Aurélien fut empereur de 270
à 275 ; il rétablit, par ses succès militaires et la
centralisation administrative, l'unité de l'Empire
romain.
Né probablement à Sirmium en
Pannonie, il servit dans l'armée romaine et occupa des postes
militaires de commandement sous les empereurs romains
Valérien
et Claude II.
À la mort de Claude en
270,
Aurélien fut acclamé empereur par l'armée du Rhin, après une
brillante victoire sur les Goths.
Son objectif était de
reconstruire
l'Empire romain,
qui se décomposait depuis la mort de
Sévère
Alexandre
survenue en 235. Il repoussa les
Alamans,
établissant la limite nord-est de l'Empire au Danube. En 270,
l'attaque de Zénobie,
reine de
Palmyre,
entraîna Aurélien vers l'est. Il battit Zénobie en deux
batailles et l'assiégea dans Palmyre, qui capitula en 272. La
reine fut faite prisonnière et la ville rasée. Il dut
également combattre contre
Tetricus,
maître de "l'empire
des Gaules"
mais fut forcé, pour
se libérer du combat contre l'Empire
perse,
d'abandonner
la province de Dacie,
région riche en or conquise par
Trajan,
aux Goths
(275). Le Sénat lui décerna le titre de
Restitutor
Orbis
(«Restaurateur
du monde»).
Ayant rétabli l'unité
politique impériale par les armes, Aurélien voulut également
accomplir l'unité
spirituelle.
Il établit le
monothéisme
solaire, le
Soleil devenant le dieu suprême de l'Empire, et l'empereur
l'incarnation terrestre du dieu. Il fut assassiné par des
officiers lors d'une expédition contre les Perses, alors qu'il
projetait de reconquérir la Mésopotamie.
Le
mur d'Aurélien, qui
fait près de 16 m
de haut, qui entourait la ville de Rome sur 19 km,
fut terminé par l'empereur Marcus Aurelius Probus.