ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Histoire de l'Antiquité  >>> L'Athènes hellénistique

 
 

Durant cette période, Athènes chercha à sortir de son isolement et à se prémunir contre certains voisins puissants.

Les relations avec la Macédoine 

Il y avait de la méfiance voire de l’hostilité envers le royaume de Macédoine durant cette période de la part d’Athènes. Depuis -287, date de la libération de la cité, le royaume de Macédoine était en pleine crise politique. Démétrios, affaibli, s’éloigna de la Grèce et entreprit sa dernière campagne contre ses ennemis habituels, Lysimaque et Séleucos. Il finit prisonnier de Séleucos et mourut en -283. Son successeur fut l’un des princes les plus importants de l’époque hellénistique: son fils Antigone Gonatas. En -283, l’année de la mort de Démétrios, Antigone était un roi sans royaume car Démétrios avait été chassé de la Macédoine par Lysimaque. Resté en Grèce, Antigone n’était maître que d’un certain nombre de places : la ville de Corinthe, le Pirée, la ville de Chalcis et la ville de Démétrias (fondation de Démétrios et actuelle ville de Volo). Le royaume des Antigonides n’était donc plus très grand en -283, et ne représentait plus un grand danger pour Athènes, si ce n’est en ce qui concerne le contrôle du Pirée. La situation fragile du royaume de Macédoine favorisait alors la politique athénienne.

Les relations avec les Etoliens           

Toujours dans l’optique d’avoir des contacts extérieurs, les Athéniens s’approchèrent de la Confédération étolienne, traditionnellement ennemie de la monarchie de Macédoine depuis Alexandre le Grand. Les Athéniens se rapprochèrent donc des Étoliens pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons religieuses. Les Étoliens étaient les maîtres du sanctuaire de Delphes (ville importante pour tout le monde grec à cause de son oracle) et il fallait être en de bons termes avec les Étoliens pour pouvoir consulter l’oracle.

Les relations avec les Lagides

On entend par Lagides, les Ptolémées d’Egypte. L’Egypte était une alliée d’Athènes, surtout grâce à Kallias, un Athénien qui a joué un rôle important dans la politique de la cité. Kallias a bénéficié de l’appui de Ptolémée I lors de la libération d’Athènes. En -282 il fut aux premières loges lors des Ptolémaia, concours organisés par Ptolémée Il pour célébrer religieusement son père Ptolémée I, fondateur de la dynastie, à titre posthume. Ces concours manifestèrent la puissance et la richesse de cette dynastie qui détenait le royaume hellénistique le plus important. Les Ptolémaia se déroulaient à Alexandrie et tous les représentants du monde grec y étaient invités. Cette fête très luxueuse était un concours panhellénique du plus haut niveau. En Grèce, il n’en existait que quatre dont les plus importants étaient les Olympia et les Pythia (à Delphes). Ces concours internationaux avaient lieu tous les 4 ans, cet intervalle montre qu’ils étaient très importants. Ptolémée réussit à faire instituer des jeux aussi importants que ces quatre concours. Ce qui montre la puissance de ce roi hellénistique. Cette innovation fut imitée souvent au IIIe siècle. A partir de -282, il y eut une augmentation des concours panhelléniques sur le modèle des Ptolémaia. Les Athéniens ne manquèrent pas ce rendez-vous, ils envoyèrent des theores (personnes envoyées aux jeux) et Kallias comme archithéore. Il y avait une relation étroite entre les Athéniens et les Ptolémées par Kallias qui, bien que citoyen athénien, était toujours officier de Ptolémée. Kallias fut même honoré par les Athéniens. Le fait qu’Athènes ait honoré volontiers un officier de Ptolémée témoigne de la bonne relation qu’il existait entre les deux puissances.

La réorganisation intérieure d’Athènes.

En parallèle à ces relations avec l’extérieur, la préoccupation de reconquérir les territoires perdus subsistait pour Athènes (Forteresses autour du territoire et le Pirée). Progressivement Athènes rétablit l’essentiel de sa souveraineté avec l’aide de ses alliés. Il subsistait également le souci de rétablir le bon fonctionnement de ses institutions, de sa situation financière et de ses fêtes religieuses. Ce n’est qu’en -282 que les Athéniens purent fêter à nouveau les Panathénées, fête nationale en l’honneur d’Athéna. Pour ce faire les Athéniens durent demander à Ptolémée les objets du culte qui avaient été détruits par l’occupation macédonienne.

Note: Mort de Ptolémée I en -283, fondateur de la dynastie des Lagides. Son fils Ptolémée II lui succède. Une de ses premières mesures sera de diviniser son père défunt, ainsi que son épouse (morte en -279). Il instituera en leur honneur les Ptolémaia sur le modèle des Jeux olympiques une manière de consolider la dynastie familiale et de proposer un nouveau culte à ses sujets grecs

Note: -274, La « première » Guerre syrienne, première d’une série de six, éclate. Elle oppose la monarchie séleucide à la royauté lagide. Elle est mal connue et l’issue en est douteuse; elle semble se solder par un triomphe du roi lagide

 
 
 
 
 
Copyright © Yannick RUB