ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Athènes et la domination de la Macédoine (323-307): Introduction
 
 

Introduction

En 324 av. J-C prit fin l’époque de Lycurgue (avec sa mort) à Athènes. Cette date est un tournant, car une crise commence à poindre. A l’extérieur de la cité grecque, l’édit d’Alexandre provoqua le retour des exilés ce qui impliqua pour Athènes l’abandon de l’île de Samos et de nombreux troubles politiques. Nous possédons un document qui présente un des aspects de la crise extérieure d’Athènes, il s’agit du décret d’Antiléon de Chalcis: Dès 324, Athènes essaya de sortir de sa solitude, elle se tourna alors vers une puissance un peu excentrique: l’Etolie (se trouvait dans la partie nord occidentale de la Grèce). Les Étoliens avaient, eux aussi, expulsé les habitants d’une cité, celle d’Oiniadai, et ils ne voulaient pas non plus se plier à l’édit d’Alexandre.

A l’intérieur de la cité, -324 fut la date du début d’une crise qui toucha la classe politique athénienne après la mort de Lycurgue. Il s’agit de l’affaire d’Harpale que nous avons déjà en partie esquissée. Harpale était un des généraux d’Alexandre qui avait puisé dans les caisses de l’empire sans en demander la permission. A Athènes même plusieurs hommes politiques étaient soupçonnés d’avoir contribuer au vol d’Harpale. Parmi eux étaient accusés Démosthène et Démade, les deux furent condamnés. Démosthène parvint à s’échapper d’Athènes et à se réfugier dans une île. Il ne pu pas vraiment compter sur un appui intérieur puisqu’il fut accusé par ses «amis» anti-macédoniens d’avoir été trop conciliant avec le pouvoir d’Alexandre.

Léosthènes, de son côté, réussit à faire passer en Grèce une bonne partie des mercenaires d’Alexandre qui étaient de retour avec lui et ceci grâce à l’argent d’Harpale et à l’aide d’Athènes. La situation était pour le moins tendue et ceci de par plusieurs facteurs:

1.   L’édit d’Alexandre et ses conséquences pour Athènes et les cités grecques.

2.   Le trésor d’Harpale qui pourrait servir à la lutte contre la Macédoine.

3.   La Grèce détient une force militaire mobile utilisable (les mercenaires).

Au printemps -323, la guerre pointe à l’horizon. En juin -323, Alexandre meurt sans laisser d’héritier direct assez âgé ou en bonne santé (sa femme est enceinte et il a un frère retardé mental, Philippe Arrhidée).

Dès que la nouvelle de la mort du roi arriva à Athènes et dans les cités grecques, on décida que c’était le moment de secouer la tutelle macédonienne. Sparte resta à l’écart de ce soulèvement. Les spartiates s’étaient révoltés en -331 (révolte d’Agis) et étaient encore affaiblis par la punition qu’on leur avait infligée. D’autres cités restèrent du côté de la Macédoine, par exemple les cités de la Béotie. Ces cités, comme Plabées et Thespies, avaient profité de la domination des Macédoniens. C’était des villes asservies par Thèbes, ville qui avait été détruite par la Macédoine, on s'en souvient. La destruction de Thèbes leur avait été favorable, car elles avaient bénéficié des «restes » de la cité.

 
 
 
 
 
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