ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Sommaire >>> Histoire de l'Antiquité  >>> L'Athènes hellénistique

L'année 323: La mort d'Alexandre provoque la guerre
 
 

Athènes constitua une grande ligue d’alliés, cependant à l’intérieur de la ville il n’y avait pas que des partisans de la révolte. Cette prise de parti dépendait souvent du statut social des athéniens: la classe possédante était pour la collaboration avec la Macédoine, alors que la classe populaire était pour la guerre. Athènes se décida finalement pour la guerre. On demanda à Léosthénès de diriger les opérations militaires. A Athènes s’ajouta une coalition des villes du Péloponnèse (sauf Corinthe où une garnison macédonienne était postée) et des villes du nord et du centre de la Grèce. Par exemple les Etoliens qui étaient des montagnards et les Thessaliens qui possédaient la meilleure cavalerie de l’époque. Ces villes se constituèrent en ligue qui possédait un conseil commun : le Synédrion : conseil de la Symmachie (institution militaire).

Résumé des opérations

Léosthénès parvint à traverser la Béotie (alliée de la Macédoine) et à faire la jonction avec les Étoliens et les Thessaliens. Il gagna là un point stratégique qui se trouvait entre la Grèce et la Macédoine. Antipater (macédonien) se trouva enfermé avec ses troupes à Lamia dès l’automne -323. Cet événement donna lieu à la guerre Lamiaque comme on l’appelle aujourd’hui. Les documents contemporains l’appelaient guerre hellénistique. Cette appellation montre que l’on parlait d’une guerre de tous les Grecs contre la Macédoine et ses alliés. On se remémorait également ainsi la victoire sur les Perses qui avait eu lieu 150 ans plus tôt après les guerres médiques. Dès lors deux armées macédoniennes venues d’orient arrivèrent ainsi que Cratère et Léonatos deux personnages importants proches d’Alexandre. Léonatos arriva le premier devant Lamia, il fut tué durant la bataille, mais ses troupes réussirent à faire la jonction avec celles d’Antipater.

Pendant l’hiver 323-322, Léosthénès fut tué dans une escarmouche à Lamia, ce fut un coup dur pour Athènes. Durant le même hiver, il se passa un événement symbolique: L’épitaphos d’Hypéride (discours prononcé chaque année, dédié aux morts pour la patrie et fait pour galvaniser le peuple). Ce discours nous est conservé sur un papyrus d’Egypte.

Au printemps -322, Antipater réussit à rompre le siège de Lamia, échappa à la coalition et regagna la Macédoine. Les opérations s’étendirent au domaine maritime, Athènes lança toute sa flotte (la plus grande force maritime de l’époque) dans la région des détroits. Mais la cité grecque fut repoussée des Dardanelles et les troupes durent se réfugier à Samos.

Durant l’été -322, deux flottes macédoniennes prirent celles d’Athènes en tenaille à Morgos, une des îles des Cyclades. Ce fut un désastre pour Athènes. En août, Athènes du subir une autre défaite à Crannon. Elle marqua la fin de l’insurrection et Athènes perdit la guerre définitivement. Les Macédoniens gagnèrent cette guerre grâce au fait que leurs troupes étaient les meilleures et que Crater ait réussit à rejoindre Antipater.

Les conditions imposées à Athènes par la Macédoine après la défaite.

Les Macédoniens voulurent une capitulation sans conditions, car les Athéniens avaient exigé une capitulation sans conditions à Lamia. Antipater nia l’existence même de la coalition et traita avec chaque puissance séparément (L’Etolie résista encore un peu). Les négociations eurent lieu en Thessalie. Athènes y envoya Phocion car il était bien vu par le gouvernement macédonien. Démade et Xénokratès (un philosophe étranger de l’école de Platon) furent également envoyés pour plaider la cause d’Athènes. On peut se demander pourquoi un philosophe se trouvait aux côtés de politiciens. Les Athéniens pensaient qu’il inspirerait la justice, ce fait montre l’importance de la philosophie dans l’Antiquité. Lors des négociations, on évita le pire, mais les conditions de paix furent tout de même très dures:

1- Une garnison macédonienne fut installée en Attique, plus exactement au Pirée (le port d’Athènes). Cette présence empêcha la ville d’avoir tout contact avec l’extérieur.

2- La Macédoine exigea qu’on livre les responsables de l’insurrection : Démosthène, Hypéride et Eucratès. A l’annonce de cette exigence les trois hommes fuirent mais furent bientôt rattrapés. Ils furent exécutés ou poussés au suicide (Démosthène meurt en 322; L’adversaire de toujours des Macédoniens n’aura survécu qu’une année à Alexandre. Il laisse derrière lui une oeuvre oratoire considérable, véritable chronique des années de crise qu’a connues sa cité. Un homme, une cité, une cause, une voix ainsi peut se résumer cette carrière passionnée d’un citoyen hors du commun, acteur et témoin de son temps. ).

3- Le régime démocratique d’Athènes est modifié ; le régime censitaire est institué. L’accès au droit civique se fit donc en fonction de la fortune. Sur 21'000 citoyens de plein droit, seul 10'000 gardèrent leurs droits après la réforme.

4- Athènes est privée des territoires d’Oropos et de Samos.  

Le coût de la défaite fut pour le moins très lourd.

 
 
 
 
 
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