ATRIUM - Histoire du Moyen Âge

Le moyen age est la période comprise entre l'Antiquité et l'Age classique, c'est-à-dire allant de la chute de l'Empire romain (en 476) à la chute de l'Empire Byzantin (en 1453). C'est l'humaniste Giovanni Andrea qui utilisa pour la première fois le terme de "Moyen age" en 1469. Mais ce n'est qu'au cours du XVIIe siècle que le mot devint d'usage courant. Il était alors utilisé dans un sens dépréciatif et désignait le millénaire séparant la disparition de la culture antique et la Renaissance.

 

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La lutte à l'Est
 
 

A l'époque où Othon affermissait sa puissance à l'intérieur du royaume par la réforme que nous venons d'expliquer, il parvint aussi à écarter définitivement les Hongrois qui le menaçaient de l'extérieur. En effet, lorsqu'en 955, les Hongrois envahirent de nouveau l'Allemagne avec des forces considérables, Othon marcha à leur rencontre, à la tête de l’armée allemande. Les Hongrois assiégèrent longtemps Augsbourg qui fut vaillamment défendue par l'évêque Ulrich. Au sud de la ville, dans la plaine du Lech, ils furent complètement défaits. A partir de cet événement, ils renoncèrent à leurs expéditions pillardes; ils devinrent sédentaires et chrétiens.

A cette même époque, signe certain de l'affermissement de son pouvoir, Othon réalisa de remarquables progrès du côté des Slaves. Il assujettit à nouveau la Bohême en contraignant Boleslav, le rebelle, l'ennemi des Allemands, qui avait assassiné son frère Wenzel le Saint, à lui rendre hommage. Deux seigneurs saxons, Hermann Billung et surtout Géro, guerrier sans scrupule, entreprirent la lutte contre les Slaves au-delà de l'Elbe et de la Saale, si bien que, parmi eux également, la civilisation allemande et le christianisme purent s'introduire peu à peu. Châteaux-forts et évêchés furent érigés dans la contrée habitée par les Slaves, et de nombreux Allemands se mêlèrent à ce peuple disséminé. La fondation dans les années soixante, conformément au vécu d'Othon, de l'archevêché de Magdebourg, fut d'une grande importance pour les pays de l'est, car il eut, dans sa dépendance, tous les nombreux évêchés qu'on établit par la suite dans ces contrées. Magdebourg devint ainsi le point de départ de la mission chrétienne et de la civilisation occidentale vers les vastes contrées de l'est.

Toutefois, ces heureux événements ont des côtés très sombres, car la conquête spirituelle des peuples slaves est étroitement liée aux conquêtes guerrières. Le missionnaire devait servir l'Etat; le plus souvent, les prêtres marchaient derrière l’armée allemande. Les Slaves firent rarement l'expérience de la charité et de la bienveillance. Il est donc compréhensible qu'ils se soient souvent révoltés non seulement contre le pouvoir civil, mais aussi contre l'Eglise, le christianisme n'étant pour eux que la religion de leurs oppresseurs. Les choses allèrent mieux cependant quand des missionnaires animés d'idéal vinrent à eux, tels saint Adalbert, Bruno de Querfurt et d'autres qui unissaient la charité et la bienveillance au zèle qu'inspire la foi.

 
 
 

Bibliographie

E-Th. Rimli, coll. Histoire universelle illustrée Editions Stauffacher S.A

 
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