Issu de la
famille des Brus,
des normands arrivés en Ecosse au XII siècle, Robert
est le petit-fils de son grand-père (ahahah…détendons-nous…)
son grand-père, donc, Robert Bruce
dit le Compétiteur, fut candidat
malheureux au trône d’Ecosse en 1292. En
1296,
lorsque
John
Balliol abdiqua,
Bruce, alors comte de
Carrick se rallie un moment à
l’insurrection de
William
Wallace mais
l’abandonne assez vite. Sa carrière politique commence véritablement
en 1306
lorsqu’il fait assassiner un
autre prétendant à la couronne,
John
Comyn. La famille et les
partisans de ce dernier le pourchassèrent et Robert dut
s’enfuir, mais faisant preuve d’audace Robert se fit
couronner roi la même année à Scone. Mais le nouveau
roi part avec un lourd handicap :
Edouard
Ier le
considère comme un traître et un rebelle. L’armée de Bruce
est faible et il est abandonné par la plupart des aristocrates.
Au cours de l’été il est battu à plusieurs reprises, de
nombreux membres de sa famille et partisans seront exécutés.
Bruce doit fuir en Irlande, il ne reviendra qu’en
1307,
peu après la mort d’Edouard. Bruce remporte alors des
victoires toujours plus importantes et rallie de plus en plus de
partisans.
Il prend Edimbourg en
1313
et l’Eglise écossaise le reconnaît
comme roi légitime. Au seuil de l’année 1314 l’Ecosse est
presque entièrement libérée, les Anglais ne tiennent plus que
Stirling.
Edouard II rassemble
une armée qui rencontre l’armée écossaise près de
Stirling, malgré leur infériorité et grâce au choix du
terrain les Ecossais remportent la victoire ;
Edouard II s’enfuit mais de nombreux seigneurs anglais sont
capturés et exécutés ; le butin de l’armée de Bruce
apporte d’inespérées ressources à l’Ecosse. Mais la
bataille de Bannockburn,
puisque c’est son nom, ne mit pas fin au conflit. En
1322
un raid anglais traverse profondément
la frontière, de leur côté les Ecossais font de fréquentes
intrusions dans le Nord. En 1328,
le traité de Northampton
apporte enfin la paix et reconnaît
Robert Bruce comme roi d’une Écosse indépendante; peu après,
l’excommunication pontificale qui pesait encore sur lui est
levée. Pour s’assurer de l’appui de l’aristocratie Robert
Bruce distribue de nombreuses terres, ses successeurs
regretteront ce geste qui affaiblira durablement la monarchie.
Robert meurt en 1329, peut-être de la lèpre. Un poème,
écrit vers 1375, de John Barbour, Bruce
célèbre le roi tout en respectant l’histoire, mais la légende
s’emparera bien assez tôt du héros de l’indépendance
nationale.