Né
à Lyon (Lugdunum), il est empereur romain de 211 à 217, il est le fils de Septime Sévère
(Africain de Lepcis Magna qui avait suivi une carrière sénatoriale
classique avant de revêtir la pourpre en 193). Sa mère, Julia
Domna, était la fille du grand prêtre d’Émèse,
en Syrie.
Son
surnom de Caracalla vient du long manteau gaulois, sorte de
tunique appelée caracalla,
qu'il portait et introduisit dans la mode romaine.
En
196, Clodius Albinus, héritier
désigné avec le titre de César, revêtit la pourpre. Mais trop
tôt pour Septime Sévère qui, en représailles, choisit pour
nouvel associé son propre fils.
Après
son avènement, il assassina son frère,
Publius
Septimius
Geta,
avec qui il partageait le pouvoir, et fit mettre à mort vingt
mille partisans de celui-ci.
Il
augmenta de 50%
les salaires des soldats, salaires qui avaient déjà été
relevés sous le règne précédent; cette mesure nuit gravement
aux finances publiques
. La plus importante
mesure prise sous son règne fut l'édit
de 212 qui conférait les droits
de citoyen romain à tous les hommes libres de l'Empire (à l’exception des «déditices» ; groupe social mal connu).
Les sources sont souvent sévères avec lui (sa
petite taille et sa laideur ; sa débauche, sa forme de
folie, de démesure).
Mais
il est indéniable que le règne de Caracalla fut marqué par la
cruauté, l'extravagance et la traîtrise, en particulier lors
des campagnes militaires contre les Alamans et les peuples de la
Gaule et de la Parthie.
Sous
son règne et sous celui d'Alexandre Sévère
(222/235) furent construits les thermes de
Caracalla à Rome, établissement de bains aux dimensions
grandioses et luxueusement décoré, dont il reste encore des
ruines imposantes.
Grand
bâtisseur, empereur-soldat, despote brutal et dissolu, il fut
assassiné
le 8 avril 217, victime d’un complot
durant une
campagne au Proche-Orient par Macrin,
préfet du prétoire, qui lui succéda.
Il avait régné de 211 à 217.