ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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En fait, on ne sait pas grand chose car Athènes n’a pas été au centre d’événements importants au cours de cette période. De plus, il nous manque un récit suivi. 

Celui de Polybe ne recommence qu’en -230. C’est ce qu’on appelle le trou historiographique du IIIe siècle. On sait que Phylarque d’Athènes a écrit l’histoire d’Athènes de -272 à -223, mais son oeuvre est malheureusement perdue. On a seulement que de faibles mentions chez certains auteurs et des inscriptions. On ne fait donc pas l’histoire que l’on veut, mais l’histoire que l’on peut. Ce qui est certain c’est qu’Athènes du suivre le roi de Macédoine durant cette période et elle n’avait plus de politique extérieure. Les seuls liens qu’elle entretenait avec l’extérieur étaient culturels (jeux...).

L’armée athénienne continua d’exister, mais seulement pour fournir des contingents à Antigone. On a trouvé des documents conçernant la cavalerie athénienne sous la domination macédonienne. Par rapport à ce qu’elle était durant l’indépendance, elle est considérablement réduite. On passe de 1000 cavaliers à 300 ou 400. La cavalerie était une section réservée aux notables car ils devaient payer eux-mêmes leur cheval. 

A Athènes, on a trouvé des documents dans des puits qui sont de véritables dossiers sur la cavalerie: Ce sont des tablettes de bronze qui datent des années -240 et qui nous montrent le nom des propriétaires de chevaux avec une description des chevaux eux-mêmes (la couleur, leur estimation). Un cheval pouvait aller de 500 à1200 drachmes, on établissait ces tabelles afin que le cheval soit remboursé en cas de mort dans la bataille. C’était une véritable assurance vie du cheval. C’est un témoignage d’une organisation assez poussée de l’armée (ou en tout cas d’une partie de l’armée).

Le seul événement véritablement important dans ces années là (entre -250 et -245) est la révolte d’Alexandre fils de Cratère, neveu du roi Antigone Gonatas. Les Athéniens ne ressentirent pas vraiment les troubles créés par l’événement puisqu’ils étaient sous le bouclier d’Antigone. Alexandre avait des responsabilités importantes en tant que vice-roi des possessions macédoniennes en Grèce (Eubée, Attique et Corniche). Poussé par des ambitions personnelles ou autres (on l’ignore), il fit sécession. Ceci mit Antigone Gonatas dans une position difficile. Alexandre se proclama roi d’un royaume qui comprenait l’Eubée et Corinthe. 

Athènes et d’autres cités auraient pu le suivre dans son “émancipation”, mais elles ne choisirent pas cette voie. D’après des documents trouvés on sait que l’Attique subit de nombreux combats entre les alliés d’Antigone Gonatas et ceux d’Alexandre. Alexandre fut finalement éliminé et Antigone Gonatas pu rétablir son royaume, jusqu’à sa mort en -239.

 
 
 
 
 
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