiture laïque. Il
insiste sur le fait que le
roi est le représentant de
Dieu sur terre et qu'il faut
donc lui obéir. L'Eglise ne
doit pas s'occuper des
affaires royales.
|
|
Mars 1081 |
Seconde lettre de Grégoire à
l'évêque de Metz Hermann.
|
|
1081-1084 |
Petrus Crassus rédige un
Defensio Henrici regis
(attaque contre Grégoire VII
et son action). |
|
1084 |
L'anti-pape d'Henri IV,
Clément III, couronne Henri
empereur. |
|
1085 |
Manegold de Lautenbach,
suivant Bernold de
Constance, souligne que les
rois, liés à l'Eglise,
doivent tenir leurs
engagements et que le pape a
donc le droit de contrôler
les actes de la puissance
politique. |
|
25 mai 1085 |
Mort de Grégoire VII. Victor
III est désigné mais ne
régna qu'un an ; Urbain II
lui succède. |
|
1085-1086 |
Benzon, évêque d'Albe,
rédige un traité intitulé
Liber ad Henricum où il
exalte la souveraineté de
l'empereur. |
|
1095 |
Conrad, le fils d'Henri IV,
rallie le camp adverse.
|
|
27 novembre 1095 |
Urbain II prêche la croisade
à Clermont. |
|
15 juillet 1099 |
Jérusalem est reprise.
Jacques Le Goff écrit : "la
Croisade, si elle montre une
chrétienté enfin sûre
d'elle-même, la montre aussi
devenue allergique à autrui.
Elle ne cherche plus
qu'accessoirement à
convertir, elle massacre".
|
|
1099 |
Pascal II succède à Urbain
II. |
|
août 1106 |
Mort de Henri IV, prisonnier
de son second fils, Henri.
|
|
1106-1125 |
Règne de Henri V. |
|
4 février 1111 |
Accord signé à Sutri sur les
bases duquel les liens
unissant l'épiscopat à
l'empire étaient tranchés,
les évêques abandonnant
biens et droits régaliens
l'empereur n'avait plus de
raison de les investir.
|
|
12 février 1111 |
Protestation des évêques
présent au sacre d'Henri à
la lecture des accords du 4
février. Henri déclare alors
l'accord inapplicable, le
pape refuse de le sacrer.
Sur le champ, le souverain
pontife est arrêté.
|
|
12 avril 1111 |
Capitulation complète du
pontife qui reconnaît
l'investiture laïque et qui
couronne Henri V le
lendemain. |
|
Mars 1112 |
Concile du Latran qui annule
les concessions du pape. On
renie le privilegium que
l'on dénonce comme étant un
pravilegium. |
|
Pâques 1115 |
Henri V est excommunié.
|
|
1116 |
Politique de reconquête de
l'Italie. |
|
1119-1124 |
Pontificat de Calixte II |
|
Novembre 1119 |
Mort de Gélase II à l'abbaye
de Cluny. Il fut le
successeur de Pascal II et
opposé à l'anti-pape
fantoche Grégoire VIII.
Calixte II lui succède. |
|
29 septembre 1121 |
|