Antigonos
Monophthalmos (Antigone le Cyclope,
ou le Borgne) participe aux campagnes de
Philippe
II et à celles d'Alexandre.
A la mort du conquérant, il reçoit la Lycie et la Phrygie dont
il était déjà gouverneur. Il entre en conflit avec le régent
Perdiccas
pour s’être dispensé d’aider
Eumène
de Cardia à se rendre maître de sa satrapie
Il
tenta de reconstituer à son profit l'unité de l'empire. Avec son
fils,
Démétrios
Poliorcète il participa dans un premier temps à
la coalition des diadoques contre Perdiccas en -321. Antigonos est
chargé, lors du partage de Triparadeisos,
de la guerre contre Eumène, qui avait pris le parti de Perdiccas,
et reçoit des pouvoirs très étendus sur l’Asie; Il attaqua et
fit périr Eumène.
En
316, malgré la coalition des diadoques, il étendit son autorité
sur l'Asie Mineure, la Syrie et la plus grande partie de la
Grèce. Il se posa alors en champion de
l'indépendance des cités, mais loin d'un idéal ce n’était
qu’une machine de guerre contre ses ennemis. Le but
d’Antigonos est la Macédoine, dont la possession légitimerait
ses prétentions
Forcé
d'accepter un nouveau partage de l'empire en 311 après la
défaite de son fils à Gaza (-312),
il reprit bientôt la lutte à la fois contre
Séleucos
en Asie, contre
Ptolémée
en Syrie et contre
Cassandre
en mer Égée. En -307, il prit le titre
de roi d'Asie. Mais bientôt la coalition des diadoques
se mit à marquer des points : en -305 l'expédition d'Antigone en
Égypte se solde par un échec, Antigone est aussi menacé par les
armées de
Lysimaque
en Asie. Antigone sera vaincu et tué à la
bataille d'Ipsos, en Phrygie.
Il
fut certainement le plus grand homme de guerre de cette époque et
fut en tout cas le dernier représentant de l'idée impériale
alexandrine.