ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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En 225-224, la Confédération achéenne connut des heures très difficiles. Elle subit une série d’échecs face au successeur de Démétrios, Antigone Dôsôn (d’abord régent puis successeur de Démétrios, Philippe V était le fils de Démétrios mais il était encore enfant à la mort de ce dernier). Les Achéens tinrent les Athéniens pour responsables de ces échecs face à la Macédoine.

Un roi lacédémonien, Cléomène III, personnage révolutionnaire qui avait des visées de réformes constitutionnelles au niveau social, était mal vu par les autres cités. Aratos fut battu par ce dernier à Mégalopolis en -227, il fut alors acculé au point de devoir solliciter l’alliance de la Macédoine. Ce fut un véritable retournement de situation. La Macédoine accepta à deux conditions:

1. La Confédération devait rendre Corinthe.

2. Elle devait également laisser la ville de Mégare (Attique de l’Ouest).

Aratos du donc laisser deux avancées importantes. En -224, Athènes fut complètement englobée entre la Macédoine et la Confédération achéenne. Le dernier recours des Athéniens était Ptolémée. La neutralité d’Athènes n’était pas sans danger, pourtant la ville pu maintenir cette politique de -224 à -200. Les frères Eurykleidès et Mykion avaient donc fait le bon choix politique. Pourtant ce quart de siècle ne fut pas pour Athènes une période de tout repos (voir le détail chez Habicht). A partir de -230, on possède à nouveau un fil conducteur dans les sources : Polybe.

L’alliance entre les Macédoniens et les Achéens prit effet pendant la guerre cléoménique (contre Sparte). Les Spartiates perdirent la bataille de Sellasie. Ce fut un échec difficile pour Sparte qui n’avait pas perdu de bataille depuis longtemps. Après cette guerre, la paix ne dura pas car de nouveaux troubles recommencèrent en -220, juste après la mort d’Aratos en -221. Le successeur d’Aratos, Philippe V reprit la guerre avec les Macédoniens et les Achéens contre la Confédération Etolienne. 

L’alliance entre les Etoliens et les Achéens n’avait pas duré (ils s’étaient alliés en -243). Cette guerre dite des Alliés, s’arrêta en -217 (date importante). Philippe V comprit qu’il avait intérêt à arrêter cette guerre car il apprit que les Romains avaient subi une défaite contre Hannibal à Trasimène. En arrêtant la guerre contre les Etoliens, Philippe V pensait profiter de la faiblesse des Romains pour les chasser de leur protectorat d’Illyrie. L’année suivante Philippe V noua une alliance avec Hannibal. Ce coup d’audace lui coûta cher car les Romains ne purent jamais lui pardonner cette alliance: il avait profité de leur faiblesse due à deux défaites: Trasimène et Cannes.

 
 
 
 
 
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