ATRIUM - L'Âge Classique (1453-1789)

Retraçons ici trois siècles particulièrement riches pour l'histoire de l'humanité. Nous étudierons les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles au travers de divers dossiers et de simples pages s'attachant aux aspects politiques, militaires, sociaux, culturels...

 

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Introduction
 
 

C'est à l'aube du XIVème siècle que les Ottomans, venus des confins de l'Anatolie, firent irruption dans l'Histoire et que débuta leur extraordinaire épopée. Ils n'étaient alors qu'un obscur émirat turkmène aux frontières des mondes byzantin et islamique. Ils créèrent un Empire qui anéantit Byzance et prit sa relève. Les Ottomans régnèrent six siècles, étendirent leur domination sur trois continents et firent trembler l'Europe.

Les Turcs étaient originaires de l'Asie centrale. Ils avaient fondé un premier empire, celui des Seljoukides, qui fut détruit en 1292 par les Mongols de Gengis Khan. L'une des tribus turques, les Ottomans se déplacèrent alors vers l'ouest, occupant la Bithynie et Brousse en 1325. Les Ottomans sont issus d'une tribu turque d'Asie centrale appartenant à la branche Oghuz.

Durant le XIVème siècle, ils se rendirent progressivement maîtres d'une grande partie de l'Asie Mineure, de plusieurs îles grecques puis, ils attaquèrent les peuples slaves des Balkans et les soumirent, ils s'emparèrent notamment de la Thrace : l'Empire byzantin fut dès lors réduit à un petit territoire autour de Constantinople, qui devait résister 90 ans encore à la pression quasi incessante des Turcs.

Nous le constatons, l’Empire ottoman fut édifié lentement, au début du XIVe siècle, sur les ruines de l’État seldjoukide d’Anatolie, puis, au XVe siècle, sur celles de l’Empire byzantin, l’État ottoman, après la prise de Constantinople (29 mai 1453), est devenu l’une des puissances majeures de l’Europe et du Proche-Orient. Bien administré, doté d’une armée solide, il a constitué au XVIe siècle et pendant une partie du XVIIe une menace sérieuse et constante pour les puissances européennes. Maître de la Méditerranée, de l’Afrique du Nord, de l’Europe balkanique, des pays du Proche-Orient et des rives de la mer Noire, il est le dernier des grands empires du Vieux Monde et peut être considéré comme le successeur des empires romain, byzantin et arabe. Sa domination politique, plus libérale et plus tolérante qu’on ne l’a dit, s’accompagne d’une floraison intellectuelle, et artistique, qui vaut au règne de Soliman le Magnifique une réputation justifiée.

Faute d’avoir voulu ou d’avoir su s’adapter aux conditions nouvelles de l’économie européenne, et plus spécialement de l’industrie, entouré de voisins, la Russie en particulier, jaloux de sa puissance, l’Empire ottoman a connu à partir du XVIIIe siècle des revers qui l’ont amené à subir la loi de l’Occident sur le plan économique puis sur le plan politique. La «question d’Orient», au XIXe siècle, a essentiellement consisté dans la recherche, par quelques États européens, du démembrement de l’Empire et dans le partage de ses dépouilles. Cette entreprise a réussi presque totalement. Cependant, grâce à Mustafa Kemal, le territoire anatolien a pu être préservé et la création de la Turquie nouvelle, en 1923, a marqué du même coup la fin de l’Empire ottoman.

 
 
 

Bibliographie

- Dictionnaire historique, Dominique Vallaud, Fayard, 1995.

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

- Nicolas Chalmin, Textes sur l'Empire ottoman

- Encyclopédie Hachette, éd.2001

 
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