ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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L’assassinat de Philippe n’a pas été causé par la politique internationale, il est, en fait, le résultat d’une sombre affaire de clan autour du roi. La mort du roi n’aura pas d’effets immédiats sur Athènes et les cités grecques. Certains ont cependant formulé le vœu secret de la fin de la dictature macédonienne. Le fils de Philippe, le jeune Alexandre est dans une situation difficile quant à l'héritage qui lui parvient. 

Les mouvements séditieux sont autant internes qu'externes (Athènes, tribus limitrophes agitées…). Athènes se met immédiatement en contact avec Thèbes  (ce qui prouve en partie que le don d’Oropos n’avait pas encore eu lieu), ces derniers vont se soulever en -336 contre la macédoine avec l'appui d'Athènes. Mais Alexandre va alors venir en Grèce dès -336 et va manifester sa volonté de continuer l'œuvre de son père. Le calme revient, mais les choses vont évoluer entre -336 et -335, en effet Alexandre est appelé loin de son royaume pour combattre contre des tribus Thraces (les Tribales). Le bruit court alors qu'Alexandre est mort au combat, la joie explose dans les cités grecques et on ne voit pas qui pourrait succéder à Alexandre qui est alors trop jeune pour avoir une descendance.

En résumé: Philippe de Macédoine se préoccupe de sa succession. Alexandre est son héritier tout désigné, vu que son second fils, Arrhidaeus, souffre d’épilepsie. Mais il juge plus prudent d’avoir un troisième fils et épouse pour cela, en -337, une femme de la noblesse macédonienne, Cléopâtre. Ce mariage crée des remous à la cour. Toujours est-il qu’il meurt peu après, assassiné pour d’obscurs motifs personnels par un certain Pausanias. Alexandre sera son successeur.

 
 
 
 
 
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