LE TROISIÈME REICH

On entend par IIIe Reich la période de l’histoire de l’Allemagne qui s’étend du 30 janvier 1933 au 8 mai 1945.  L’expression elle-même, adoptée et imposée par les nationaux-socialistes, reprend le titre d’un ouvrage d’Arthur Moeller van den Bruck: Das Dritte Reich, paru en 1923. Pour cet auteur, le Ier Reich était le Saint Empire romain germanique, le IIe Reich, celui de Bismarck et de Guillaume II (1871-1918), le troisième devant se substituer à la république de Weimar dont il espérait la fin prochaine.  Pour les historiens, le IIIe Reich est synonyme de régime hitlérien, ou régime national-socialiste.

 

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Les résistances
 
 

Parce qu’elle n’a pas abouti à renverser le régime hitlérien, on a tendance à sous-estimer l’importance de la résistance sous le IIIe Reich, à moins qu’on ne la réduise à quelques actions montées en épingle.

En réalité, la première résistance et la plus constante a été celle des forces de gauche et singulièrement des communistes. Ce sont surtout ces antifascistes qui éditaient des tracts, ralentissaient ou sabotaient la production de guerre, organisaient des mouvements de grève, facilitaient l’évasion des prisonniers ou avaient des contacts avec les déportés du travail. Ce sont eux qui fournissent aussi, jusqu’en 1944, le gros des victimes; ont été pendus ou fusillés pour opposition au IIIe Reich: 1 146 Allemands en 1941, 3 393 en 1942, 5 684 en 1943 et 5 764 en 1944.

La résistance des Églises n’est venue qu’après. Bien au contraire, le IIIe Reich a bénéficié au début d’un préjugé favorable, voire du soutien actif des organisations religieuses, et le Vatican a été la première puissance à entrer en pourparlers avec le régime national-socialiste (signature d’un concordat en juillet 1933).

Avec la guerre, devant les tentatives du pouvoir national-socialiste pour créer une Église protestante «allemande» et pour trancher les liens unissant les catholiques allemands à Rome, des protestations se firent jour dans les rangs des chrétiens. Quelques ecclésiastiques dénoncèrent courageusement les mesures d’euthanasie et les procédés d’extermination des Juifs. De nombreux pasteurs et des prêtres catholiques furent envoyés en camp de concentration. Il n’est cependant pas exact de parler de résistance organisée de la part des Églises.

 
 
 

Bibliographie

Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 
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