Les puissances de
l’Entente s’étaient
opposées, après 1918, au rattachement de l’Autriche à
l’Allemagne. Dès son arrivée au pouvoir,
Hitler
songea à réaliser l’opération.
Comme l’Italie et
les puissances occidentales adoptèrent une attitude sans équivoque,
une première tentative des nationaux-socialistes autrichiens de
s’emparer du pouvoir échoua en juillet
1934, et n’aboutit qu’à l’assassinat du chancelier
Dollfuss. En juillet 1936,
Allemagne et Autriche signèrent un traité de
non-ingérence que les fascistes allemands n’étaient
nullement décidés à respecter. L’amélioration des
relations germano-italiennes créa une situation nouvelle dans
le bassin danubien où Hitler avait désormais
les mains libres.
Convoqués en
Allemagne, à l’Obersalzberg , en février 1938,
le chancelier Schuschnigg se
vit imposer un véritable diktat et
capitula. Comme il faisait mine de résister une fois
rentré à Vienne, les troupes allemandes envahirent
l’Autriche dans la nuit du 11 au
12 mars. Le 13, Hitler proclamait l’annexion
de l’Autriche. La France et l’Angleterre se bornèrent
à une protestation verbale.