Introduction
En
324 av. J-C prit fin l’époque de Lycurgue (avec sa mort) à
Athènes. Cette date est un tournant, car une crise commence à
poindre.
A
l’extérieur de la cité grecque, l’édit
d’Alexandre
provoqua le retour des exilés ce qui impliqua pour Athènes
l’abandon de l’île de Samos et de nombreux troubles
politiques.
Nous possédons un document qui présente
un des aspects de la crise extérieure d’Athènes, il s’agit
du décret d’Antiléon de Chalcis:
Dès
324, Athènes essaya de sortir de sa solitude, elle se tourna
alors vers une puissance un peu excentrique: l’Etolie (se
trouvait dans la partie nord occidentale de la Grèce). Les Étoliens
avaient, eux aussi, expulsé les habitants d’une cité, celle
d’Oiniadai, et ils ne voulaient pas non plus se plier à l’édit
d’Alexandre.
A
l’intérieur de la cité, -324 fut la date du début d’une
crise qui toucha la classe politique athénienne après la mort
de Lycurgue. Il s’agit de l’affaire
d’Harpale que nous avons
déjà en partie esquissée. Harpale était un des généraux
d’Alexandre qui avait puisé dans les caisses de l’empire
sans en demander la permission. A Athènes même plusieurs
hommes politiques étaient soupçonnés d’avoir contribuer au
vol d’Harpale. Parmi eux étaient accusés
Démosthène
et
Démade,
les deux furent condamnés. Démosthène parvint à s’échapper
d’Athènes et à se réfugier dans une île. Il ne pu pas
vraiment compter sur un appui intérieur puisqu’il fut accusé
par ses «amis» anti-macédoniens d’avoir été trop
conciliant avec le pouvoir d’Alexandre.
Léosthènes,
de son côté, réussit à faire passer en Grèce une bonne
partie des mercenaires
d’Alexandre qui étaient de retour avec lui et
ceci grâce à l’argent d’Harpale et à l’aide d’Athènes.
La situation était pour le moins tendue et ceci de par plusieurs
facteurs:
1.
L’édit d’Alexandre et ses conséquences pour Athènes et les cités grecques.
2. Le trésor d’Harpale
qui pourrait servir à la lutte contre la Macédoine.
3. La Grèce détient
une force militaire mobile utilisable (les mercenaires).
Au
printemps -323, la guerre pointe à l’horizon. En juin -323, Alexandre meurt
sans laisser d’héritier direct assez âgé ou en bonne santé (sa femme est
enceinte et il a un frère retardé mental, Philippe
Arrhidée).
Dès
que la nouvelle de la mort du roi arriva à Athènes et dans les
cités grecques, on décida que c’était le moment de
secouer
la tutelle macédonienne. Sparte resta à l’écart de
ce soulèvement. Les spartiates s’étaient révoltés en -331 (révolte
d’Agis) et étaient encore
affaiblis par la punition qu’on leur avait infligée. D’autres
cités restèrent du côté de la Macédoine, par exemple les cités
de la Béotie. Ces cités, comme Plabées et Thespies, avaient
profité de la domination des Macédoniens. C’était des villes
asservies par Thèbes, ville qui avait été détruite par la Macédoine,
on s'en souvient. La destruction de Thèbes leur avait été
favorable, car elles avaient bénéficié des «restes » de la
cité.