LE RAPPORT BERGIER

La Suisse durant la Seconde Guerre mondiale: Analyse du rapport Bergier et des transactions suisse sur l'or. Nous vous conseillons la lecture du dossier consacré à l'or nazi en guise d'introduction ou de complément au présent dossier.

 

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 Les Accords de Washington

 
 

L'accord de Washington est signé en mai 1946 au bout de deux mois de négociations tendues. La Suisse doit verser 250 millions pour l'or et la moitié de la valeur des biens allemands gelés. Elle ne verse à ce titre que 121 millions de francs en 1952.
Dans une lettre annexée à l'accord, la Suisse s'engage à examiner «avec sympathie» la question des comptes en déshérence des victimes juives des nazis. Cet engagement n'est jamais pleinement appliqué. Les banques réussissent à empêcher toute législation jusqu'en 1962 et retrouvent des fonds au compte-gouttes: 200 000 francs en 1947, 600 000 en 1949, 825 000 en 1956. La loi de 1962 les oblige à identifier les comptes de victimes présumées du nazisme. Elles retrouvent 9,5 millions de francs.

En mars 1946, une délégation suisse atterrit à Washington pour négocier avec les Alliés occidentaux (Américains, Britanniques, Français). Ceux-ci réclament environ un milliard de francs pour l'or que la Banque nationale suisse a acheté à la Reichsbank allemande, et un à deux milliards pour les avoirs allemands en Suisse, dont une mission américaine à Berne a obtenu le gel le 8 mars 1945. 

Des espions américains ont affirmé dès 1944 à leurs supérieurs à Washington que la plus grande partie du butin nazi était écoulé en Suisse ou y transitait.
Le négociateur suisse Walter Stucki ne veut rien céder. Cet or, déclare-t-il, a été acheté légalement et il ne voit aucune raison de livrer les avoirs gelés aux Alliés. 

Mais il faut bien négocier: les Américains ont gelé les avoirs suisses aux Etats-Unis et mis les entreprises suisses qui ont traité avec le Reich sur des listes noires. Les relations avec les Alliés n'ont pas été faciles pendant la guerre. Dès 1940, la Suisse subit des mesures de blocage et de boycott. Elle sert en revanche de base d'espionnage et de puissance protectrice pour les prisonniers de guerre alliés. Elle réussit à fournir du matériel de précision à la Royal Air Force britannique. Elle représente les intérêts de 35 Etats, notamment ceux des Etats-Unis en Allemagne et au Japon. Mais à partir de 1944, les Alliés réclament en vain que la Suisse cesse toute coopération avec le Reich. Ils envisagent des mesures de rétorsion, mais y renoncent.

     

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