LE TROISIÈME REICH

On entend par IIIe Reich la période de l’histoire de l’Allemagne qui s’étend du 30 janvier 1933 au 8 mai 1945.  L’expression elle-même, adoptée et imposée par les nationaux-socialistes, reprend le titre d’un ouvrage d’Arthur Moeller van den Bruck: Das Dritte Reich, paru en 1923. Pour cet auteur, le Ier Reich était le Saint Empire romain germanique, le IIe Reich, celui de Bismarck et de Guillaume II (1871-1918), le troisième devant se substituer à la république de Weimar dont il espérait la fin prochaine.  Pour les historiens, le IIIe Reich est synonyme de régime hitlérien, ou régime national-socialiste.

 

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La fin du IIIe Reich
 
 

L’Allemagne envahie, cependant que les villes du Reich étaient soumises par l’aviation anglo-américaine à des bombardements destructeurs, les chefs du IIIe Reich n’en continuèrent pas moins la lutte, rêvant de contre-offensives victorieuses ou d’armes miracles, espérant jusqu’au bout susciter la discorde entre les Alliés et demandant à la population de nouveaux sacrifices, mobilisant, dans les derniers mois, jusqu’aux adolescents de quinze ans dans le Volkssturm.

Le 30 avril 1945, dans le Bunker  de la chancellerie à Berlin, Hitler se donna la mort, bientôt imité par Goebbels; le Führer avait confié le pouvoir à l’amiral Karl Dönitz qui, espérant encore négocier séparément avec les Anglo-Américains, composa un gouvernement d’où étaient exclus les dirigeants nazis, et se résigna à capituler le 4 mai.

Les principaux responsables nationaux-socialistes – quand ils n’avaient pas péri ou disparu – ont été jugés après la guerre par le tribunal international de Nuremberg. Un certain nombre d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés, d’autres se virent infliger des peines d’emprisonnement, quelques-uns furent acquittés. Ont été jugés également, mais par un tribunal exclusivement américain, quelques industriels (Krupp, Flick). Parfois condamnés, ils ont été libérés au bout de peu de temps et ont repris leur place à la tête de leurs entreprises, ou Konzern .

Dans sa grande majorité, le peuple allemand avait accepté jusqu’au bout un régime qui lui avait apporté quelques maigres profits et beaucoup de souffrances. Goebbels avait réussi à persuader un grand nombre d’Allemands qu’ils étaient – volens nolens –  solidaires du régime et de ses actes, et que la seule alternative était la victoire ou la disparition de l’Allemagne.

 
 
 

Bibliographie

Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 
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