ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Après une première phase, tout de suite après la guerre (dans les années 256-255) où Athènes était sous l’emprise militaire d’Antigone, vint ensuite une deuxième phase illustrée par un autre texte qui nous vient d’Eusèbe de Césarée, historien du IIIe siècle de notre ère, il écrit : « en 256, le roi rendit la liberté aux Athéniens ». Il faut faire attention de ne pas mal interpréter cette phrase, elle ne veut pas dire qu’Athènes redevînt un état souverain, mais qu’Antigone n’avait plus d’opposition sérieuse à sa tutelle et lâcha du leste de deux manières:

·     Il retira la garnison postée au Museion

·     Il laissa les Athéniens choisir leurs magistrats à partir de cette date.

Dans quelle mesure Antigone choisissait les magistrats dans le régime mis au point par lui-même : Un contrôle assez pesant sans changer les institutions athéniennes

Le contrôle de la magistrature de la part d’Antigone va durer 6 ans. On a des indices qui nous font penser que le roi intervenait dans les collèges (collège des stratèges, des archontes etc.), il obligeait les Athéniens à élire leurs magistrats au lieu de les tirer au sort, ce qui permettait au roi de faire pression sur eux et finalement de les choisir.

Dans les autres cités: On possède un décret de ces années pour la cité d’Erétrie en Eubée où l’on voit qu’un personnage demanda au roi de pouvoir choisir eux-mêmes leurs magistrats. Ce qui prouve qu’Antigone n’a pas sévi qu’à Athènes. Durant cette période toute la construction des institutions athéniennes subsista, il n’y eut donc pas de révolution dans les institutions. Elles furent simplement vidées de leur contenu et Antigone leur redonna une nouvelle vigueur.

Exemple: On aurait pu penser qu’en -262 l’Ephébie (service militaire des jeunes athéniens, crée en -335) serait supprimée. Mais les documents que l’on possède montrent que ce n’a pas été le cas, il y eut seulement un changement. Le nombre des éphèbes passa de 500 par année au IVe siècle à 50 sous la domination d’Antigone, de plus, l’Ephébie ne fut plus obligatoire, seuls quelques fils de notables la suivait encore.

On s’est demandé aussi si Athènes avait continué d’émettre son monnayage durant la mainmise de la Macédoine. La chouette d’Athènes était une monnaie internationale jusqu’au IIIe siècle. Mais comme elle était moins bien représentée au IIIe siècle on a pensé que la cité avait cessé de battre monnaie. Mais les études d’aujourd’hui démontrent qu’il n’y a pas eu d’arrêt dans le battage. Il faut tout de même rappeler que battre monnaie était un droit régalien. Les pièces d’Athènes avaient d’un côté Athéna et de l’autre une chouette. Ces pièces n’étaient pas des chefs d’œuvres d’esthétisme mais étaient très traditionnelles. Cela s’explique par le fait que c’était une monnaie de référence (on ne se souciait pas de la forme et de la beauté). Zénon, le fondateur du stoïcisme aimait comparer les monnaies athéniennes à un discours philosophique, ils avaient tous les deux une valeur intrinsèque, mais pas un splendide aspect extérieur, au contraire de la monnaie d’Alexandre le Grand. Durant cette période, les personnes qui sortirent de l’ombre ne furent pas nombreuses, il faut dire aussi que les sources ne sont pas nombreuses non plus. De plus, le roi ne laissa pas beaucoup de places aux personnages importants d’Athènes, sauf Phaidros, frère de Kallias (qui est mort à l’époque), déjà actif à la fin du IVe siècle. Il fut honoré entre -255 et -250 par un décret important qui montre une figure nostalgique: il parle de ce qui s’est passé avant -262 et ne dit rien de ce qui s’est passé après... car il n’y a rien à dire.

Chrémonidès et son frère se réfugièrent à la cour de Ptolémée. Des documents montrent qu’ils eurent une deuxième carrière sous les règnes de Ptolémée II et Ptolémée III.

 
 
 
 
 
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