Né à Rome, il alla parfaire son éducation quelque temps en
Grèce. Entre -58 et -56, il servit comme officier de cavalerie
durant les campagnes romaines en Palestine et en Égypte et, de
-54 à -50, en Gaule sous
Jules César
qui se l’attache comme questeur en -53. Il est ensuite, toujours
avec l’appui de César,
augure et tribun de la plèbe.
Marc Antoine, toujours prêt à
prendre de téméraires résolutions, n’est sans doute pas
totalement étranger à la décision de César de franchir le
Rubicon. Il
fut nommé commandant en chef de César en Italie
et élimina les partisans de
Pompée
à
Pharsale
en
-48
(il contrôlait l’aile droite de l’armée). Maître de cavalerie,
premier lieutenant de César, il se comporte à Rome comme un
véritable dictateur en second et il est récompensé de ses
services par le consulat en -44, l’année même de la mort de
César. A
la cérémonie funèbre, il tiendra un discours qui appelle à
la vengeance, en même temps qu’il brandit la tunique
ensanglantée de César.
Un
rival
apparut toutefois en la personne de Caius Octavius (Octave),
qui était le petit-neveu de César et son héritier désigné. Celui-ci
le fait déclarer ennemi public par le Sénat et le défait à
la bataille de Modène
en avril -43 ; Une autre armée commandée par Lépide
s’apprête à donner le coup de grâce aux partisans de Marc
Antoine. Mais, comprenant tous les trois qu’ils ne peuvent espérer
un jour proche s’éliminer les uns les autres, Octave,
Antoine et Lépide concluent en
-43 une alliance, appelée second triumvirat.
Le sénat confia alors
l'administration de l'Empire au second triumvirat formé ; ce
second triumvirat marqua
la fin de la République romaine.
Leurs
ennemis respectifs sont proscrits et
Cicéron,
auteur des Philippiques ,
pamphlets virulents contre Marc Antoine, tombe lui aussi victime
des assassins.
En 42 av. J.-C.,
à Philippes,
le triumvirat écrase les forces de deux des assassins de César,
Marcus
Junius Brutus
et Cassius,
qui voulaient restaurer la République romaine. Antoine fut mis à la tête de
l'Orient, où il se fixa après ses victoires sur les républicains
en 42.
La
même année, Marc Antoine ordonna à la reine d'Égypte
Cléopâtre
de le rencontrer dans la ville de Tarse, en Cilicie (aujourd'hui
en Turquie) et d'expliquer son refus d'aider le triumvirat dans
la guerre civile. Au lieu de punir Cléopâtre, Marc Antoine
en tomba amoureux
et retourna avec elle en Égypte en 41 av. J.-C.
Une rivalité éclata entre les
trois hommes, qui renouvelèrent cependant leur accord en 40 (paix
de Brindes). Marc-Antoine
tenta de cimenter ses relations avec Octave
en épousant la sœur de ce dernier, Octavie.
Marc Antoine retourna néanmoins bientôt en Égypte et reprit
sa vie avec
Cléopâtre.
Octave profita de cette occasion pour susciter
l'indignation du peuple romain envers Marc Antoine. Lorsqu'en
36 av. J.-C.,
Marc Antoine fut battu lors d'une expédition militaire contre
les Parthes,
la
désapprobation populaire envers sa conduite grandit à Rome.
En 34 av. J.-C.,
il déclara Césarion
(le fils que Cléopâtre prétendait avoir eu avec
Jules
César)
héritier
de César au lieu d'Octave et partagea l'Orient entre Cléopâtre
et leurs enfants.
Une guerre inévitable s'ensuivit.
Octave
évinça Lépide,
puis déclara la guerre à la reine d'Égypte Cléopâtre VII,
qu'Antoine avait épousé en -36.
Après sa défaite à la bataille navale d'Actium
et la capitulation de ses légions en -31, assiégé
par les troupes d'Octave à Alexandrie et trompé par un faux
rapport relatant le suicide de Cléopâtre, Marc Antoine se jeta
sur son glaive.