ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Histoire de l'Antiquité  >>> L'Athènes hellénistique

 
 

Durant l’hiver 336-335, Alexandre du se rendre chez les Tribales (au Nord). En -335, Alexandre entreprend sa première campagne militaire, Il veut rétablir l’ordre dans les Balkans et punir les Triballes qui se sont soulevés en -339. Il est naturellement victorieux et renforce le pouvoir macédonien dans la région du bas Danube. Il protège durablement le monde grec des invasions barbares. Au printemps -335, on racontait qu’Alexandre s’était fait tuer à la guerre et qu’il était sans héritier. Les Thébains se révoltent alors contre la Macédoine, à Athènes les sympathies sont vives pour ce mouvement insurrectionnel, l'appui est moral mais des envois d'armes ont également lieu, par contre aucun contingent n'est détaché pour soutenir les Thébains. N’oublions pas qu’Athènes avait été moins malmené par les Macédoniens que ne l’avaient été les Thébains. Mais peu après l'insurrection le démenti de la mort d'Alexandre parvient aux cités grecques, la consternation est totale. Dès -335 Alexandre se porte en Grèce et assiège Thèbes qui est alors dans une situation très complexes puisqu'elle a affaire aux troupes qui l'assiègent et à la garnison qui est en ses murs. La ville cède aux Macédoniens après quelques semaines de combats.

Prise et destruction de Thèbes

Le sort de Thèbes fut alors des plus cruel, cette cruauté fut ressentie comme telle dans l'antiquité entière. Alexandre prit la décision, après avoir consulté les membres de la Ligue (membres qui acceptèrent la punition de Thèbes; les voisins directs de la cité acceptèrent, eux qui étaient les anciens membres de la Ligue de Thèbes et qui furent longtemps soumis aux thébains trouvaient là l'occasion de prendre leur revanche), de raser la ville et de réduire sa population en esclavage. Beaucoup de thébains se réfugièrent à Athènes et même en Perse. Thèbes est alors effacée de la carte de la Grèce politique…Cet épisode provoqua la panique à Athènes, certes, les Athéniens n’avaient pas vraiment aidé les Thébains, mais ils étaient prêts à le faire, ils étaient d’une certaine manière complices, au moins moralement. La crainte de la réaction macédonienne était donc justifiée. Durant l’automne -335, les Athéniens reçurent la nouvelle de la prise de Thèbes par les Thébains rescapés. Athènes décida de se mettre à l’abri derrière ses murailles au cas où Alexandre essayerait de prendre la ville. Démade proposa d’envoyer 10 ambassadeurs auprès d’Alexandre, il en faisait partie. Les exigences d’Alexandre furent assez importantes, il exigea notamment la tête des responsables de l’appui aux thébains, c’est-à-dire les anti-macédoniens, Démosthène, Lycurgue et Hypéride. Certains pensaient que ce sacrifice devait se faire, mais l’esprit de résistance restait vivace. Une nouvelle ambassade fut envoyée pour trouver un nouveau compromis. Alexandre se contenta, sur les conseils de Démade, de la tête de Chairidémos. Ce dernier fuit la Grèce et s’engagea chez le roi des Perses, Darius III. 

Alexandre reprend la politique de son père : la conquête de l’empire perse

La préoccupation principale d’Alexandre fut de suivre le projet de son père en s’emparant d’une partie de l’empire perse ; pour satisfaire cette exigence il du quitter la Grèce et la laisser sans surveillance. Pour assurer la tranquillité de la région deux choix s’offraient à lui : Détruire Athènes ou l’empêcher d’avoir l’occasion de se révolter. Détruire Athènes n’était pas envisageable, elle était la seule puissance maritime et le Macédonien en avait besoin. Athènes était donc une puissante alliée en mer Egée face aux Perses. De plus, pour mettre la main sur l’empire perse Alexandre avait besoin d’une légitimation. Alexandre se déclara alors vengeur d’Athènes et déclara attaquer les Perses pour effacer les exactions perses contre Athènes durant les guerres médiques. Dans ce cadre on comprend mieux pourquoi la destruction de Thèbes était acceptable : les Thébains étaient aux côtés des perses durant les guerres médiques. Au printemps -333, Alexandre débarque avec une armée de 40' 000 hommes prés de l’emplacement présumé de Troie, où la tradition veut qu’il ait déposé une couronne sur la tombe d’Achille. Puis, c’est le premier affrontement avec les Perses, au bord du Granique; Alexandre en sort victorieux. Il mène ensuite diverses opérations en Lydie et en Phrygie : les cités l’accueillent le plus souvent sans combattre.

Anecdote: En -333, sur l’acropole de Gordion, Alexandre découvre un char dont le joug est fixé par un noeud inextricable. Celui qui parviendra à le défaire sera le maître de l’Asie. Bien des candidats s’y sont essayé en vain... Alexandre le tranche d’un coup d’épée. Et, dans la nuit qui suit, tonnerre et éclairs vont confirmer la prédiction.

Démade obtient le territoire d’Oropos

A la fin -335, la paix était assurée entre Athènes et la Macédoine. Démade fit énormément pour assurer les bonnes relations entre les deux cités, il obtint également la rétrocession du territoire d’Oropos. C’est bien à partir de -335 que l’on peut attester la prise de possession du territoire par Athènes. Démade, au sortir de ce tour de force politique reçut des honneurs extraordinaires. Il avait réussit là où les généraux avaient échoué. Bien qu’il ne fut qu’un civil et un orateur, Démade avait réalisé la conquête d’un territoire. Il reçut une statue sur l’Agora, il reçut la garantie d’être nourri à vie par le prytanée et il pouvait siéger au théâtre pour toutes les représentations (prodérie).

 
 
 
 
 
Copyright © Yannick RUB