Roi
des
Huns, il tenta de conquérir l’Europe centrale et l'empire
romain d'Orient au Ve siècle, en lançant ses troupes de
cavaliers à l’assaut des places fortes de l’empire romain.
Il réunifia sous son autorité toutes les tribus des Huns.
A
la tête de ses hordes barbares, Attila dévasta un empire
romain déjà décadent. Roi des Huns de 435 à sa mort, il se
retrouva, après la défaite de l'empereur d’Orient Théodose
II, en 447, maître incontesté d’un vaste territoire
qui s'étendait de la mer Morte à la Méditerranée.
En
451, ses armées envahirent la
Gaule, pillèrent Metz, épargnèrent Lutèce
galvanisée par la résistance du peuple sous la houlette de sainte
Geneviève et furent finalement vaincues aux champs
catalauniques près de Troyes, par le général
romain Aetius et le roi wisigoth Théodoric.
A cette époque, les troupes d'Attila comprenaient non seulement
les Huns, mais aussi des Vandales, des Ostrogoths, des Gepidae
et plusieurs tribus franques. Après
s'être replié en Hongrie, Attila fit route vers l'Italie, dévastant
tout sur son passage, de Milan à Padoue, avec une dynamique
guerrière implacable qui lui valut la réputation de fléau
de Dieu. Rome ne fut sauvée que grâce à
l'intervention personnelle du pape Léon
Ier et au paiement d'un immense
tribut, qui le convainquit de se replier sur son royaume
de Pannonie.
Peu
de temps avant de mourir, Attila préparait une nouvelle expédition,
cette fois dans les Balkans. Marié à la princesse burgonde
Ildico, il mourut le soir même de ses noces, emporté
par une hémorragie et l’excès de boisson. Médiocre
administrateur, Attila était avant tout un conquérant.
Faute de successeur réel, le puissant empire hunnique sombra
rapidement après la mort de son chef.