ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Sommaire >>> Histoire de l'Antiquité  >>> L'Athènes hellénistique

 
 

Les Athéniens étaient plus libres qu’avant la guerre de Chrémonidès, puisque même la garnison du Pirée s’en alla. Athènes n’a donc plus de garnison sur son territoire. Cette libération d’Athènes, à laquelle les Achéens et Aratos semblent avoir contribué, devait aboutir dans le plan d’Aratos à l’adhésion d’Athènes dans la Confédération achéenne.

A partir de là se posa une question importante : est-ce que Athènes pouvait rester seule au milieu de ces grandes puissances ? Pour éviter les aventures du passé, la cité fit un trait sur la grande politique et l’hégémonie. Elle décida de rester neutre. Elle le fut jusqu’en -210 sous la conduite de deux frères qui tinrent le pouvoir à Athènes: Eurykleidès et Mykion

Pour Aratos ce fut un échec car il avait prévu l’intégration d’Athènes dans la Confédération. Cela explique la rancœur des Achéens pour Athènes, celle-ci se ressent chez Polybe qui va même jusqu’à parler de stupidité des dirigeants athéniens et cela en s’inspirant des mémoires d’Aratos. Il y a une part indéniable d’exagération de la part de Polybe car la neutralité était un choix qui n’était pas forcément apprécié de tout le monde (pouvait être pris pour de la poltronnerie).

On peut tout de même essayer de comprendre les Athéniens qui avaient pris des coups durant des années au nom de l’hellénisme. Polybe nous dit que les Athéniens s’étaient aplatis devant les rois, surtout Ptolémée III. Il faut savoir qu’en -224 Athènes vota des honneurs à Ptolémée IV ce qui est, selon le professeur Knoepfler, de bonne guerre car ils avaient besoin d’un protecteur. La Macédoine étant leur ancienne tutrice, les Achéens ayant des visées sur Athènes, les Athéniens ayant besoin d’un protecteur ne pouvaient se tourner que vers l’Egypte. En fait ces honneurs n’étaient qu’une manœuvre politique.

 
 
 
 
 
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